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Bilan des quarts de finale : le souffle d’un vent nouveau


Publié le 31 juillet 2017 | Euro 2017
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Bilan des quarts de finale : le souffle d’un vent nouveau

Avec la sortie prématurée de la Norvège en phase de groupe et celles de Suède et et de l’Allemagne en quart de finale de l’Euro, cette édition 2017 va voir une nouvelle nation être couronnée. Une première depuis plus de 20 ans. Les Pays-Bas, l’Angleterre, le Danemark et l’Autriche sont donc les 4 dernières nations restantes en demi-finale de l’Euro.


 

 

Pays-Bas – Suède : 2-0

 

Terrassée (2-0) par une équipe difficile à faire douter, la Suède ne participera pas une neuvième fois à une demi-finale de l’Euro. Au terme d’un match fermé et très longtemps stérile, les joueuses de Pia Sundhage, entaîneur qui disputait son dernier match à la tête de l’équipe nationale, ont cruellement manqué de réalisme, une donnée rédhibitoire à ce niveau. « Je suis triste pour mon staff, pour les gars qui travaillent avec nous depuis cinq ans. Que ça se finisse comme ça, j'en suis désolée. Je suis convaincue que cette expérience va faire progresser les joueuses. Le football, comme la vie, est fait de hauts et de bas », expliquait la sélectionneuse suédoise après la défaite.

 

« Je pense que nous avons bien défendu, nous étions bien organisées mais elles (les Suédoises) ont quand même réussi à nous prendre à défaut à deux reprises », décryptait pour sa part Sarina Wiegman, la coach hollandaise. Un peu plus en réalité, puisque les ratés de Fridolina Rolfö, sur une reprise croisée qui frôlait le poteau de Van Veenendaal (47'), et celui de Stina Blackstenius à moins de cinq minutes du terme, venaient surtout se rajouter aux nombreuses situations favorables que la Suède n’avait pas su gérer. Il ne faut pas non plus dénigrer la défense proposée par les Pays-Bas, qui a su obtenir un 3ème "clean sheets" en quatre matches dans une ambiance électrique. Mais les trop nombreux ratés de l’attaquante montpelliéraine, très en jambes lors du premier tour mais qui n’a pas su se montrer décisive lors de cette partie, ont participé à couler une équipe dépassée par l’atmosphère brulante qui portait son adversaire. Les quelques 12 600 places du Stadion De Vijverberg à Doetinchem étaient remplies, et si le record du nombre de spectateurs établie en phase de poule ne pouvait pas être dépassé, la ferveur du peuple hollandais derrière ses troupes n’en a pas été moins déterminante. Il le fallait pour aider des Oranje bien moins à l’aise offensivement que lors des matches précédents.

 

Face à une Suède regroupée et évidemment solide, les hôtes de la compétition se créaient quelques occasions (9', 16', 28'), mais abusaient en général du jeu long et se montraient trop imprécises dans les 30 derniers mètres pour vraiment inquiéter Lindahl. Comme souvent lors de cet Euro, la lumière est venue de la plus Suédoise des Hollandaises, Lieke Martens, qui frappait un coup-franc à l’entrée de la surface en force devant une gardienne impuissante (1-0, 33'). Dominatrices une grande majorité de la partie, les Néerlandaises subissaient un peu plus en début de deuxième acte. Peu après l'heure de jeu (63'), Martens adressait une transversale sublime à Shanice Van de Sanden, qui partait en contre-attaque et en profitait pour servir très intelligemment Miedema au point de penalty. L’attaquante d’Arsenal ne se privait pas d’inscrire le deuxième but de la rencontre dans la cage vide (2-0). Symbole d’une réussite qui a cruellement manquée à la Suède, Van de Sanden, qui a beaucoup raté aussi hier, s’est offerte une belle ovation lors de sa sortie (76'), en titillant son public qui le lui rendait bien.

 

Et si la Suède a poussé en fin de match (86', 88', 89', 90+2'), elle pourra aussi regretter une décision arbitrale litigieuse sur un but de Lotta Schelin à dix minutes du terme. Signalée hors-jeu, l’ancienne Lyonnaise semblait pourtant légalement placée lorsqu’elle prenait le meilleur sur ses vis-à-vis pour pousser le ballon au fond des buts vides. Mais samedi, il a manqué plus que ça à une Suède peu inspirée dans le jeu pour passer dans le dernier carré de la compétition. Troisième en 2009, la meilleure performance de son histoire à l’Euro, la Hollande voudra continuer de vibrer, jeudi, et décrocher la première finale de son histoire. Les supporters sont prêts. L’Angleterre aussi.

 

Allemagne-Danemark : 1-2

 

Après la pluie, le coup de tonnerre. Retardé par les abondantes averses qui sévissaient du côté de la Hollande Méridionale, le deuxième quart de finale entre l’Allemagne et le Danemark (prévu à Rotterdam jeudi à 21 heures) n’a finalement pu commencer que le lendemain, à midi. Au terme de 90 minutes renversantes, c’est finalement le Danemark qui a réalisé l’une des plus grandes performances de cet Euro en sortant le sextuple champion d’Europe en titre (2-1). Si le coup de sifflet final s’était fait attendre, la rencontre démarrait très fort, avec ce but d’Isabelle Kerschowski dès l'entame de match (3'). Encore une fois, c’est une énorme erreur de la gardienne adverse, Stina Lykke Petersen - un phénomène décidément très présent lors de cette édition 2017 - qui permettait aux Allemandes d’ouvrir le score.

 

Sur une frappe à l’entrée de la surface de la défenseure de Wolfsburg, la portière danoise manquait totalement son intervention, et permettait au ballon de rentrer dans le but après une tentative ratée de claquette (1-0, 3'). Très rapidement, l’Allemagne démontrait sa supériorité technique et collective, en se créant une multitude d’occasions (5', 6', 25'). Le Danemark tentait de répondre en contre-attaque mais se révélait trop imprécis pour réellement inquiéter Schult. Pernille Harder avait bien rasé le poteau de la gardienne allemande suite à une frappe croisée à la (6'), mais le Danemark parvenait difficilement à rendre coup pour coup à son adversaire. Après un début de partie sur les chapeaux de roues, l’intensité de la rencontre se tassait, et les filles de Steffi Jones repartaient aux vestiaires avec l’avantage, et quelques certitudes.

 

Celles-ci s’effondraient inexplicablement comme un château de carte en début de seconde période, après que le Danemark soit revenu avec de meilleures intentions. Alors que les octuples championnes d’Europe lâchaient le contrôle du ballon, les joueuses de Nils Nielsen prenaient le dessus et profitaient d’une énorme erreur de compréhension entre la défense allemande et l’arbitre, pour revenir à égalité. Au duel sur le côté droit, à hauteur de la surface, Stine Larsen était bousculée et voyait l’arbitre assistante lever son drapeau. Un signal que les Allemandes interprétaient mal, s’arrêtant de jouer et laissant la numéro 12 filer le long de la ligne des six mètres pour adresser un centre au deuxième poteau vers Nadia Nadim, qui ne se privait pas d'inscrire son premier but de la compétition (1-1, 48'). Moins précise, l’Allemagne ne parvenait pas à réagir, avec un jeu décousu. Pire, ce sont les Danoises qui continuaient de se procurer des occasions dangereuses (50', 57', 59'), Veje touchant même la barre suite à un nouveau centre dangereux. Côté adverse, Dallmann frappait deux fois (55', 60') suite à d’excellents service de Dzsenifer Marozsán, mais c’était à peu près tout pour une équipe d’Allemagne timorée.

 

Mittag, Marozsán et autres cadres n’ont pas su faire respecter la réputation allemande, et sont ainsi restées sans réponse, à la fois amorphes et sans idées. En face, les rouge et blanc pouvaient compter sur une Nadia Nadim qui pesait de tout son poids sur la défense, et d’une Pernille Harder jamais bien surveillée et d’autant plus dangereuse. A moins de dix minutes du terme, Theresa Nielsen réalisait l’impensable et inscrivait de la tête sur un nouveau centre le but de la victoire pour le Danemark (2-1, 83'). Jamais, depuis 1993, l’Allemagne n’avait connu pareille désillusion en match à élimination directe à l’Euro. Quatre ans après avoir joué les trouble-fête face à la France, le Danemark se qualifie à nouveau en demi-finale et compte bien, cette fois, passer un palier supplémentaire face à l’Autriche.

 

Autriche - Espagne : 0-0 (5-3 t.a.b)


Drôle de clin d’œil que celui adressé par l’Espagne à la France quelques minutes avant le coup d’envoi de France-Angleterre. Longtemps dominatrices, agréables à voir jouer - comme les Bleues en 2015 et 2016 - mais incapables de convertir leurs occasions, les joueuses de la Roja ont dû s’incliner aux tirs au but (5-3) face à une équipe d’Autriche qui a elle aussi fait un beau pied de nez à nos tricolores, en se qualifiant pour les demi-finales de l’Euro dès sa première participation à la Coupe d’Europe.

 

Auteures d’un début de match canon, les Espagnols inquiétaient à plusieurs reprises Manuela Zinsberger, qui voyait le ballon filer de tous les côtés, sans jamais prendre le chemin des filets. Pour son premier match à un tel stade de la compétition, l’Autriche a rapidement gommé sa fébrilité de début de rencontre pour bousculer un peu plus son adversaire, qui ne lui aura laissé encore une fois que des miettes (37% de possession pour 2 tirs, dont 1 seul cadré). Et l’équipe de Dominik Thalhammer a pu compter sur ses cadres (Burger, Billa, Schnaderbeck et Feiersinger), même si les Autrichiennes ont probablement perdu Makas, l’un des piliers de son attaque, pour le reste de la compétition. Visiblement touchée au genou, celle-ci est sortie en cours de première mi-temps. Un premier acte où, après des débuts mouvementés, il ne se passait plus grand chose jusqu’au retour des vestiaires.

 

Si l’Espagne a beaucoup frappé (12 tirs, 5 cadrés), elle n’aura pas trouvé la faille face à des Autrichiennes intenables et qui ont encore une fois beaucoup couru dans cette rencontre. Les 30 minutes de prolongation ne permettaient pas non plus de départager les deux équipes et c’est donc lors de la séance de tirs au but que l’Autriche a pris le dessus sur son adversaire. Grâce à un arrêt de Zinsberger sur la troisième tentative espagnole, de Silvia Meseguer, les noir et blanc ont pu réaliser un authentique exploit.

 

« Nous sommes dans une bulle et nous n'allons pas en sortir », expliquait Laura Feiersinger, nommée joueuse du match après-coup, tandis que son sélectionneur rappelait : « Jusqu'à maintenant, c'est un grand tournoi pour nous. C'était un match très intense, l'Espagne a eu la possession et ce n'était pas facile mais nous avons bien défendu. Nous n'avons encaissé qu'un but dans cet Euro ». Surtout, l’Autriche est toujours invaincue et, pendant que l’Espagne sort sans avoir pu observer un seul but de sa star Jenifer Hermoso, qui va pouvoir rejoindre le PSG plus tôt, défie toujours autant la loi du plus fort. « Nous avons tout donné pour aller en demi-finale, je ne peux rien reprocher à mes joueuses. Mais encore une fois, il nous a manqué quelque chose devant le but adverse », regrettait le sélectionneur espagnol Jorge Vilda, qui rappelait que les deux équipes se recroiseront en éliminatoire de la Coupe du monde 2019. Généreuse, la 24ème nation au classement FIFA va entrer sans complexe dans ce dernier carré, face à un Danemark qui évoluera lui aussi sans bride. De quoi donner envie d’y être, déjà.

 

Angleterre-France 1-0 : 

 

Le bilan de la rencontre à lire ici

 


Crédits photos : Getty images

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