Le Bihan : « Continuer de passer des caps »

Face à l’Albanie (victoire 6-0), Clarisse Le Bihan a inscrit ses deux premiers buts avec l’équipe de France féminine. Avec six sélections au compteur, l’attaquante de Guingamp raconte ce grand moment de joie personnelle et cette étape de plus dans sa progression au sein de la maison bleue.

 

 

 

Quelle sensation a dominé lorsque vous avez inscrit vos deux premiers buts en équipe de France face à l’Albanie vendredi soir ?

C.L.B : « Cela a été une grande joie, sur le coup je n’ai pas trop réalisé. C’est arrivé assez vite car je ne suis rentrée que quelques minutes auparavant (une minute exactement avant son premier but).

 
Racontez-nous vos deux buts.

– Le premier c’est une tête, et je n’en marque pas souvent ! Je ne me pose même pas la question sur le centre de Laure Boulleau et je vois la balle qui va au fond des filets. J’ai eu du mal à réaliser et j’étais vraiment très contente. Le deuxième c’est un petit cafouillage, j’ai frappé et c’est passé sous la gardienne.

 
Ces deux réalisations, c’est une nouvelle étape dans votre progression ?

– J’avais envie de continuer à progresser et passer des caps et cela passe par être efficace devant le but. C’est mon rôle et je suis contente de l’avoir fait. Je n’ai pas perdu la confiance malgré ma situation en club. Le travaille paie. J’essaie de faire le maximum et Philippe (Bergerôo) me fait confiance, et cela me fait du bien. J’esssaie de lui rendre à chaque fois que je rentre sur le terrain. Après ces deux buts, il faut les relativiser car c’était l’Albanie.

Cela vous permet d’être plus en confiance au sein du groupe France ?

– Au niveau personnel, je me sens beaucoup mieux. Au tout début, quand j’arrivais à l’entrainement je me sentais énervée. J’avais l’impression d’être nulle, à la ramasse. Je sens que j’ai apprivoisé le jeu. Car quand on débute en équipe de France, il faut s’adapter à l’intensité physique et technique. J’ai progressé au niveau de l’exposivité et de la vitesse. Et je suis plus en confiance, et plus sereine sur le terrain.

 

 

Comment avez-vous vécu cette période de disette devant le but ?

– Sur le terrain, j’ai quand même tenté et cela va, cela vient. Il faut savoir accepter ce genre de situation. J’ai continué d’apporter le maximum à l’équipe et d’être un peu plus dans la construction. J’espère que la confiance va se transposer en club (Clarisse Le Bihan n’a inscrit qu’un seul but cette saison en championnat avec Guingamp).

De qui vous inspirez-vous pour progresser devant le but ?

– A l’entraînement, je me nourris de ce que je vois. Ici, en équipe de France, j’ai des bons exemples. A chaque rassemblement, ou le week-end quand je joue contre des grandes équipes, je m’inspire de tout ce que je vois. Mais c’est vrai qu’Eugénie m’a beucoup inspirée quand j’étais dans les catégories de jeunes, Gaêtane (Thiney) également.

Dans quels secteurs devez-vous progresser pour atteindre un jour la barre des 50 buts en équipe de France à l’instar d’Eugénie Le Sommer ?

– Au niveau de mon placement sur le terrain, j’ai tendance à ne pas toujours être présente dans la surface alors que c’est là que je devrais être. Et dans ma vitesse d’enchainement je pense. Autrement je me sens bien au niveau de la finition. J’ai encore pleins d’axes sur lesquels je peux progresser. »

 

 

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