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Les préférences motrices, la nouvelle (p)réparation athlétique


Publié le 08 juin 2016 | Une idée...
Par Anthony Rech pour Foot d'Elles


Les préférences motrices, la nouvelle (p)réparation athlétique

Il s'appelle Nicolas Bourada. Ce consultant en performances individuelles et collectives est en train d'apporter une petite révolution dans le monde de la préparation physique du football. Se basant sur les préférences motrices innées de chaque joueuse, il est capable d'optimiser leurs performances et d'éviter les blessures. Enquête.


 

 

 

 

C'est un univers encore méconnu et inexploité dans le football alors que pourtant ce sont des caractéristiques innées et que l'on possède dès la naissance. Il suffit juste de les optimiser afin d'obtenir une performance maximale. C'est désormais tout le travail de Nicolas Bourada, gérant de Run & Sense et consultant en performance individuelles et collectives. « J'identifie les préférences motrices des joueuses et joueurs de football, ce qui veut dire que l'on a tous une manière de faire qui est innée dans laquelle le corps s'organise pour que l'on soit le plus performant possible, c'est vrai que personne ne met des mots dessus car c'est tellement naturel que l'on agit comme notre corps nous dit d'agir ». Une analyse qui permet ensuite d'optimiser les performances de l'athlète.

 

Les joueuses verticales / horizontales
Pour établir ses connaissances, Nicolas Bourada s'est inspiré de Ralph Hippolyte : ancien athlète et sélectionneur de l'équipe de France de volley féminin (1983-1989). Il a mis en place une individualisation de la performance basée sur les préférences motrices et cognitives de l'individu. Il y a au total 16 préférences motrices répertoriées mais dans le football on retrouve 5 voire 6 profils. « Principalement, il y a des joueuses qui ont toujours besoin d'être axées face au but comme Gaëtane Thiney. Ce sont des joueuses verticales. D'autres, comme Kenza Dali, auront besoin d'être décalées par rapport à la cible. Leurs épaules ne seront jamais orientées à 100% vers la cible, elles auront besoin d'un décalage pour ensuite revenir vers le but. Elles, ce sont des joueuses horizontales ».

 

 

 

 

Comment améliorer ces frappes sur coup franc ? « Je demanderais par exemple à Gaëtane Thiney d'être un peu plus droite au moment de sa frappe. La préparation était plutôt bonne. Son profil ressemble à celui de Juninho. Il faudrait garder cette explosivité au moment de la frappe pour gagner en puissance et en efficacité ».
Enfin, analysons la célèbre action de la 117e minute lors du quart de finale Allemagne-France de la Coupe du monde canadienne. Sur un centre venu de la droite délivré par Jessica Houara d'Hommeaux, Gaêtane Thiney loupe le cadre. Voici quelques explications plausibles.

 

 

 

 

L'électron libre d'un staff
Evidemment, les préparateurs physiques et autres membres des staffs peuvent avoir le réflexe d'une nouvelle concurrence pour leur poste. Mais Nicolas Bourada l'assure, il est complémentaire. « Je pense avoir un rôle d'électron libre dans un staff. Je ne vais pas remplacer le préparateur physique, ni mental, ni l'entraîneur. L'idée, c'est d'apporter des informations sur les signatures motrices des joueuses. Comment je dois orienter mon corps, comment je dois frapper, quelle est la meilleure façon de faire pour être efficace ».


Il y a des préférences qui vont faire qu'une joueuse va consommer moins d'énergie et être plus efficace. « Sans être préparateur physique je peux quand même donner l'ensemble des chaînes articulaires et musculaires sollicitées sur les joueuses en disant ce sur quoi il faut axer et quels sont les points de vigilance parce que dans un profil cela peut être délicat de tout le temps faire le même type d'exercice auprès d'une joueuse, cela peut l'user et à terme la blesser ». On pense évidemment à des joueuses fréquemment de passage à l'infirmerie ces derniers temps comme Laure Boulleau ou encore Laura Georges dont ces compétences pourraient leur être bénéfiques.
Un savoir qui pourrait se révéler également très pertinent sur les jeunes joueurs du centre de formation. Afin de leur permettre d'accéder plus vite à l'équipe professionnelle sans qu'il y ait trop de différences de niveau. Elargie à une équipe, selon les profils des joueuses, se dessinent des zones de confort dans lesquelles l'équipe sera difficilement prise à défaut et d'autres zones où l'équipe sera mise en difficulté.

 

« En moyenne, une joueuse exploite 50% de ses capacités »
Regarder un match est toujours extrêmement frustrant pour lui car il a toujours cet œil de consultant en performance : « c'est extrêmement frustrant car je sais le rôle que je peux apporter. C'est très frustrant pour nous de voir que le joueur, avec un peu de travail, pourrait passer de 60% de son potentiel à, peut-être, 100%. Aller un peu plus vite, sauter plus haut, jouer en Ligue des Champions ».
Car, en moyenne, les joueuses exploitent 50-60% de leurs préférences. « Il y en a certaines qui utilisent beaucoup plus leur potentiel mais encore une fois c'est inconscient. Elles savent que cela fonctionne comme cela mais elles ne savent pas mettre de mots dessus. Louisa Necib arrive à exploiter très largement son potentiel de manière très spontanée. Amandine Henry ou encore Eugénie Le Sommer aussi. Pour Eugénie, on sent qu'il n'y a pas de réflexion, c'est spontané et c'est là que l'on exploite ses préférences motrices. Elle se met très souvent dans les bonnes positions, les bons timings de course, la bonne prise d'information et c'est ce qui fait qu'elle est un peu au-dessus parce qu'elle passe à 80-90% de son potentiel. C'est plus sur la défense et le milieu de terrain de l'équipe de France qu'il y a peut-être trop de stéréotypes ou de cadres ».

Au-delà des analyses corporelles, Nicolas Bourada est capable d'identifier le caractère d'une joueuse en la voyant frapper un coup franc. Des compétences qu'il a transposées au monde de l'entreprise. Il fait du coaching dans le monde professionnel en travaillant sur la résolution des conflits, ou encore la gestion du stress. Toujours dans le même but : exploiter les talents et les préférences de chacun pour les faire ressortir et les harmoniser dans une cohésion d'équipe.

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