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Michèle Monnier : « On s'entraînait dans une sablière »


Publié le 23 mai 2015 | Top News
Par Lucie Tanneau pour Foot d'Elles


Michèle Monnier : « On s'entraînait dans une sablière »

Pilier de l'équipe de France pour la première Coupe du Monde féminine officieuse au Mexique en 1971, Michèle Monnier en a été la première capitaine. Retirée des terrains depuis des années, Michèle Monnier, 69 ans, suit aujourd'hui attentivement le parcours des Bleues, en espérant leur victoire au Canada.


 

 

 

 

Michèle Monnier a commencé le football en 1968 à Reims. Elle a été la première capitaine de l'histoire de l'équipe de France, avec un rôle complètement différent de celui de son héritière actuelle : Wendie Renard. Toujours disponible et passionnée à l'idée de parler des Bleues, Michèle Monnier s'est confiée à Foot d'Elles sur son attachement au maillot frappé du coq et l'approche de la Coupe du Monde au Canada (6 juin- 5 juillet).

 

 

L' « équipe de France féminine », cela évoque quoi pour vous ?
M.M : "C'est l'équipe qui représente la France, celle qui va tirer vers le haut le foot féminin. Nous, c'était le départ de l'officialisation de la discipline auprès des instances : on a lancé le boomerang à la fédération... Il nous est revenu. C'était éphémère ! Aujourd'hui l'organisation est structurée et on voit de très beaux matches. Je pense que pour les joueuses c'est beaucoup plus agréable maintenant, même si je ne regrette rien !

 

Vous étiez la première capitaine de cette équipe, le football féminin a depuis bien changé...
- C'est sûr ! D'abord, il est professionnel alors que, nous, on avait deux entraînements par semaine et il fallait y aller après le boulot. Quand on a lancé l'équipe de France, on s’entraînait dans une sablière avec nos propres affaires. Au Mexique, je suis tombée malade et on n'avait pas de médecin donc je me suis fait soigner là-bas, avec de la cortisone qui m'a fait plus de mal que de bien ! Ça n'a plus rien à voir, mais il fallait bien qu'on débute !

 

Que représente le rôle de capitaine pour vous ?
- Celui de toujours porter l'équipe le plus haut possible. Moi je râlais facilement et je détestais perdre – j'étais mauvaise perdante (rires). Donc je « boostais » les filles. Si on prend un but, il faut y aller pour rattraper l'affaire !

 

Vous aimeriez être capitaine des Bleues aujourd'hui ?
- Avec une équipe comme ça... ce serait formidable ! Non pas que celles que j'avais n'étaient pas bonnes, mais le rôle n'a plus rien à voir. Moi, je m'occupais de leur moral, je servais de confidente, j'assurais les entraînements avec Pierre Geoffroy, je vérifiais que tout le monde était dans le bus quand il le fallait... On faisait tout, car on n'avait pas de staff. Aujourd'hui, Wendie Renard doit juste gérer son équipe. Elle a un encadrement autour d'elle donc elle est plus dégagée. Nous, c'était de l'artisanat.

 

Un message pour Wendie et les Bleues avant le Canada ?
- La seule chose à laquelle il faut qu'elles fassent attention : les terrains. Sur synthétique, il va falloir qu'elles jouent très précisément, il ne faut surtout pas qu'elles balancent !

 

Un pronostic ?
- (Elle rit...) Avec une équipe comme celle-là, la seule place qu'elle peut avoir c'est la première ! Elles en sont capables et l'entraîneur a fait des choix très judicieux lors des derniers matches, donc c'est possible... Peut-être en finale contre l'équipe qui reçoit. Elles se sont entraînées sur leurs terrains. Les Françaises, c'est leur seul handicap. Quand je les vois jouer, je suis aux anges dans mon fauteuil !

 

Aujourd'hui, avec les chances qu'elles ont de faire un beau parcours, ne regrettez-vous pas qu'on n'en parle pas plus ?
- Bien sûr que ça m'agace ! On était arrivé à un petit niveau de médiatisation, mais c'est retombé. On ne voit même pas dans les journaux qu'il y a une Coupe du Monde avec la France qui joue... Mais pour que ça se développe il faut de l'argent, quand on voit les équipes comme Juvisy, Montpellier, Lyon ou Paris, et je les mets volontairement dans le désordre, et derrière les clubs qui montent, mais dans lesquels les filles travaillent... C'est difficile. Ce sera difficile de professionnaliser tout le foot féminin, car il y a déjà les hommes, mais il faudra y arriver.

 

L'équipe de France peut-elle y contribuer ?
- Si elles gagnent, ça permettra à la discipline de ne pas retomber. L'équipe de France est le fer de lance du foot féminin. Si elles vont loin, ça va remuer certaines personnes et en motiver d'autres à aller jouer au foot. Quand je vois que chez moi (à côté de Bourgoin-Jallieu), dans un bled de 600 habitants il y a deux filles qui jouent au foot, je me dis que partout en France, il y a plein de gamines qui ne savent même pas qu'elles aussi peuvent jouer !

 

Vous êtes déjà prête pour 2019 à domicile ?
- Je n'aime pas la foule mais là, c'est sûr que j'irai voir des matches. Il faut qu'on se bouge ! En tous cas je pense que les « Bleues un jour, Bleues toujours » (groupe d'anciennes joueuses de l'équipe de France féminine, ndlr) seront au rendez-vous !"

 

 

Propos recueillis par Lucie Tanneau

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