Grand angle : Préparateur physique en D1

C’est une fonction importante qui peut bien souvent permettre d’éviter les blessures, atout non négligeable pour une formation de haut niveau. Le rôle du préparateur physique occupe aujourd’hui une place prépondérante au sein d’un staff technique. Quelles sont leurs actions ? Comment travaillent-ils au quotidien avec les joueuses ? Que mettent-ils en place pour une pleine réussite ? Explications et éléments de réponse avec les préparateurs physiques de Montpellier, Lyon, et Issy-les-Moulineaux.

 

 

 

 

Que ce soit dans le football, le tennis, le rugby, ou bien encore dans le sport de haut niveau en général, le préparateur physique mène une action très importante au sein d’un staff technique. « C’est lui qui répartit la charge athlétique sur toute la semaine », commence Eric Nicolas, entraîneur adjoint en charge de la préparation physique à Montpellier. Tendant à devenir une structure quasi-professionnelle, « les joueuses s’entrainent six à sept fois par semaine », le club de l’Hérault a désormais pris le pli des grosses écuries du championnat et travaille constamment sur le suivi des joueuses, de façon à ce qu’elles arrivent dans les meilleures conditions pour disputer les rencontres. « L’idée, c’est de travailler en fonction des points à améliorer de chaque joueuse sur un plan personnel, avoir un véritable suivi sur tout le groupe, c’est primordial. Nous allons notamment cibler les jours où nous pourrons mettre en place des séances un petit peu plus intenses ».

 

 

 

 

 

Au FF Issy-les-Moulineaux, Grégory Lac nous explique qu’il travaille davantage sur « la prévention, la gestion, ainsi que la préparation à la compétition, tout en ne laissant pas de côté l’aspect nutritionnel, qui est un élément fondamental ». Pour lui, « une joueuse qui a un mode de vie sain va forcément voir ses performances être meilleures au fil du temps, tout est lié dans le haut niveau ». Concernant l’Olympique Lyonnais, leader du championnat à l’heure actuelle, c’est Toru Ota, qui s’est également et pendant un temps occupé de la préparation physique de l’équipe professionnelle masculine (remplacé depuis par Antonin Da Fonseca), qui a pris les rennes de l’équipe féminine. Il explique qu’il s’occupe donc de « la partie physique comme l’échauffement sans ballon, les séances de prévention de blessures, ou encore le travail physique ainsi que la réathlétisation. Les exercices que je mets en place sont systématiquement discutés en amont avec l’entraîneur qui dirige la séance. Nous faisons un travail de renforcement musculaire et de prévention des blessures avant ou après l’entraînement ».

 

 

 

 

Unanimes sur ce sujet, Eric Nicolas, Toru Ota, et Grégory Lac, nous expliquent que « l’action du préparateur physique est étroitement liée à celle des médecins et kinés du club, tout le monde travaille en collaboration et c’est ce qui fait la différence pour parvenir au meilleur résultat ». Une action qui est également coordonnée par l’ensemble du staff technique. Au MHSC, « il y a une vraie solidarité au sein du staff technique, nous travaillons toujours main dans la main, et c’est pour cela que les choses marchent bien à l’heure actuelle. Pour réussir, il faut un maximum de coordination », précise Eric Nicolas. Grégory Lac poursuit. « Même si nous sommes un club amateur et que nous nous voyons finalement assez peu dans la semaine (six heures tout au plus), la communication est un aspect qui prime avant tout, au FF Issy-les-Moulineaux ».

 

 

 

 

Entre Rhône et Saône, le dialogue et la communication sont deux éléments primordiaux. Toru Ota ne manquera pas de rajouter. « Nous nous réunissons de manière régulière avec Gérard (Gérard Prêcheur, entraîneur général de l’Olympique Lyonnais) et le staff pour discuter de l’organisation. Le plus important, pour moi, c’est de décider ensemble ». Enfin, au moment de parler des séances de veille de match, qui sont toujours un petit peu particulières car il est vrai que les derniers détails techniques y sont réglés, le rôle du préparateur physique est d’insister sur la vitesse de réaction, ainsi que « sur la mise en confiance des joueuses », notera Grégory Lac du FF Issy-les-Moulineaux.

 

 

 

 

Eric Nicolas poursuit. « Les séances de veille de match sont essentiellement consacrées à la vitesse de réaction, la vivacité, et ces entraînements sont basés sur la confiance. Nous allons constamment chercher à installer la joueuse dans un climat de confiance, de façon à ce qu’elle puisse partir sur de bonnes bases le lendemain pour disputer une rencontre ». Et Toru Ota de conclure. « Tout le monde, que ce soit les joueuses, le staff, l’entraîneur, sait ce qu’il doit faire pour arriver dans les meilleures conditions le week-end, nous avons lourdement insisté sur ce point en début de saison, et comme les joueuses sont très professionnelles, nous n’avons pas eu besoin de revenir dessus. Simplement, j’insiste sur l’encouragement et la confiance, qui permettent à chacune de faire retomber un petit peu la pression ».

 

 

 

 

Crédits photos : ffissy.net / MHSC / olweb.