France – Angleterre : Une autre histoire ?

La finale du Tournoi de Chypre opposant la France à l’Angleterre se dispute cet après-midi à partir de 18h00 (17h00 heure française) à Nicosie. Auteur d’un parcours sans faute dans la compétition, l’Angleterre semble revigorée huit mois après son cuisant échec à l’Euro suédois. Suffisamment, toutefois, pour faire d’elle la favorite face aux Bleues ce mercredi en finale ?

 

Le dernier France – Angleterre en date rappelle forcément quelques bons souvenirs aux supporters tricolores. Les Bleues n’avaient fait qu’une bouchée des Britanniques lors de leur troisième match de groupe du championnat d’Europe suédois le 18 juillet dernier. Un succès 3-0 qui précipita par la même occasion le départ de Hope Powell pourtant à la tête des Three Lionesses depuis 15 ans. Alors, le fossé qui séparait les deux formations en Suède s’est-il resserré en 2014 ?

Un nouveau visage

Pratiquement huit mois après la désillusion suédoise, l’Angleterre s’est reconstruite match après match. Tout d’abord aux côtés de Brent Hills, chargé d’assurer l’intérim avant que la Fédération anglaise ne trouve un sélectionneur « fixe » pour son équipe nationale. 4 matches et 20 buts inscrits pour aucun encaissé plus tard, l’éphémère coach britannique a cédé sa place à Mark Sampson à la tête de la sélection anglaise en décembre dernier. Âgé de 31 ans, Sampson se présentera ce mercredi face aux Françaises, avec son, maigre mais honorable, bilan de cinq matches pour quatre victoires et un résultat nul.

 

 

Aucune défaite donc pour les Anglaises depuis le funeste 18 juillet dernier et le naufrage de Linköping. Pour autant, l’effectif british n’a pas connu de véritable remaniement entre temps. Vous y retrouverez toujours les habituelles Ellen White, Fara Williams ou autre Alexandra Scott. Oubliez cependant le 4-4-2 mis en place par Hope Powell pour tenter de faire déjouer les Bleues à l’Euro, Mark Sampson semble plutôt adepte du 4-3-3. Un plan de jeu qui s’est avéré payant face à l’Italie et au Canada puisque le trident offensif composé d’Ellen White, de Toni Duggan et de Lianne Sanderson a marqué 3 des 4 buts inscrits par les Anglaises au cours de ces deux rencontres. « C’est une nouvelle équipe avec une nouvelle façon de jouer », insistait Sampson à la veille de la finale. « Il est vrai que nous n’avons plus battu la France depuis 1974, mais la France n’a pas battu cette nouvelle équipe d’Angleterre ».

L’Angleterre fraîche comme l’Écosse

Comme le rappelait judicieusement Amandine Henry à l’issue du premier match face à l’Écosse, les Françaises commencent clairement à ressentir la fatigue à ce stade de la saison. Un problème dont son adversaire du jour n’aura pas vraiment besoin de se préoccuper, puisque la grande majorité des joueuses composant l’effectif britannique évolue dans le championnat anglais, ce dernier ayant pris fin en septembre dernier ! La donne était la même avec la confrontation face à l’Écosse, dont une bonne partie de l’effectif évolue dans la ligue écossaise, elle même arrivée à son terme en novembre 2013.

 

 

Un avantage de fraîcheur non négligeable pour les Anglaises qui tenteront de conserver leur couronne contre une équipe de France amputée de deux titulaires indiscutables : Amandine Henry et Laure Boulleau. Entre le remaniement tactique, la différence de fraîcheur physique et les absences côté français, l’Angleterre – meilleure défense du tournoi sans avoir encaissé le moindre but en trois rencontres – pourrait bien détenir les armes pour effacer l’affront du dernier Euro. Rappelons tout de même que lors de cette fameuse rencontre en juillet dernier, il y avait un tel écart de niveau entre les deux formations qu’une baisse de régime des Bleues aujourd’hui en finale du Tournoi de Chypre pourrait ne pas forcément leur être fatal.

  

 

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