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Le PSG mise sur la formation pour grandir


Publié le 22 juin 2016 | Actus
Par Charlotte Vincelot pour Foot d'Elles


Le PSG mise sur la formation pour grandir

Champion de France U19 début juin -le premier titre de l'ère qatarie chez les féminines- le PSG a misé sur la formation pour devenir un pôle dynamique de la discipline en France et permettre à de nombreuses jeunes joueuses de devenir professionnelles. Un travail de longue haleine qui se structure et commence à obtenir des résultats.


 

 

Depuis l'arrivée de QSI, le PSG veut devenir la nouvelle référence du football français. Cela est vite devenu possible du côté masculin avec de gros investissements, mais chez les féminines, le club n'a pas autant investi -ce qui aurait certainement déréglé le "marché"-, et malgré une finale de Coupe de France, une autre en Ligue des Champions et quatre places consécutives de dauphin de l'Olympique Lyonnais en championnat, les premières années du PSG version QSI peuvent être qualifiées d'échec si on ne regarde que le palmarès.

Le Paris Saint-Germain veut supplanter Lyon, bien en place depuis une dizaine d'années et pour combien encore... Les grandes joueuses sont rares, et pour la plupart, pas disponibles, obligeant le PSG à trouver d'autres moyens pour devenir un réel concurrent sur la durée. La solution pourrait se trouver au niveau de la formation, secteur dans lequel le PSG mise beaucoup pour devenir le meilleur club français et européen. Le titre U19 obtenu cette année est un premier signe de l'évolution de la formation comme pilier -peut-être- du futur PSG.

 

Un titre et une consécration

Le 5 juin, le PSG féminin a obtenu son premier titre depuis l'arrivée de QSI. Il est venu de son équipe U19 qui a pris le dessus sur l'Olympique Lyonnais en finale au terme d'une rencontre à sens unique (3-1), remportant ainsi le titre national à sa troisième tentative. Un titre vu en quelque sorte comme une consécration pour un petit groupe de joueuses à très fort potentiel qui jouait son dernier match dans la catégorie. Pierre-Yves Bodineau, responsable des U19, ne conteste pas le goût de consécration que peut avoir ce titre pour "une grosse génération qui a fait trois fois la finale. C'étaient des joueuses qui étaient en avance, on savait à qui on avait affaire", d'autant plus qu'il a été obtenu face à l'OL. Mais pour lui, "la vraie consécration, c'est la signature des joueuses dans l'effectif professionnel". Ravi pour ses joueuses, Bodineau voit cependant au-delà de la catégorie, et pense à l'avenir du club. Son but, et celui du PSG, est de "produire des joueuses pour l'avenir du club, pour que le maximum d'entre elles deviennent des ambassadrices au club ou des représentantes de notre formation ailleurs", le cas échéant. 

Alors que Montpellier et l'Olympique Lyonnais s'étaient partagé les titres précédents en U19 (trois et deux respectivement), le PSG s'est vite imposé comme une force avec laquelle il faut compter. Certes, le titre a été obtenu par une très belle génération 1997 (Anissa Lahmari, Grace Geyoro, Perle Morroni, Hawa Cissoko...), mais pas de risque de trou d'air pour les années à venir, car la relève est déjà là (pour les plus en vue, Marie-Antoinette Katoto ou Lina Boussaha, qui a survolé la finale), en attendant les prochaines, car le PSG veut s'appuyer sur "la pépinière de talents" qu'est l'Ile de France (dont est originaire la quasi-totalité de l'équipe titrée), un vivier très important de jeunes joueuses à gros potentiel encore assez largement inexploité et que le PSG pourrait aider à prendre une autre dimension sans pour autant marcher sur les plates-bandes de clubs formateurs comme le FCF Juvisy ou refuser "de recruter des filles exceptionnelles qui viennent d'ailleurs, même si le PSG n'a pas encore nécessairement les structures permettant leur accueil".

 

Un centre de formation pour passer au niveau supérieur

Pour la progression de ses joueuses, le PSG essaie de s'affranchir du système des Pôles de formation de la FFF. Pierre-Yves Bodineau se montre laudateur envers la Fédération et son travail pour développer les jeunes joueuses, mais pour lui, pour évoluer, le PSG doit sortir du giron fédéral : "La FFF a fait un énorme travail pour former les jeunes et c'est exceptionnel ce qu'elle a créé à l'époque avec le Pôle France, puis ceux qui ont suivi. Mais le football féminin s'est développé, notamment dans les grands clubs, et ces grands clubs veulent garder leurs filles pour les former à leur image, créer une identité. Le fait d'être ensemble est très important.". Avec une joueuse en Pôle, la communication et l'intégration sont plus compliquées. De plus, pour un club qui dispute la Ligue des Champions, il est difficile de récupérer une joueuse en pleine semaine, et Perle Morroni par exemple n'a pas pu y prendre part la saison passée du fait de sa présence au Pôle France. 

Bodineau est conscient du dilemme de la Fédération, qui a "créé des emplois, des Pôles qu'il faut pérenniser, et pour cela, c'est mieux d'avoir les meilleures joueuses". Mais pour le PSG -et si Bodineau admet que le club aura toujours des joueuses en Pôle-, la volonté est désormais de garder ses joueuses pour les avoir au quotidien, ce qui permet également de développer la fibre club. Et le club voudrait homologuer son centre de formation, car il souhaite "avoir une structure forte et reconnue dans le monde". Ces dernières années, la formation a beaucoup évolué au club, avec un double objectif : football et équilibre familial et personnel. Elle s'est structurée, avec les résultats que l'on peut voir, mais le club réfléchit sérieusement aux améliorations à apporter de manière à "faire évoluer la structure pour l'homologuer le plus rapidement possible.". Une homologation qui ne "viendra qu'en se rapprochant des conditions qu'ont les garçons et en respectant les critères de la FFF", naturellement.

 

En quelques années, le PSG a réalisé de gros progrès en ce qui concerne la formation, et voit ses efforts commencer à payer avec le titre en U19 et la signature de plusieurs de ses joueuses dans l'effectif professionnel qui va débuter un nouveau cycle avec une équipe (encore en chantier) fortement rajeunie qui pourra permettre à ces jeunes potentiels de prouver leur valeur, alors que les meilleures joueuses au monde ne sont pas disponibles. Ce n'est -a priori- pas cette année que le PSG arrivera à faire de l'ombre à l'Olympique Lyonnais, en avance à tous les niveaux. Mais en développant sa formation et en permettant à ses jeunes joueuses de s'exprimer, Paris s'impose d'ores et déjà comme un pôle de dynamisme du football féminin français.

 

Crédit photos : Facebook/ Pierre-Yves Bodineau, Giovani Pablo

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