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Le débrief' des consultants après France-Autriche : « On en attend plus »


Publié le 23 juillet 2017 | Euro 2017
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Le débrief' des consultants après France-Autriche : « On en attend plus »

La France n’a pas rassuré les supporters en concédant le nul (1-1) face à l’Autriche samedi soir. La présidente de la section féminine du Paris FC Marie-Christine Terroni et Dominique Crochu, ancienne directrice en charge du digital à la FFF, livrent leurs analyses sur la rencontre.


 

 

Le résumé du match


Voir le bilan de la rencontre ici


Les compositions d’équipe :

France : Bouhaddi - Perisset, Renard, M’Bock, Houara d’Hommeaux (Karchaoui, 63') – Bussaglia (Abily, 77'), Geyoro, Henry - Le Sommer, Thiney (Diani, 69'), Delie.
Autriche : Zinsberger – Schiechtl, Wenninger, Kirchberger –Schnaderbeck, Puntigam, Feiersinger, Aschauer – Makas (Prohaska, 68'), Burger (Pinther, 75'), Billa (Eder, 84').


Buts : Makas (26') pour l’Autriche ; Henry (50') pour la France

 

Nos consultantes du jour


Toutes deux ont œuvré pour le football féminin français. Première femme à être nommée directrice au sein de la Fédération Française de Football, en charge des nouveaux médias de 2002 à 2012, Dominique Crochu, aujourd’hui ambassadrice chez Paris Pionnières, un incubateur d’entreprises destiné aux femmes, mais aussi associée chez Digitaly France et mentor au sein d’1kubator le clame : « Le sport n’a pas de sexe ». Marie-Christine Terroni, qui travaille au sein de la FFF en tant que membre exécutif de la LFA (elle effectue actuellement son 2ème mandat), suit elle aussi ses joueuses au quotidien, en les aidants à développer leur double-projet, cher au club dont elle est présidente depuis 10 ans, Juvisy. Elle est désormais présidente de la section féminin du Paris FC, avec qui la « Juv' » a fusionné cet été.

Egalement gérante de l’entreprise de conseil en relations publiques et de communication Arrière-Cours, celle qui avoue en souriant qu’elle a « repris le maillot rayé blanc et noir de la Juv'91 quand je suis devenue présidente », du fait de son équipe fétiche sous l’ère Michel Platini, compose avec une pionnière du développement de la place de la femme dans le football le duo de consultantes du match France - Autriche !

 

Après deux matches dont les résultats et la manière ont fait parler, l’équipe de France vous inquiète-t-elle ?

 

Dominique Crochu : « Non, je ne suis pas inquiète. Dans ce genre de compétition, tant que vous êtes en course, ce n’est pas grave, il y a toujours de l’espoir. En plus, au-delà du foot, on sait que les athlètes français en général sont meilleurs quand ils sont dos au mur. Le match contre l’Autriche n’était pas extraordinaire, on ne va pas se le cacher, mais je pense qu’elles peuvent le faire. Ce qui ressort de ce match c’est aussi que la France n’est pas encore vraiment dedans, qu’elle monte en puissance.

Marie-Christine Terroni : Je ne suis pas inquiète non plus. Les françaises ne m’ont pas rassurée mais j’ai trouvé qu’elles jouaient plus juste et qu’elles avaient plus d’envie, par rapport au premier match face à l’Islande. Il ne faut pas oublier que toutes les nations rencontrées ont beaucoup évolué en termes de football, et que ça reste un Euro, forcément relevé.

 

La voyez-vous passer contre la Suisse en quart de finale mercredi ?

 

D.C : Oui, j’imagine bien qu’il va y avoir une prise de conscience ! On ne sait jamais ce qu’il en sera de la finition mais de toute façon il va falloir être plus conquérants, c’est certains. C’est surtout cela qu’on a vu comme différence sur ce match, l’équipe de France s’est délitée, notre jeu a disparu, au contraire des autrichiennes qui ont formé un bloc équipe très efficace. Mais quand vous avez l’épée de Damoclès de l’élimination au-dessus de vous ce n’est plus du tout pareil, et je pense que l’équipe de France va monter son niveau de jeu d’un cran.

M.T : On sent effectivement qu’elles montent en puissance, elles se trouvaient mieux que lors du premier match, et j’ai trouvé que notre entame de partie a été très bonne. L’équipe de France se cherche encore malheureusement. Quelque chose se met en place, et ça devrait faire la différence contre la Suisse.

 

 

Qu’avez-vous apprécié chez les Bleues pendant cette rencontre ?

 

D.C : Forcément on en attend plus. On ne peut pas passer notre temps à dire que les filles sont bonnes techniquement et ne pas trouver de solution ensuite. Le fait qu’elles reviennent au score montrait quand même qu’elles avaient l’envie, et qu’elles ont des qualités puisqu’après l’ouverture du score de Makas, il y a eu un moment de vide. Le fait qu’elles égalisent est bon signe. Le faire dans une partie à enjeu qui compte pour la qualification montre qu’elles ont trouvé des forces. 

M.T : J’ai bien aimé notre entame. Les filles ont montré qu’elles pouvaient jouer juste, avec beaucoup d’envie. Après, il ne faut pas oublier les 20 dernières minutes de la première mi-temps où on manque d’efficacité. Je pense aussi qu’Olivier Echouafni a bien fait d’aligner Griedge M’Bock, qui lui donne encore une puissance supplémentaire derrière.

 

A contrario, quels ont été les éléments que vous n’avez pas apprécié du côté tricolore ?

 

D.C : Je pense qu’il a peut-être manqué un peu d’âme à cette équipe, une joueuse comme Camille Abily, qu’on a seulement pu observer en fin de match, mais qui donne de la voix. C’est vraiment cela qui prime plutôt qu’une individualité. On voit qu’il y a un manque de percussion et d’attention globale, notamment sur le but où, en revoyant les images, je me rendais compte que tout le monde avait reculé et laissé des trous !

M.T : Ce qui me chagrine, c’est qu’on peut passer d’une équipe de France qui est tout en haut, qui attaque fort, qui domine le match, mais aussi qu’on peut tout perdre rapidement. On est fragiles. Cette équipe de France a besoin de continuer à montrer son jeu, sa justesse technique, elle a besoin de se rassurer. On attendait les Bleues comme LA grosse nation, sauf que non, ce n’est pas le cas, tout le monde bosse, et ce genre de domination est finie. Il ne faut pas avoir peur, et être plus juste dans son jeu, c’est ce que doit travailler l’équipe, et l’efficacité viendra toute seule.

 

Quelles sont les 3 joueuses françaises qui ont fait la différence lors de ce match selon vous, et quelles autrichiennes se sont faites remarquer ?

 

D.C : Je vais vous dire Amandine Henry, Amandine Henry et Amandine Henry (rire) ! Elle a été exceptionnelle samedi soir, si elle n’était pas là… Dans son engagement, sa précision technique, sa vista et son efficacité, tout lui a réussi ou presque. Elle a été la leader technique de l’équipe, et a démontré une envie et une détermination qui paraissait beaucoup plus grande que le reste de l’équipe. Côté adverse je dirais Makas, vraiment bonne offensivement hier. La gardienne autrichienne Manuela Zinsberger a fait un très beau match, il faut le dire aussi. Et si elle brille cela veut dire aussi que l’équipe de France a tenté. Et enfin je citerai Laura Feiersinger, dont les qualités de percussion et de perforation m’ont impressionné !

M.T : J’ai trouvé que Gaëtane Thiney, même si elle évolue chez moi, a bien aidé l’équipe par ses appels et sa mobilité. Amandine Henry a eu une activité offensive et défensive phénoménale, qui nous apporte beaucoup. L’autre qui m’épate depuis le début de la compétition c’est Wendie Renard. Par son envie et sa détermination elle est constante, elle joue à merveille son rôle de capitaine. Je lui mets un coup de chapeau puisqu’on sent qu’elle emmène l’équipe, elle fait le job. Dans le camp autrichien j’ai bien aimé la numéro 20, Makas, pour son activité et forcément, son but, mais aussi pour sa hargne ! J’ai bien aimé cette joueuse. Sinon c’est vraiment l’ensemble de l’équipe, et sa ténacité qui m’a plu.


Pour son premier euro, l'Autriche vous impressionne-t-elle ?

D.C : On est toujours dans ce schéma de dire que, parce qu’une équipe est présente pour la première fois, elle n’a pas d’expérience et est forcément moins bonne. L’Autriche en est le parfait contre-exemple. Elle a réalisé un très bon début d’Euro, elle a envie de très bien faire et elle y parvient. Cette une équipe intéressante, très lucide, j’ai bien aimé leur qualité de perforation, qui était bien meilleure que celle des Bleues sur ce match. On peut dire que la défense des Françaises n’a pas été bonne mais il faut dire que l’opposition était très relevée, à l’image du but de Makas qui réussit une belle frappe dans une position difficile.

M.T : Je ne m’attendais pas à voir une équipe aussi tenace, qui ne lâche rien. Le plus impressionnant, c’est qu’elles l’ont été du début à la fin même si sur les dernières minutes, elles ont logiquement levé le pied. Cette équipe nous montre que le football c’est d’abord l’envie. Elle s’est battue sans relâche, et je pense que dans l’envie, l’Autriche a montré qu’on a plus de grosses nations comme la Norvège et autres, mais beaucoup d'équipes qui montent en puissance.

 

Quel est pour vous le tournant de la rencontre ?


D.C : Je n’en vois pas vraiment, puisque lorsqu’on parle de tournant c’est quelque chose d’extérieur à la partie technique en elle-même. Or là, en dehors des deux buts, il n’y a pas vraiment eu d’évènements perturbateurs.


M.T : Moi je vais justement citer le but d’Amandine Henry, qui est symbolique. Même si elle est aidée par la gardienne, ce but montre qu’on ne lâche rien. 

 

Y’a-t-il un fait qui vous a surpris pendant la partie ?

 

D.C : Ce n’était pas lié au match, mais je me disais quand même que de voir l’Euro féminin sur France Télévisions reste une sacrée performance. Je trouvais d’ailleurs dommage que, pour une fois qu’un match était diffusé à cet horaire (20h45) sur France 2, la qualité n’ait pas été meilleure. On a vu des matches plus beaux, et c’est vrai que ce n’était pas idéal. Mais ça reste formidable de pouvoir regarder la compétition sur une chaîne publique. Après je tiens aussi à rendre hommage à Eurosport, qui a été le premier à diffuser les compétitions de foot. Il faut se rappeler qu’à l’époque c’est Eurosport qui a offert cette fenêtre à la discipline et amené les gens à s’y intéresser, notamment lors de la coupe du monde 2011. On peut souligner l’audace de la chaîne, qui ont pris le risque et ont eu l’audace de le faire. Coup de chapeau à eux !

 

Hormis l'équipe de France, quelles équipes ont capte votre attention lors de cet Euro ?

 

D.C : J’ai vu l’Allemagne, j’entends qu’elle est critiquée sur sa qualité de jeu, en disant qu’il faudra qu’elle montre autre chose pour aller plus loin… Sauf que quand vous gagnez, que vous franchissez les étapes, c’est le plus important ! Imaginons que demain, la France ou l’Allemagne soit championne d’Europe, je mets quiconque au défi de se rappeler dans plusieurs mois si le match était bon, pas bon, les scores etc... On se rappellera juste du nom de vainqueur, c’est tout ! Ne soyons pas trop sévère, n’oublions pas que les Allemandes ont gagné les 6 dernières éditions et que cette nation reste une valeur sûre. Je suis aussi intriguée de voir si l’Autriche arrivera à se qualifier, leur troisième match va être intéressant.

 

M.T : Forcément, je suis l’Italie (elle est originaire de Toscane, NDLR), mais c’est une nation qui, je trouve, pour la regarder depuis très longtemps, faisait partie des grandes nations mais avance désormais moins vite que ce qu’on peut imaginer. Quand on voit l’Espagne, l’Angleterre, les Pays-Bas, les autres nations que je regarde et dont l’évolution me surprend, je ne suis pas contente car je trouve que l’Italie devrait beaucoup plus évoluer, sauf qu’on a l’impression qu’elles avancent au ralenti. La Belgique me surprend aussi, c’est une équipe qui travaille, et puis avec Janice Cayman (joueuse de Juvisy de 2012 à 2016) qui montre sa puissance au sein du groupe, je trouve ça bien (sourire). Sinon je suis épatée par l’Espagne qui est techniquement très forte. Elle montre une beauté de jeu peu commune et on sent que ses joueuses veulent montrer que leur pays est aussi une nation de football, même dans le foot féminin. Je pense que c’est mon coup de cœur de cet Euro pour le moment. Le match contre l’Angleterre ce dimanche soir ça va être un beau match, je peux vous dire que je ne vais pas le rater (rires) !

 

Avez-vous eu l'occasion de discuter avec votre entourage à propos de l'euro ? Qu'en est-il ressorti ?

 

D.C : Oui j’ai eu l’occasion d’évoquer l’Euro à de nombreuses reprises avec ma famille et mon entourage, et comme je le disais tout à l’heure, ce qui revient souvent reste la diffusion sur une chaîne publique. A chaque fois ce qui me marque, c’est de voir la surprise des gens qui voient c’est matches sur France Télé, dès que je vais quelque part ils me disent : « Tu as vu ? C’est sur France 2 ! ». Le fait que ce soit diffusé amène aussi les radios et les autres chaînes à communiquer les résultats. Et puis le fait qu’il n’y ait pas énormément de décalage compte aussi. Espérons que ce sera un bel Euro, qui va continuer le plus longtemps possible pour nos Bleues.

 

M.T : Comme tout le monde sait que je suis dans le foot, on vient souvent m’en parler. Ce que je trouve bien, surtout en vue de la Coupe du Monde qui sera organisée chez nous en 2019, c’est que les gens regardent et surtout apprécient ce football féminin. Ça leur donne envie de recevoir la Coupe du Monde ! Certains me disent qu’ils ont hâte suite à ce qu’ils ont vu à l’Euro. Les gens sont agréablement surpris par des matches qui sont globalement de bonne qualité. Par contre, d’autres me font souvent remarquer que les stades ne sont pas pleins, et ils trouvent ça bizarre. On se demandait si c’était dû au fait qu’il y ait une autre compétition mais non. On ne voit pas vraiment de kops aussi, et c’est dommage. L’autre réflexion qui revient le plus souvent est que ça manque d’ambiance au sein des stades ».

 

Propos recueillis par Vincent Roussel


Crédits photo : FFF.

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