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Le débrief' des consultants après France-Angleterre : « Ne pas se décourager »


Publié le 31 juillet 2017 | Euro 2017
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Le débrief' des consultants après France-Angleterre : « Ne pas se décourager »

L’équipe de France a été brutalement sortie de l’Euro dimanche soir par l’Angleterre (1-0), au terme d’un match serré. Jean-Louis Saez, entraîneur de l’équipe féminine de Montpellier, et Adrien Paget, président du club de foot fauteuil à Grenoble, décryptent la dernière rencontre des Bleues dans cette édition 2017.


 

 

 

Nos consultants


La sortie de route de nos Bleues à l’Euro sera analysée par deux membres de l’encadrement de leurs clubs respectifs. Le premier se nomme Adrien Paget, président du Grenoble Foot Fauteuil Electrique. Un club associatif lancé en Isère, dans la première ville française (et deuxième à l'échelle européenne) en termes d’aménagements en faveur des personnes à mobilité réduite. C'est en mai 2014 que le projet a pu voir le jour. Membre actif d'un collectif dont il est le président, Adrien Paget est également gardien du club évoluant en D3. Passionné par le football, ce sportif apprécie le beau jeu.

 

Une philosophie qu’essaye de développer au jour le jour l’entraîneur du MHSC féminin, Jean-Louis Saez. Ancien joueur pailladin dans les années 80, le Sudiste est arrivé à la tête de l’équipe féminine en 2013, réussissant saisons après saisons en D1 féminine, décrochant l’année passée la deuxième place du championnat de France, qui octroie à son équipe le droit de disputer la Ligue des Champions dès le prochain exercice. L’ancien coach d’Arles-Avignon (chez les garçons) et l’homme aux multiples casquettes sont nos deux consultants pour débriefer un quart de finale relevé mais malheureux pour les Bleues.

 

La France a été sortie de l’Euro au terme de ce quart de finale perdu (1-0) face à l’Angleterre. Trouvez-vous l’élimination justifiée ?

 

Jean-Louis Saez : << Je ne trouve pas, le score aurait pu etre inversé. C’était un match assez équilibré avec peu de tirs cadrés de chaque côté. Ce n'était pas une grosse rencontre en termes d’occasions de but, fermée, et cela s’est joué sur une attaque rapide bien négociée par l’Angleterre. Je pense qu’on aurait pu ouvrir le score, on a haussé notre niveau de jeu pour rejoindre celui de l’Angleterre. C’est dommage.

 

Adrien Paget : Pour moi cette élimination est justifiée. On a manqué d’efficacité devant le but, comme lors des matches de poule où nous avions beaucoup d’occasions sans toutefois arriver à les convertir. Les Françaises ont aussi eu trop de pression, ça se ressentait dans leur jeu. A la fin des 90 minutes, lorsque j’ai vu qu'il restait six minutes d’arrêts de jeu, j’y croyais encore mais on a vu que c’était impossible pour elles de remonter, alors qu’avec l’élimination de la Suède et de l’Allemagne, la France avait un boulevard...

 


Au-delà de ça, comment avez-vous trouvé la rencontre ?

 

J. S : C'était un match plaisant, par rapport aux autres rencontres du premier tour qui étaient un peu plus dur à regarder ! Là on a senti que ça pouvait basculer d’un côté comme de l'autre, et malheureusement c’est tombé du mauvais côté… J’ai trouvé que l’Angleterre, qu’on annonçait comme un ogre, n’était pas si impressionnante que ça, on n’avait pas à rougir de nos Bleues, et il ne fallait pas en avoir peur. L’Angleterre n’a rien démontré mis à part ses points forts, c’est-à-dire l’agressivité, la récupération du ballon, la projection vers l'avant et les coups de pieds arrêtés. Après on voulait une qualification de la France donc on est forcément un peu déçus. Dans l’opposition de style, on aurait pu avoir une équipe de France au jeu un peu plus posé, face à une équipe d’Angleterre qui possède un jeu basé sur la rapidité. La confiance qu’on n’a pas pu emmagasiner sur nos matches de poule nous a peut-être desservis.

 

A. P : On a bien joué par intermittence mais ça manquait de rythme. Il y en avait plus que lors du reste de cet Euro, mais ce n’était pas suffisant. J’ai aussi bien aimé l’ambiance du stade de Deventer. Comparé aux premiers matches ça montait crescendo et là il y avait beaucoup de supporters français, même s’il reste du travail à faire par rapport aux matches masculins. Ça reste important. Ce qui m’a déplu c’est qu’on n’a pas réussi à réagir, et surtout, à gagner ! Concernant l’Angleterre, elles ont joué en contres, ce qui n'était pas génial, mais j’ai adoré leur but avec cette récupération du ballon très haute, une accélération rapide dans la moitié de terrain française… Je trouvais ça très bien organisé et construit. Enfin, sans l’accabler non plus, je pense que Sarah Bouhaddi peut mieux faire. Elle est sur le ballon, et elle aurait pu faire basculer la rencontre.

 

Quelle analyse faites-vous du début de match des deux équipes ? Etait-ce payant selon vous ?

 

J. S : Pour moi le début de match se joue sur des détails, comme sur cette action où Diani part seule dans le dos de la défense et se fait rattraper. On aurait dû mettre un but lorsqu’on a su destabiliser cette défense, c’est là qu’il faut être hyper-efficace. L’entame a été bonne, les Anglaises avaient décidé de faire tourner au match précédent, ce qui est bien si on veut aller au bout mais risqué. Du coup elles ont manqué de rythme dans le début de match et on a pris l’ascendant. C’est juste dommage de ne pas en avoir profité. Après, le match s’est équilibré et on a moins bien fini le premier acte. Et puis quand on prend le but, elles ont reculé, on sentait une équipe qui avait peur de gagner. Malheureusement il y a toujours un pied ou une main dans la surface de réparation qui contrariait nos intentions. Sur la physionomie du match, on perd en se disant que c’est un tour qu’on aurait pu passer. Je pense que l’entame a été bonne, après on a jamais été un rouleau compresseur, c’est ce qui nous a manqués durant l'Euro, il aurait fallu qu’on assume plus de prendre le jeu en main, tout le monde n’était pas au niveau techniquement. Est-ce que c’est dû à la fatigue des joueuses ? A la crainte ? Quand on a ce niveau, avoir la maîtrise par séquence, ça peut passer. Comme le niveau se resserre, il faut le faire sur 90 minutes si on veut avoir plus d’ambition.

 

A. P : On a mis une bonne pression à l’Angleterre lors des 20 premières minutes, et après on s’est essoufflés, on a raté des occasions, notamment sur coup-franc. Les Anglaises ont vu qu’on baissait le pied, et elles se sont dit qu’elles allaient nous attendre en contre avant d’en profiter pour marquer. Peut-être qu’au niveau des changements, Olivier Echouafni aurait dû en profiter pour également changer le système de jeu. Ce n’est jamais facile mais il y avait la place de faire mieux. Surtout qu’il y a peut-être eu un surplus de confiance. Il est arrivé la même chose au GFFE en D3 cette saison, on savait qu’on était qualifiés lors d’un de nos derniers matchs et du coup on a laissé filé la rencontre. Là c’était l’inverse, comme elles savaient que les deux gros favoris, l’Allemagne et la Suède, étaient éliminés, elles se sont dit inconsciemment qu’elles y étaient. On aurait joué en même temps, je ne suis pas persuadé que l’histoire aurait été la même.

 


Quel a été le fait marquant de ce quart de finale ?

 

J. S : C’est l’incapacité de la France à marquer un but. Tant qu’on ne marque pas on est à la merci de l’adversaire. Je pense que les filles avaient conscience que l’Angleterre pouvait nous faire mal sur les contres, en revanche, la France aurait pu hausser son niveau de jeu en terme de maîtrise collective. A l’image de ce qu’a dit le sélectionneur, Olivier Echouafni, on a trop de déchets, l’équipe doute et se précipite vers l’avant au lieu de se concentrer dans l’anticipation et la construction du jeu. Je pensais que le fait d’avoir réussi à égaliser face à la Suisse pour finalement se qualifier aurait amené une prise de conscience. Après quand on arrive à la fin d’une longue saison, à l’image des Allemandes, que vous avez beaucoup de matches dans les jambes, parfois les meilleures ne répondent pas toujours présentes. L’usure de la saison a peut-être fait que tout le monde n’était pas à son meilleur niveau, et cette incapacité à marquer va résumer à nouveau l’Euro pour cette équipe de France. Je pense aussi que les filles ont été surprises du niveau de leurs adversaires. Il faut s’attendre désormais à ce que les adversaires aient plus de répondant. L’Autriche, encore quelques années en arrière on les battaient 4-0 ou 5-0, tandis que là, on sent que le niveau monte.

 

A. P : Pour moi ça restera les larmes de Camille Abily à la fin du match. On sentait qu’elle en avait gros sur la patate, et d’ailleurs à la fin, après son intervention sur France 3, elle a demandé à reprendre l’antenne pour demander aux supporters et aux médias de suivre le foot féminin, puisqu’il va continuer à grandir. On sentait qu’elle était investie, et le fait qu’elle adresse ce message n’était pas anodin.

 

Quelles joueuses (des deux équipes) vous ont impressionné sur ce match ?

 

A. P : Du côté des Anglaises, je dirai Fran Kirby, qui a fait un très bon match et initie l’action de but. Sur ce fait de jeu, elle réalise un mouvement parfait. En face, j’ai bien aimé Le Sommer, elle était remuante, combative… Camille Abily a aussi essayé de faire la différence, notamment sur coup de pied arrêté où elle plaçait le ballon dans les zones dangereuses. Après je vais me répéter, mais le point noir de cette soirée restera l’arrêt manqué de Sarah Bouhaddi, la frappe est en angle fermé, le tir est moins puissant, mais bon après ce n’est jamais facile de juger quand on est hors du terrain…

 

J. S : Dans l’entrejeu, j’ai aimé Amandine Henry qui est une fille qui amène sa puissance, qui est capable de créer des décalages. Elle n’est pas récompensée sur une frappe en fin de match où il y a peut-être une main. Elle était capitaine et elle a montré l’exemple. Abily ? Elle a fait un bon match, en essayant d’imposer quelque chose dans le milieu de terrain, où on était en supériorité numérique. Du coup elle a eu beaucoup de ballons, et elle a su faire jouer ses attaquantes. En face on ne peut que louer le travail de Taylor qui a montré son visage de tueuse. Elle a un ballon et elle le met au fond. Quand Lucia Bronze fixe la défense on sent cet appel, qu’elle va aller au but, et elle ne tremble pas pour la mettre au fond. Sinon je soulignerai aussi le match de Karen Bardsley qui s’est sacrifiée sur une tête de Griedge M'Bock où elle se jette et parvient à contrer le ballon, alors que si elle reste sur sa ligne, elle encaisse le but.

 

Qu’est-ce qui a fait la différence pour faire pencher la balance en faveur de l’Angleterre ?

 

J. S : Ca s’est joué sur la détermination, à l’image du but marqué par les Anglaises. Elles s’étaient préparées à contrer l’équipe de France, et sur une situation qu’elles avaient prévue, ça s'est payé cash. Elles ont eu plus de détermination sur ces deux-trois situations pour nous faire mal. C’est un peu à l’image de cet Euro où on sent que toutes les nations qui montent en puissance sont bien organisées tactiquement.

 

A. P : Evidemment, ça s’est joué sur le réalisme. Et puis les Lionesses ont aussi su laisser passer l’orage. Mais les Anglaises avaient moins de pression et jouaient de façon plus relâchée, ce qui n’était pas le cas de la France. Il y a eu trop de pression extérieure, au niveau des médias mais surtout concernant la fédération française, avec cette déclaration du président Noël Le Graët qui annonce publiquement que l’objectif des Bleues restait les demi-finales… A partir de là vous avez forcément une plus grande pression, et ça a sûrement pesé.

 

Les absences de Wendie Renard et d'Eve Perisset se sont-elles faites ressentir ?

 

J. S : Non, la charnière centrale a été solide, face à Taylor et White qui sont deux bonnes clientes. Elles les ont contrariées dans la relance avec leur pressing, mais dans l’ensemble M'Bock et Georges ont fait un match solide. C’est vrai que Wendie Renard débloque beaucoup de situations sur les coups de pied arrêtés, lorsque les matches sont serrés avec Lyon et l’Equipe de France. Elle aurait pu peut-être apporter quelque chose par sa taille mais sinon non, Laura Georges a fait un bon match.

 

A. P : Je vais dire oui parce que, en tant que joueur de foot-fauteuil, quand il manque le capitaine on est un peu perdus, surtout dans des matches couperets comme cela. Ca a joué pour les Bleues aussi. Je pense que le fait que ce soit le dernier match de Camille Abily a aussi forcé les Bleues à vouloir bien faire, peut-être trop, et qu’au final ça les a desservies.

 

Quel bilan faites-vous du parcours des Bleues lors de cet Euro ? On a du mal à être enthousiaste en vue de la Coupe du Monde 2019...


A. P : C’est décevant. J’attendais beaucoup de l’arrivée du nouveau sélectionneur, je pensais que ça allait apporter plus de chose. On sait que vu leur niveau elles auraient pu atteindre la finale. C’est un peu comme le syndrome chez les hommes avant 1998, on avait toujours une appréhension lorsqu’on était dans le dernier carré, et depuis ils sont plus réguliers. Là encore il leurs manque le déclic, parce que ça ne passe pas loin. C’est toujours facile à dire quand on ne joue pas mais elles ont aussi un blocage niveau mental. C’est dommage parce qu’on aurait pu beaucoup mieux faire. Concernant le Mondial 2019, je ne suis pas très inquiet non plus parce qu’elles vont peut-être se dire qu’elles ne sont pas passées très loin et que le fait que ce soit en France va les aider. Cela serait bien que ça arrive enfin !

 

J. S : Ce qui est dommage c’est que pendant cet Euro, on s’est mis au niveau de l’adversaire, et on n’a pas su hisser notre niveau de jeu sur le plan technique, à l’image de ce que font les Pays-Bas, qui répondent présent à chaque fois en démontrant quelque chose sur le plan du football. Le sélectionneur en tirera les conclusions qui s’imposent. Mais on remarque que cette équipe a du mal dans les grands rendez-vous. C’est vrai que dans les matches amicaux et de préparation, comme aux Etats-Unis cet hiver (lors de la She Believes Cup, NDLR), l’équipe avait démontré de belles choses mais il y a peut-être une défaillance sur le plan mental. On a senti une formation qui, globalement, était un peu en dessous de ce qu’elle savait faire. Je pense que tout le monde va avoir des regrets. C’est dommage à l’approche de la Coupe du Monde, parce qu’on va avoir des matches amicaux pendant 2 ans. Mais quand on voit les Hollandaises capables de hisser leur niveau ce jeu et en plus de proposer une belle performance à domicile portées par leur public, il ne faut pas que les Françaises se découragent, et que tous les amoureux du foot féminin restent derrière leur équipe et le sélectionneur, pour que, sur les 2 ans qui arrivent, qu’on prenne conscience qu’on a de bonnes joueuses mais que ça ne suffit pas. Il faut une prise de conscience de la part des joueuses.

 

A un moment donné, dire les choses c’est bien mais il va falloir en faire plus sur le terrain pour montrer une belle image du foot féminin parce qu’on a de bonnes joueuses, un championnat de qualité, et si on veut développer la discipline cela passe par la locomotive qu'est l’équipe de France. Il y a une nouvelle génération qui va s’imposer en équipe de France et qui va se servir de ce qui a manqué pour ramener enfin un titre majeur à notre pays. Avec les Abily, Necib, on avait le potentiel, on avait un collectif de joueuses de grand talent, c’est dommage qu’elles n’aient rien gagné en équipe nationale après avoir tout gagné en club, mais je pense qu’elles ont montré le chemin à toutes les jeunes qui vont suivre. Après je ne veux pas tirer sur l’ambulance. Il faut rester raisonnable quand ça marche moins bien, et puis que l'on tire des enseignements positifs et constructifs et ne pas montrer du doigt "untel" ou "untel" parce que ça ne fait jamais avancer les choses et qu’on est là pour faire avancer le foot féminin.

 

Des quatre équipes restantes en demi-finale (Pays-Bas, Danemark, Angleterre, Autriche), qui voyez-vous aller décrocher le titre européen ?

 

J. S : J’aimerais que les Pays-Bas puissent aller en finale. On va avoir une belle opposition de style en demi-finale avec une équipe d’Angleterre qui va jouer en contre, comme elle l'a fait contre l’Espagne. Mais il va falloir faire attention lorsqu’elles se découvrent en défense parce que collectivement elles laissent pas mal d’espaces dans leur dos. Ils vont avoir fort à faire mais ils vont jouer à 12 et ça peut faire leur différence. De l’autre côté je dirais le Danemark, qui propose du jeu, avec une Pernille Harder qui me plaît. C’est une véritable joueuse de foot moderne et complète, capable d’éliminer, de dribbler, de donner de bonnes passes, donc j’espère pour elle et pour ma joueuse, Katrine Veje (qui s'est engagée avec Montpellier pour la saison à venir, ndlr), qu’elles vont passer. Les Danoises ont éliminé les favorites de la compétition, ça doit les booster. Des quatre équipes, l’Autriche apparaît comme la moins bonne mais elles ont fini devant nous en phase de poule. Il va falloir faire attention mais une finale Danemark – Pays-Bas me conviendrait, parce que j’aurai une fille des deux côtés (avec Dekker du côté Pays-Bas). La vraie finale reste la confrontation entre les Pays-Bas et l’Angleterre. Ensuite j’aimerais que ce soit les Pays-Bas par rapport à ce qu’ils proposent aujourd’hui, avec l’engouement qu’il y a chez eux. L’image du foot féminin en sortirait grandie.

 

A. P : (Il réfléchit) … Pourquoi pas l’Angleterre. Comme le dit Jean-Louis, une chose est sûre, c’est que l’équipe qui sortira vainqueure de la demi-finale entre les Lionesses et les Pays-Bas devrait remporter le titre. Mais bon, tout de même, je mettrai bien une petite pièce sur les Hollandaises, quand même >>.

 


LE RÉSUMÉ DE LA RENCONTRE

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