Le Japon définitivement… impérial.

Cette nuit avait lieu la finale de la Coupe du Monde U17 entre deux équipes que tout le monde attendait à ce niveau. Et sans surprise, le Japon s’est imposé après avoir dominé la compétition de toute sa classe.

 

 

 

 

 

Sacre annoncé

 

 « Ces Petites Nadeshiko ont du génie dans les pieds et dans les têtes, les Espagnoles n’ont que du talent », par gromit sur le forum Foot d’Elles. Parfait résumé d’une finale et d’une compétition que les Japonaises ont dominé de bout en bout. Sans coup férir, les Japonaises ont gagné match après match sans jamais être inquiétées, et c’est sur une victoire finale reflétant leur premier match de la compétition que les Petites Nadeshiko ont pu soulever le trophée tant convoité, et succéder ainsi à la France sacrée en Azerbaïdjan en 2012.

 

Comme en phase de poule, deux buts ont suffi au Japon pour battre l’Espagne. Un dès la cinquième minute, Nishida profitant d’une frappe de Mastubara repoussée sur sa transversale par Elena De Toro et lui retombant dans les pieds pour mettre la balle au fond des filets. Le second à la 78e par l’entrante Kono – autrement très remuante et dangereuse sur le front de l’attaque – parfaitement décalée par Kobayashi. Entre ces deux buts, une longue suite de situations dangereuses pour les Petites Nadeshiko qui pourront regretter – ou pas – leur maladresse et les arrêts décisifs de la gardienne espagnole.

 

 

Une victoire éclatante

 

Difficile de trouver de nouveaux adjectifs pour décrire la victoire finale du Japon dans le tournoi,  tellement l’équipe a fait preuve d’une maturité, d’une solidarité et d’une maîtrise absolument phénoménales. C’est un collectif fait d’individualités au potentiel extraordinaire. Toutes les joueuses du groupe ont joué, même les deux gardiennes remplaçantes, et jamais le niveau de l’équipe ne s’en est ressenti. Et pourtant, le groupe possède des joueuses de très grand talent, dont l’absence aurait pu nuire aux performances de l’équipe. Que nenni !

 

Le Japon en quelques chiffres, voilà ce que ça donne : 135 tirs, dont 81 cadrés. 23 buts marqués (meilleure attaque) par douze joueuses différentes, dont 5 pour la capitaine Sugita, troisième au classement des buteuses. 1 seul but encaissé (meilleure défense), sur une tête de Deyna Castellanos en 1/2 à la fin du temps additionnel…

 

Le Japon a d’ailleurs raflé toutes les récompenses, à l’exception de celle de la meilleure buteuse, partagée par le duo d’attaquantes vénezuéliennes Garcia et Castellanos, Sugita ne terminant « qu’à la troisième place ». Pour se consoler néanmoins, elle remporte le titre de meilleure joueuse du tournoi, Hasegawa terminant à la deuxième place. Le titre de la meilleure gardienne revient à Matsumoto, ce qui n’est pas forcément mérité au vu du peu de travail qu’elle a eu à faire, alors que des gardiennes comme Durante (Italie) ou De Toro (Espagne) ont prouvé maintes fois qu’elles faisaient partie du gratin de cette génération. Enfin, dernière récompense, celle du fair-play qui revient également au Japon, encore une fois exemplaire à ce niveau-là malgré les cartons obtenus en finale.

 

 

 

 

Une Espagne impuissante

 

Battue par le Japon en phase de poule, l’Espagne espérait prendre sa revanche pour soulever le premier trophée de son histoire. Malheureusement, et malgré toutes les qualités et les joueuses de talent que l’équipe possède, ce Japon-là était injouable et l’Espagne s’est montrée encore une fois impuissante et peut remercier sa gardienne pour ses arrêts décisifs. On retiendra tout de même quelques joueuses qui devraient avoir un bel avenir en senior, à commencer par le métronome du milieu Pilar Garrote, dont l’absence en 1/2 contre l’Italie avait été remarquée, ou la prometteuse attaquante Nahikari Garcia, auteure de 5 buts et 2 passes décisives dans le tournoi.

 

Le résumé du match

 

 

 

Crédits photos: captures d’écran Eurosport.