La Women Five Ligue : premier championnat de foot à 5

Ce mercredi soir, un centre football à 5, « Le Five Paris » lance le premier championnat de foot à 5 féminin en France. Parmi les six prétendantes au titre, les Cacahuètes Sluts.

 

 

 

 

 

 

 

Il y a trois ans lorsqu’elles n’étaient que cinq à participer à leur premier entrainement, Fatima Rouina ne s’imaginait pas participer aujourd’hui au premier championnat de foot à 5 en France. Pourtant, son équipe, les « Cacahuètes Sluts », va tenter à partir de ce mercredi soir de laisser son nom sur l’histoire de la première compétition du genre.

 

Une compétition inédite

Les six équipes se rencontreront dans une formule de matches aller-retour tous les mercredis soirs à partir de 21h jusqu’au 16 décembre. Cette ligue répond à une demande de plus en plus présente d’une communauté parisienne de foot féminin. « Aujourd’hui, de nombreuses citadines veulent jouer au football mais c’est parfois compliqué de trouver une équipe. Il faut qu’elles se rencontrent pour créer une vraie communauté », avance Fatima Rouina, créatrice des Cacahuètes Sluts. « On avait des joueuses qui jouaient en mixte, mais qui avaient du mal à trouver des équipes féminines. Cela s’est développé et cela permet aujourd’hui la création de cette ligue », confie Laurent, responsable des ligues du Five de Paris.

 

« Ce qui attire, c’est que ce n’est pas un club »

Les Cacahuètes Sluts en sont l’illustration parfaite. « J’étais joueuse dans un club, et c’était devenu compliqué pour moi de cumuler la vie quotidienne et les études avec les entraînements et le match le week-end. J’ai arrêté le football à l’âge de 20 ans. Quelques temps plus tard, je me suis alors lancé un défi avec la création de cette équipe », se souvient Fatima Rouina. Au premier entraînement, elles ne sont que cinq. « La première fois, c’était un peu catastrophique. On s’est dit qu’on avait joué comme des cacahuètes.» Les « Cacahuètes Sluts » sont nées. Désormais, dix-huit cacahuètes s’entraînent toutes les semaines (le jeudi soir) sur un terrain municipal parisien. « Ce qui attire les filles, c’est que ce n’est pas un club. L’équipe est composée de nombreuses anciennes joueuses de club ou de filles dont les parents ne voulaient pas entendre parler de football ». L’effet boule de neige de la Ligue commence déjà à produire ses effets. Deux équipes ont déjà pris des renseignements pour être de la partie lors d’une deuxième édition. On peut juste regretter le manque de communication autour de l’événement. En attendant, Fatima, Raphaëlle et leurs coéquipières sont prêtes à décrocher ce premier trophée de Foot à 5.

 

 

Crédit photo : Sarah Bastin