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J-F Bernard : « La relation entre nos deux équipes est inexistante »


Publié le 24 mars 2015 | Foot et société
Par Anthony Rech pour Foot d'Elles


J-F Bernard : « La relation entre nos deux équipes est inexistante »

Président de l’association du Tours Football Club depuis 200è, Jean-François Bernard est très attaché à la cause du football féminin. Si des progrès ont été faits en termes de formation en Touraine, le chemin est encore long, et la frontière entre joueuses et joueurs est encore bien imperméable. Entretien.


 

 

 

 

 

Quelle histoire Tours possède avec le football féminin ?

J-F.B : -"Longtemps, Tours a été un club exclusivement masculin. Il existait dans la ville une section féminine au Tour Etudiant Club, qui a intégré le TFC au début des années 2000. Depuis, on a entamé un travail important de structuration et surtout avec la volonté d’intégrer cette section dans l'ensemble du club. Mais cela reste compliqué, car dans le football, comme dans toutes les sphères de la société, le machisme règne.

 

En quoi consiste cette structuration ?

- A Tours, nous essayons de développer la base de la pyramide en travaillant sur la formation, les équipes de jeunes. Aux Etats-Unis, le football est le premier sport pratiqué par les filles. Si la base est importante, il y aura une élite qui émergera forcément. Pour preuve, les deux titres de championnes du monde des Américaines (1991 et 1999).

 

Vous sentez-vous accompagnés dans ce projet football féminin ?

- Il faut que la Fédération se bouge un peu plus pour aider les clubs! On se sent très seuls sur le plan féminin surtout que nous vivons une année charnière (avec la Coupe du Monde au Canada et l'attribution du Mondial 2019 à la France). Par exemple, il y a une énorme différence de traitement entre filles et garçons chez les jeunes. Pour la formation d’un jeune, c’est 1000 euros de subvention de la Ligue, 500 euros pour une jeune fille. Nous sommes le premier club fédéral de la Ligue du Centre et ce genre de politique est un frein au développement de la formation féminine.

 

Avec votre investissement pour les féminines à Tours, les mentalités évoluent-elles au sein du club ?

- Clairement, la relation entre nos deux équipes est inexistante (ndlr : les hommes jouent en Ligue 2, les femmes en Division 2). Il y a déjà une séparation institutionnelle à la base. Les Féminines dépendent de l’association du club, les hommes appartiennent à une structure spécifique. Ensuite, ce sont deux mondes différents, personne ne s’intéresse à l’autre. Et enfin il y a une séparation monde professionnel-monde amateur. Mais les filles sont coupables trop souvent d’envisager leur position comme spécifique, isolée, en autarcie. Elles ressentent qu’elles ne sont pas accueillies à bras ouverts, et cela se comprend tout de même. Tout le monde peut prendre du plaisir à jouer au football.

 

Ce mardi 24 mars, à Tours aura lieu l’inauguration de l’exposition « Mêmes Rêves de foot », cela participe-t-il à cette évolution des mœurs ?

- Cette exposition permet de faire la promo du football féminin. Un concept intéressant qui vise à associer de manière très visuelle un joueur et une joueuse. Pour la participation du club de Tours, l’exemple est parlant car les deux gardiens ne s’étaient jamais rencontrés avant ! ».

 

 

Propos recueillis par Anthony Rech

Crédit Photo : toursfc.fr

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