Le PSG demande que Seger joue la finale

Le Paris Saint-Germain a demandé à l’UEFA d’annuler la suspension à l’encontre de Caroline Seger pour la finale de Ligue des Champions suite à son carton jaune reçu en demi-finale retour face à Wolfsburg.

 

 

 

 

 

 

Cette semaine, Caroline Seger sera bien à l’entraînement à Bougival (Yvelines). Mais la milieu de terrain du Paris Saint-Germain aura probablement la tête ailleurs. A cette 70e minute de jeu face à Wolfsburg en demi-finale retour de Ligue des Champions. Cet instant où le règlement de l’UEFA l’a privée d’une finale rêvée après un tacle sur Popp.

Sa faute ? Avoir reçu deux cartons jaunes au cours de la compétition. Le premier à Gerland face à l’Olympique Lyonnais lors du huitième de finale retour (0-1) en novembre 2014, et le second donc face à Wolfsburg lors de la demi-finale retour sur son premier tacle de la partie. A la sortie de cette demi-finale à Charléty, la Suédoise enrageait : « cela a été mon seul tacle du match, cette règle est absurde ».

La règle ? Le règlement UEFA sanctionne automatiquement d’un match de suspension toute joueuse ayant reçu deux cartons jaunes lors de deux matches différents pendant la même édition d’une LDC. Selon le PSG, cette règle est inéquitable puisque dans les compétitions masculines, un joueur est suspendu à partir du moment où il récolte trois avertissements au cours de la compétition.

 

« Elle ne méritait pas ça »

Au-delà de la sanction à proprement parler, à 30 ans, Caroline Seger n’aura plus beaucoup d’occasions de disputer une finale européenne avec son club. D’où ce sentiment de frustration. « C’est vraiment injuste ce qui arrive à Caroline car s’il y en a bien une qui ne méritait pas de rater cette finale c’est bien elle », avait réagi Sabrina Delannoy en zone mixte. Sans oublier que la saison passée, Seger avait perdu la finale face à Wolfsburg avec son ancien club Tyresö (3-4).
Pour l’instant, le Paris Saint-Germain est donc privé d’une de ses pièces maîtresses, sa tour de contrôle au milieu de terrain. Le club a donc demandé à l’UEFA de « faire un geste fort pour marquer sa volonté de respecter la parité homme/femmes en levant cette sanction injuste ». Ce cri à l’injustice sera-t-il entendu dans la tour d’ivoire de Bâle ?