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Euro 2017 : Les tops et les flops de la médiatisation


Publié le 31 août 2017 | Euro 2017
Par Fabienne Broucaret pour Foot d'Elles


Euro 2017 : Les tops et les flops de la médiatisation

Si le Championnat d'Europe féminin a battu des records d’audience à l’étranger, la contre-performance des Bleues n’a pas permis d’atteindre des sommets en France. La visibilité de ce 12ème Euro s’est estompée dans les médias français au fil des jours, la finale passant quasi inaperçue... Retour sur le traitement médiatique de cette compétition majeure.


 

 

LES TOPS

 

Des records d’audience

L'édition 2017 a été la plus suivie de l'histoire, surpassant celle de 2013 de plus de 50 millions de téléspectateurs (165 millions, contre 116). La finale a été diffusée dans plus de 80 pays et a été le programme sportif le plus suivi de l'année aux Pays-Bas avec une moyenne de 4,1 millions de téléspectateurs (83 % de part de marché !).

 

Autre performance télévisuelle : le quart de finale Allemagne - Danemark a été regardé par 5,9 millions de personnes sur ZDF (39 % de part d'audience), soit plus que pour le Grand Prix de F1 en Hongrie sur la chaîne allemande RTL. Ces très bonnes audiences sont à mettre en parallèle avec l’affluence dans les stades. Là encore, record battu avec 240 045 spectateurs, contre 216 888 en 2013. Trois des six matches présentant les meilleures affluences de l'histoire de la compétition se sont déroulés en 2017. Encore mieux : les Pays-Bas sont le premier pays hôte de l'Euro féminin à jouer tous ses matches à guichets fermés !

 


Un dispositif télé sans précédent en France

Du début à la fin de la compétition, France télévisions a joué le jeu : documentaire inédit « Les Bleues avec un e » sur l’histoire de l’équipe de France féminine de football, diffusion des matches en intégralité et en direct, relais des rencontres dans les JT, reportages, prises d’antenne avant les matchs, équipe mixte de journalistes et consultantes sur place (Fabien Lévèque, Kader Boudaoud, Claude Eymard, Louisa Necib, Marinette Pichon)…

 

Verdict ? « Sur les quatre matches de l'équipe de France diffusés sur nos chaînes, trois ont gagné la bataille du prime time », rappelle fièrement Laurent-Eric Le Lay, le Directeur des Sports de France Télévisions, aux Echos. Les Bleues ont réuni en moyenne 3,4 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience moyenne de 17,3 %. Leur dernier match, perdu face à l'Angleterre, a attiré 3,7 millions de téléspectateurs, soit 18% de part d'audience, dimanche 30 juillet, en fin d'après-midi. L’équipe de France féminine de rugby a pris le relais en août en assurant, elle aussi, de bonnes audiences tout au long de sa Coupe du monde. En attendant les rencontres de l'équipe de France féminine de handball, diffusés sur TF1 à l'occasion des Championnats du monde prévus en Allemagne, en décembre prochain. Mais seulement à partir des quarts de finale… et à condition que les Bleues parviennent à ce stade de la compétition !

 

La ferveur 2.0

Les visites sur la rubrique dédiée à l’Euro féminin du site de l’UEFA et sur la nouvelle appli du football féminin ont dépassé les 4 millions, contre 1,5 million en 2013. UEFA.com a ainsi plus que doublé son nombre de vues de 2013 et ce, avant même la finale. A noter que tous les matches diffusés sur France Télévisions l’ont aussi été sur la plateforme francetvsport et sont restés disponibles pendant sept jours sur france.tv. Les articles en ligne (Le Point, Le Monde, La Croix, Eurosport, Ouest-France, L’Equipe, Le Soir, France Info, Le Huffingtin Post, Midi Libre, Le Télégramme…) ont également été très nombreux en provenance de sources variées, avec des pics lors des matchs des Bleues.

 

Le boom des réseaux sociaux

Les plateformes de réseaux sociaux du tournoi ont généré plus de 550 000 interactions et, avec #WEURO2017, plus de 4,4 millions de vues des vidéos sur les comptes Facebook et Instagram. La campagne Together #WePlayStrong a occasionné plus de 82 000 interactions sur Facebook, Instagram et Twitter. Au total, on a compté plus de 20 millions d'interactions sur les réseaux sociaux pendant la compétition. Les soutiens de Bleues ont été particulièrement actifs, des supporters aux personnalités politiques et sportives, en passant par les marques partenaires, les relais n’ont pas manqué ! Tout comme les live-tweets des matchs, notamment via les rédactions numériques des médias et la FFF.

 

Des Bleues attendues

Le début de la compétition promettait une belle couverture médiatique aux Bleues. Laura Georges, Wendie Renard et Amandine Henry ont ainsi fait la Une de L’Equipe magazine le 15 juillet dernier. A l’intérieur, un entretien de huit pages, illustrés, entre autres, par des photographies inédites du brillant Mamedy Doucara. Ce n’était pas une première : Laure Boulleau avait également fait, en mai 2015, la une du magazine sportif, quelques jours avant la Coupe du monde féminine.

 

Le quotidien L’Equipe a ensuite pris le relais en publiant régulièrement des articles sur l’équipe de France, jour de match ou pas (double page le 16 et le 18 juillet, une page le 17 juillet et le 19 juillet, etc.). Mais la fréquence et la taille des publications ont progressivement baissé face au manque de bons résultats des Bleues…

 

LES FLOPS

 

Un suivi en demi-teinte dans la presse écrite

L’Euro féminin a brillé par son absence dans les quotidiens nationaux généralistes (au mieux quelques lignes à l’occasion des matchs des Bleues) ou encore dans les magazines féminins. Une seule brève sur les Bleues dans le Elle daté du 28 juillet (voir ci-dessous), rien dans Grazia et Marie Claire.

 

L’équipe de France féminine semble ainsi naviguer entre deux eaux : les joueuses sont sorties de l’ombre (exit les articles du genre « Les filles aussi jouent au football ! »), mais ne brillent pas encore assez pour susciter l’engouement et l’enthousiasme de manière continue dans les médias. Un titre, ou au moins une médaille, dans une compétition majeure permettrait sûrement de changer la donne. La performance est ainsi encore exigée pour que l’on parle d’elles, contrairement aux garçons qui sont médiatisés, peu importe leurs résultats.

 

Carton rouge enfin pour la presse spécialisée : France Football (version papier) n’a pas relayé l’Euro féminin, alors que Midi Olympique a désormais pris l’habitude de mettre en avant les Bleues du rugby (appel en une et quatre pages dédiées au lancement de la Coupe du monde cet été). Pour la petite histoire, l’hebdomadaire du ballon rond n’a pas mis les footballeuses en couvertur pendant l’Euro, mais les « influentes femmes de footeux »… Tout un symbole.

 

Quant à L’Equipe, si le suivi à l’intérieur du journal était bien là (souvent après l’actualité masculine du football avant même la reprise de la Ligue 1), l’Euro n’a été que très peu mis en avant en Une ce qui a quelque peu exaspéré les internautes sur les réseaux sociaux.

 

 

Une finale passée au second plan en France

Une fois la France éliminée, l’Euro a disparu des journaux, même pour la finale ! Aucune mention (pas même une brève !) dans Aujourd’hui en France, Le Figaro ou encore Libération, le jour du match ou le lendemain. Il faut dire que l’actualité sportive était alors dominée par le transfert de Neymar du Barça au PSG, les Championnats du monde d’athlétisme marqués par la retraite d’Usan Bolt, le titre suprême du nageur Camille Lacourt…

 

Seul le quotidien L’Equipe a évoqué la victoire (4-2) des Pays-Bas en finale de l'Euro féminin contre le Danemark, dans un court article en page 15. Un match qui n'a pas non plus réussi à mobiliser les foules à la télévision, n’attirant que 1,2 million de téléspectateurs sur France 2 le dimanche 6 août en fin d'après-midi, soit à peine 12% de part d'audience.

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