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F.Haroud : "L'évolution du foot féminin reste fragile"


Publié le 25 avril 2015 | Foot et société
Par Anthony Rech pour Foot d'Elles


F.Haroud : L'évolution du foot féminin reste fragile

Du 23 au 26 avril, le Festival La Lucarne propose des projections de films, documentaires sur le football. En cette année de Coupe du Monde canadienne, cette troisième édition propose de (re)voir le documentaire de Farid Haroud : "Un vrai sport de gonzesses". Entretien avec le réalisateur.


 

 

 

 

 

En croisant approches historique et culturelle, mais également des témoignages d'amatrices, de professionnelles, pionnières et jeunes espoirs féminins de demain, le documentaire de Farid Haroud (diffusé pour la première fois en 2013), "Un vrai sport de gonzesses", éclaire un pan de l'histoire des femmes et de la conquête de leurs droits et s'offre comme un plaidoyer pour une reconnaissance du foot féminin. Dans le cadre de la troisième édition du Festival la Lucarne, du 23 au 26 avril, le travail de ce journaliste-auteur-réalisateur, sera projeté ce samedi à 17H10 au Point Ephémère à Paris.

 

Comment est né ce projet de documentaire "Un vrai sport de gonzesses" ?

F.H : "A vrai dire, c'est venu petit à petit. Je suivais le football féminin depuis 1993 environ (année de son premier article écrit sur le FC Lyon). Et ce qui m'avait marqué à l'époque c'était que le club attendait toujours le dernier moment pour connaître le planning de la ville afin de savoir où allait se jouer le match du week-end. Ensuite, j'ai continué à suivre l'Olympique Lyonnais, j'ai suivi les épopées européennes et j'ai commencé à étudier l'histoire du football féminin sérieusement. Avec une seule idée : pourquoi cela dérange tant les mecs ?


Quel était l'objectif de votre travail  ?

- Je suis partisan des documentaires qui rassemblent les gens et non qui les séparent. Ce documentaire s'inscrit dans la quête des droits de la femme. Ici, il ne s'agit pas seulement de parler de football pendant 52 minutes, ce monde déconnecté de la société, ni de faire un plaidoyer aveugle. Je voulais que tout le monde puisse le regarder. Je me souviens d'ailleurs du jour où le film a été diffusé sur Canal + à la mi-temps de Barcelone-Bayern. Paul Le Guen qui était consultant à l'époque avait dit : « au départ, je pensais comme les autres mecs, j'ai changé d'équipe ». Là, c'est gagné.


Finalement, ce qui interpelle le plus ce sont les témoignages de ces joueuses amateurs...

- C'est vrai ! Ces filles passionnées n'ont pas d'exposition médiatique et elles sont vraiment confrontées à ce que j'appelle les cinq piliers de la mauvaise foi masculine : "elles sont moins douées que des enfants", le "même moi j'y arrive", "retourne à tes casseroles", "toutes des homosexuelles", et le "il y en a quand même des jolies"...

 

Depuis la réalisation de ce documentaire, trouvez-vous que le football féminin a changé ?

- Oui et non. Oui car il y a une évolution dans la médiatisation de la discipline, les joueuses sont désormais reconnues dans la rue, pour certaines, elles signent des autographes. Mais d'un autre côté, est-ce qu'une gamine trouve plus facilement un club, je n'en ai pas l'impression. Si on retire au championnat de Division 1 l'Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain, il ne reste plus grand chose d'attractif. Est-ce que pour une Coupe du Monde masculine, la FIFA aurait pris la décision de jouer sur synthétique (surface retenue pour le Mondial canadien), je ne pense pas. Le football féminin est dans une phase de transition, il y a eu de l'évolution c'est certain mais cela reste fragile.


Que manque-t-il encore à la discipline ?

- Deux choses. Tout d'abord, en France, le haut niveau se crédibilisera par des résultats. Or, pour l'instant l'équipe de France n'a rien gagné, et cette Coupe du Monde au Canada pourrait tout débloquer. L'autre chose, c'est la formation. Au Canada, ils partent du principe qu'il faut une base massive avec beaucoup de jeunes pour obtenir une élite de qualité. En France, c'est le raisonnement inverse. On pense que si la locomotive est bonne, cela suivra derrière. Est-ce le bon choix ?"

 

 

 

Propos recueillis par Anthony Rech

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