Finale CDF – Billet d’humeur

Jeudi 31 mai, à Strasbourg, a eu lieu la finale de Coupe de France entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais. Si cette rencontre était annoncée comme LA rencontre de cette fin saison, le spectacle n’a pas été celui que l’on espérait. Le PSG s’est imposé 1 but à 0 et a mis fin à la série lyonnaise en Coupe de France, mais cette finale a été marquée par bien d’autres évènements que le but et le sacre parisien. Au vu du scénario et des faits autour de cette rencontre, un compte-rendu de match me semblait presque inadapté, alors j’ai pensé que partager mon billet d’humeur avec vous pourrait être une bonne idée… Bonne lecture !

Pour une finale qui sonnait comme le match au sommet pour clôturer cette saison, j’avoue être passée par de nombreuses émotions jeudi soir dernier. Heureuse, surprise, frustrée, déçue, et même un peu triste. Cette finale m’aura suffisamment perturbée pour que j’ai envie de partager ce billet d’humeur avec vous aujourd’hui. Comme bon nombre d’entre vous sûrement, je m’étais confortablement installée dans mon canapé en me disant que j’allais me régaler en regardant les deux meilleures équipes françaises s’affronter pour l’ultime titre encore en jeu cette année. Cela commençait plutôt bien puisque c’est dans un stade de la Meinau bien garni et avec une affluence record pour un match de Coupe de France (12 480 spectateurs) que Florence Guillemin donnait le coup d’envoi de la rencontre. Eh oui malgré le fait que le match se joue un jeudi – pas forcément des plus vendeurs pour les gens qui travaillent ce jour et le lendemain -, qui plus est à 21h00 – un horaire qui ne convient pas forcément aux enfants -, l’affiche était suffisamment alléchante pour que tout le monde fasse un petit effort pour aller au stade.

Sans Lair mais avec Katoto

Je n’aborderai pas ici les aspects tactiques ou les choix faits par les entraîneurs, mais je me dois de parler un peu foot quand même, et notamment de la première période assez clairement à l’avantage des Parisiennes. Avec ce billet, il n’est alors pas question de mettre en doute le résultat obtenu par le PSG à la pause (1-0), qui a probablement fait sa meilleure partie contre l’OL cette saison. Patrice Lair, officiellement en arrêt maladie, mais dont l’absence a beaucoup fait parler, avait donc laissé ses joueuses à la charge de Bernard Mendy, normalement entraineur adjoint de l’équipe. Un mal pour un bien ? À en croire la manière dont les Parisiennes se sont exprimées sur le terrain jeudi dernier, la réponse semble être un grand « OUI » ! Avec une signature à Niort et un arrêt maladie qui tombait dans la foulée, les rumeurs et spéculations autour de l’absence du technicien parisien avaient envahit la toile et probablement aussi les têtes des joueuses de la capitale. Un « abandon » qui aurait pu mettre à mal les Parisiennes, mais qui semble finalement les avoir boosté et leur avoir donné l’envie de montrer de quoi elles étaient capables sans lui. Résultat : une équipe du PSG conquérante qui a été chercher Lyon plus haut qu’elle ne l’avait jamais fait, et une superbe réalisation de Marie-Antoinette Katoto à la 16e minute de jeu (sobrero pied droit et demi-volée pied gauche, rien que ça) qui permettait aux Parisiennes de prendre l’avantage. Si ces dernières ont été bonnes, il faut quand même bien admettre qu’au contraire les joueuses de Reynald Pedros ont elles été en dessous de leur niveau habituel, que ce soit d’un point de vue collectif mais aussi individuel. C’est donc logiquement que le PSG menait à la pause, et il n’y a pour moi pas à tergiverser là-dessus.

Quand la météo s’en mêle/s’emmêle

Au retour des vestiaires, les Lyonnaises revenaient plus motivées et plus incisives alors je pensais que le match allait cette fois davantage ressembler à ce que je m’étais imaginée pour cette finale. Ce fût le cas pendant une dizaine de minutes, avant que Florence Guillemin, l’arbitre du match, ne décide d’interrompre la rencontre (58e). Une décision juste au vu de l’orage qui s’abattait sur Strasbourg, et de la foudre qui tombait non loin. Mais après ça, cette finale devenait presque un cauchemar. Ok le mot est peut-être un peu fort pour certains d’entre vous, je ne sais pas, mais je vous assure que c’est le sentiment que j’ai eu. Alors que l’arbitre avait quarante-cinq minutes pour décider du sort de la rencontre, à savoir : reprise là où le match s’est arrêté, ou report 48h plus tard (à 0-0, au coup d’envoi), les spectateurs attendaient sagement en tribunes, et les médias tentaient de broder comme ils le pouvaient. Je vous épargnerai la critique du programme court choisi par France 4 (Like-moi !), qui a peut-être davantage fait fuir l’audience qu’il ne l’a diverti pendant ce temps mort. Personnellement, je crois que le générique « Boum boum la licorne », m’a un peu esquinté les tympans. Quarante-cinq minutes plus tard les choses bougent, l’arbitre est retournée voir le terrain, les médias évoquent la forte probabilité de report du match au samedi, certains spectateurs se dirigent vers la sortie, et je commence à préparer mon pyjama et ma brosse à dents…

Pas en sucre mais quand même

Mais aussi étrange que cela puisse paraître, Madame Florence Guillemin décidait que la finale reprenne là où elle s’était arrêtée soixante-douze minutes plus tôt, soit presque une demi-heure de plus que le délai normalement prévu dans ce cas de figure. Les Parisiennes ne bronchaient pas et retournaient à l’échauffement. Je ne critique absolument pas ça, car j’aurais fait exactement la même chose qu’elles si j’avais été dans l’équipe qui menait au score et que mon adversaire était dans un jour sans, – comme l’OL l’était jeudi. Mais je comprends aussi que les Lyonnaises et leur staff n’aient pas eu l’envie de revenir sur le terrain… Pas vraiment à cause du délai dépassé, mais surtout à cause des conditions qui de mon point de vue n’étaient pas réunies pour reprendre. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elles étaient les mêmes que lorsque le match a été interrompu, mais clairement nous n’en étions pas si loin. Certes l’orage semblait s’être éloigné un peu mais la pluie ne s’était toujours pas arrêtée et le terrain gorgé d’eau était bien moins praticable que lors de la première période impraticable pour moi. Mais comme vous le savez toutes et tous, je ne suis pas arbitre ! Alors je vous le demande : Suis-je la seule à penser qu’au-delà d’avoir un terrain qui gâcherait la qualité du jeu, celui-ci risquait surtout de mettre en danger l’intégrité physique des joueuses ? Voulez-vous parler de l’aquafoot, cette nouvelle discipline pratiquée jeudi soir à Strasbourg (avec mention spéciale aux joueuses de couloirs) ?

Bonnes ou mauvaises décisions ?

Bref, après quelques coups de pression auprès de l’arbitre et une bonne dose de chambrage pour les Lyonnaises, la décision était prise, et les vingt-deux actrices devraient terminer la partie, alors même que les tribunes étaient beaucoup moins garnies qu’en début de match et que certains téléspectateurs étaient partis se coucher en pensant que… Mais non, le match repartait à la 59e minute, et ce qui devait arriva ! Jeu très peu développé, inintéressant, des glissades, des vagues, du jeu long, du jeu long, du jeu très long… Je pense même avoir aperçu quelques joueuses boire la tasse. En l’espace d’un instant, cette finale de Coupe de France avait perdu tout son charme, et j’attendais impatiemment quelques coups de pieds arrêtés pour vibrer encore un peu. Handicapées par le terrain, les Lyonnaises essayaient de revenir au score, mais avec une équipe parisienne bien en place et qui ne prenait aucun risque dans ses relances, difficile d’imaginer que le score pouvait encore bouger. Evidemment, les conditions de jeu étaient les mêmes pour les deux équipes à ce moment-là, mais avec l’avantage du score, il semblait assez évident que Paris s’en sortirait mieux en défendant et en dégageant le ballon loin devant, que Lyon qui devait poser davantage pour trouver le moyen de marquer. Le jeu était pauvre et il était impossible d’enchainer trois bonnes passes au sol sur ce terrain détrempé. Je savais qu’à ce moment-là, seuls les coups de pied arrêtés pourraient emmener quelque chose. Et bim ! Dans les dernières secondes de jeu, sur un corner, l’Olympique Lyonnais égalisait par Ada Hegerberg (90+3) ! À défaut d’avoir eu une deuxième période plaisante, nous aurions – comme l’année passée – du suspense pour la séance de tir aux buts. Oui mais non, puisque Florence Guillemin refusait le but pour une faute sur la portière parisienne, bousculait par… sa propre défenseure d’après les images. Mais encore une fois je ne suis pas arbitre, alors je n’incrimine personne et je continue de chercher où était la faute.

Une dernière un peu gâchée

Je pourrais m’arrêter là et simplement féliciter les Parisiennes pour ce titre. Les féliciter pour avoir mis fin à l’hégémonie lyonnaise et pour ajouter une seconde ligne à leur palmarès. Mais ma déception autour de cette finale n’est pas uniquement due au manque de spectacle sur le terrain et à cet improbable scénario.

Si à la fin du match, il y a eu quelques échauffourées sur la pelouse et que je n’aime pas ce genre d’images, je peux quand même les comprendre. Tu gagnes, tu chambres un peu. Tu perds, et ce genre de chambrage t’agaces. C’est légitime, alors je ne polémiquerai pas là-dessus. En revanche, je terminerai ce billet (roman) d’humeur par un moment qui aurait dû être tout aussi fort que cette finale, mais qui a lui aussi était un peu gâché : les au revoir de Laure Boulleau, Camille Abily, Elodie Thomis, et Corine Petit. J’ai été triste et déçue que leur carrière se termine sur cette note, et même si parmi elles, Laure Boulleau, pouvait se réjouir de soulever le trophée, les au revoir m’ont semblé léger à côté de ce que ces quatre joueuses ont fait pour le foot français. J’aurais aimé que leur dernière puisse redonner un peu de beauté à cette soirée, parce qu’elles le méritaient quelque soit le résultat de cette finale. En tout cas, pas de doute, tout le monde devrait longtemps se souvenir du match où elles auront raccroché les crampons, cette fameuse finale de Coupe de France, en 2018…


Crédits photos : psg.fr, FFF

28 commentaires

  • Après avoir revisionner le but lyonnais invalidé par l’arbitre, qui est placé dans l’axe du but parisien. On voit Hermoso qui balance Henry devant l’arbitre de façon très flagrante, Erika ceinture d’abord Renard, qui fait un geste du bras gauche pour s’enlever du marquage de la brésilienne de façon à partir à contre sens du but, Erika n’a presque pas bougé de sa zone et n’est pas projetée à terre par le geste de dégagement de Renard, puis dans la continuité, Endler vient la percuter. On peut donc affirmer que le but d’Hegerberg était valable et que Endler a complètement manqué sa sortie aérienne.

    https://www.france.tv/sport/511001-football.html

    Règlements FFF: https://www.fff.fr/static/uploads/media/cms_pdf/0003/45/8ff9d888db79b40732b68f05681170dc5c959e7e.pdf
    https://www.fff.fr/static/uploads/media/cms_pdf/0003/45/6f3fbf37377edf1bcd4629cb6811e31ee09b5bba.pdf

  • il n’ y avait que comme ça que le PSG a pu battre l’ OL et il n’y a vraiment pas de quoi en être fiers(eres)
    Mais on voit ici un forumer , un vrai lobby anti-OL a lui tout seul, essayer de tordre la vérité par tous les moyens et ça me fait bien rire (et pas que moi ….)

  • Mam’zelle Sandrine nous a dit dès le départ qu’elle avait réalisé (comment dire?) une peinture. Son «histoire personne» fait que le coup de pinceau est assuré et que les personnages de la scène ne peuvent être que bien proportionnés. Et évidemment, les amateurs d’art pictural (plus ou moins avertis) que nous sommes ne peuvent que souligner la qualité de l’œuvre. Bien sûr, j’aurais peut-être aimé une mer un peu moins bleue et tel autre un ciel un peu plus lumineux. Mais globalement, la critique est unanime pour louer la qualité du travail. Je ne me rappelle pas avoir entendu un visiteur s’emporter et s’écrier que la toile était «nulle». Ce qu’il ne faut en aucun cas faire, c’est décrocher le tableau et s’en servir pour régler ses comptes avec ce visiteur contre lequel on a des griefs plus ou moins (je n’ai pas les éléments pour juger) légitimes.

  • Commentaire de (bonne) humeur :
    D’où il ressort que Sandrine Dusang ne dort ni en chemise de nuit, ni nue ni en Chanel N°5.
    Plus sérieusement :
    un petit coup de fil à Florence Guillemin pour savoir ce qu’elle a vue ou si elle a fait une erreur ? Erreurs qui arrive à 100% des arbitres et n’a aucune importance puisque ce n’est que du foot.

  • Déjà,ce qui est surprenant, c’est qu’on joue une finale de coupe de France en s’apercevant que,finalement,personne ou peu connaissent les règles du jeu.
    *Les commentateurs sportifs TV(qui sont allés au renseignement)
    *Les joueuses elles-mêmes(qui grosso modo,font ce qu’on leur dit de faire)
    *Les dirigeants(on a vu Aulas téléphone en mains)
    *Nous(on l’a vu sur ce forum),mais pour nous,c’est moins grave.
    Pour les arbitres,on ose espérer qu’elles les connaissent.Alors nous n’étions pas sur le terrain,ni dans les vestiaires,ni dans les tribunes où trônaient les « huiles de la FFF,dont Noel Le Graet , pour savoir ce qui s’est dit. Là, on tombe dans l’imaginaire,dans les supputations.
    Le papier de William Commegrain n’est pas inintéressant.On peut penser qu’il y a eu des pressions sur Madame Guillemin,de la part de son patron,après avoir sondé l’OL,pour rejouer très rapidement un autre match(sous 48h).Et on peut imaginer la réponse: »Ah non,pas possible!Nous,on part tout de suite pour St Tropez où tout est déjà calé,organisé,réservé,planifié! ».
    -« Et plus tard?aurait-on demandé?
    -« Pas possible!Les joueuses ont réservé pour leurs vacances,dont les étrangères qui rentrent au pays,et idem pour les parisiennes »
    Mr Le Graet à Madame Guillemin: »Bon,écoutez,débrouillez-vous,on finit le match »
    Evidemment c’est du roman feuilleton,de la fiction!Mais au fond,est-ce que ça ne se serait pas passé ainsi?
    Chambrage sur les lyonnaises,Sandrine?Il y a eu .Il faut se référer à la décla de Wendie Renard avant de reprendre,au micro de Romain Balland: »Elles nous prennent(les parisiennes) pour des petites joueuses.Il nous reste 30mn pour égaliser.Nous sommes l’Olympique Lyonnais,et nous y allons »
    A partir de là,bonne analyse,Sandrine. C’était sans compter sur les conditions du terrain.Les lyonnaises qui s’escriment à remonter le ballon ,ou à le ramener encore et encore devant le but,est moins aisé que botter loin devant ou en touche pour l’équipe qui mène,et faire tourner le chrono.
    Jusqu’à l’épisode du but lyonnais.
    Ce match dégage de mauvais relents.On n’a pas envoyé un bon signe pour l’organisation de la coupe du Monde 2019.
    Je comprend,Sandrine,ton impression de malaise.
    Je comprend la déclaration d’Amandine Henry »Vous savez,sur un match comme celui-ci,il est très compliqué de garder son calme »
    Je comprend quelques déclarations fortes, ici sur ce forum,comme caras,gidelon,et d’autres,lyonnais ou pas,qui en sont ressortis soit écoeurés,soit avec des convictions ébranlées,jusqu’à annoncer qu’ils lâchent le foot féminin français parce que c’en est trop.C’est pas anodin.
    Je comprend l’utilisation du mot « Parodie ».
    Parce que de vilaines choses apparaissent dans notre foot féminin.On a parlé des Ultras.On voit des filles qui s’attrapent maintenant par le col.Des mauvais mots qui fusent .Celà craint!Mais nous pourrions en discuter sans doute des années durant.

  • Très bon billet @s-dusang , je suis un peu , comme toi la seconde mi-temps avec l’interruption liée à l’orage m’à laissé dubitatif . Car on le savait que ça allé claqué sur le Grand-Est dans la soirée , je m’étonne que sachant personne à la FFF et dans les clubs ,n’aient pas discuté pour avancé le match. D’au moins 1 heure , car en commençant le match à 20H environ ,la finale aurait été terminé quasiment au moment de l’interruption du match.

  • J’ai (peut-être?)élucidé l’histoire des 45mn.Oh!Ce n’est pas de moi mais de wikipédia,en faisant un peu de recherche.
    Et s’il n’y a pas de règle dans le règlement de la coupe de France,c’est qu’il n’y en a pas besoin puisque cette règle existe déjà,valable pour TOUS les matchs de football quels qu’ils soient.
    C’est la LOI 7 du football,de l’IFAB(International Football Association Board)qui fait partie des lois du jeu régissant le football.

    QUI STIPULE:
    « Arrêt définitif du match: Un match peut-être arr^^eté définitivement en cas de circonstance particulière (intempérie,violences). Cette interruption est à la discrétion de l’arbitre.Par ailleurs, si les périodes pendant-lesquelles un match est momentanément arrêté DEPASSENT 45MN à partir de l’heure de début du match(y compris les périodes de mi-temps),l’arbitre a également l’OBLIGATION d’interrompre définitivement le match.Un match arrêté définitivement avant son terme doit être rejoué,sauf disposition contraire édictée dans le règlement de la compétition. »

    Eh bien il semblerait qu’on ait pris des libertés avec cette règle…

  • Salut Sandrine ! D’abord, ça fait plaisir de voir un billet d’humeur (quel qu’il soit) sur FE, j’ai assez suffisamment souhaité et demandé ce genre de choses pour t’en féliciter.
    Ensuite, sur les 45 minutes, je ne sais pas si tu as suivi les débats sur le forum (ru n’y es pas intervenue), mais après recherches et surtout consultation du règlement de la Coupe de France féminine 2017-2018, il semble bien qu’il n’y ait PAS de règle de cette sorte. Appelons ça un vide juridique si tu veux, mais constatons-le. Je pense que les journalistes et sans doute les dirigeants lyonnais aient cru que le règlement était celui de la LFP qui effectivement prévoit ce genre de choses. Mais ce n’est à toi que j’apprendrai que la CDFF échappe à la LFP. Bien entendu, cette règle n’est pas non plus une « Loi du jeu », et son application (variantes ou inexistence) change de pays en pays, de championnat en championnat.
    Après on peut débattre sans fin sur la légitimité ou pas de reprendre le match concernant les conditions (terrain). Perso – et toi aussi, je n’en doute pas – j’ai vu bien pire ! Et personne ne s’est désolé, ni n’a pleuré quand la finale de l’Euro U19 est allée au bout pour le triomphe de nos Bleuettes à Prague dans des conditions bien plus dantesques…

    Enfin, concernant le but refusé à Lyon, même si je n’ai pas d’avis définitif là-dessus, je trouve dommage que tu n’évoques même pas la version alternative; celle donnée a minima par les joueuses du PSG indiquant que Renard aurait poussé Erika, laquelle a fait tomber Endler, empêchant celle-ci d’intervenir proprement. Sans la valider forcément, tu aurais pu la livrer, car à la vue des images elle est possible.

    Sinon, oui, la fête a été gâchée. Par la qualité du spectacle en fin de match bien sûr (le moins grave), par les inadmissibles échauffourées de la fin, par la déclaration honteuse de Renard, compensée heureusement par la modération sage de Le Sommer, et la grande lucidité pleine d’humilité de Henry. Qui a réagi en grande capitaine. Même si ce n’est pas cette équipe-là.

    • @gromit Merci beaucoup. Contente que ce billet plaise dans l’ensemble 😉
      Oui oui j’ai bien vu pour les 45 minutes et ce vide juridique. Est-ce que pour autant, l’arbitre aurait pu laisser les joueuses dormir dans le vestiaire le temps qu’elle prenne sa décision ? 😉 Je plaisante évidemment, mais dans le doute, je trouverais normal que ce délai soit appliqué non ?
      Pour ce qui est de l’état du terrain. Je ne dis pas que je n’ai jamais vu ça ou que je n’ai jamais joué sur une pelouse limite, mais simplement que pour moi le terrain n’était plus praticable lorsque le match a repris à la 59e. Lorsque Florence Guillemin a été voir le terrain avant de prendre la décision, elle ne s’est d’ailleurs pas trop amusée à faire le test du ballon qui roule et rebondi (et surtout pas dans les couloirs – le coin de Lucy Bronze Aie aie aie). Ce genre de terrain gâche le jeu oui, mais peut surtout mettre en danger l’intégrité physique des joueuses. Bref, quoi qu’il en soit je pense que tout le monde aura compris que cette décision a surtout été prise par rapport à des problèmes de logistique, de dispo et de planning.
      Enfin, pour la faute qui annule le but d’Ada Hegerberg, je n’ai pas évoqué la version alternative parce que c’est mon billet d’humeur et que j’y écris ce que je veux ! 😉 #LOL Plus sérieusement, je ne l’ai pas fait parce que j’ai vraiment du mal à voir cette version. Je ne dis pas que j’ai raison et que les autres ont tort, mais j’ai l’impression que si il y a un geste de bras de W.Renard sur Erika au départ du ballon, il n’est pas plus grand/gros/fort que celui de J.Hermoso sur A.Henry. Avantage à la défense alors ? 😉

      • Bonjour Melle DUSANG,

        Je ne suis pas un distributeur de bons ou de mauvais points mais je peux dire si j’apprécie tel ou tel commentaire ou « billet d’humeur » sans passer pour un « léche bottes »…
        J’aime beaucoup ce que vous avez écrit car il n’est ni à charge ni à décharge contre quiconque. Il est objectif , précis et … impartial.

        Je ne vais pas parler des 45 mns qui se sont transformées en 1h et 12mns car PERSONNE ne peut dire si ce dépassement des 45 mns aurait du conduire à un report du match à 48h devant être repris au score de 0 – 0.
        C’est bien regrettable mais il semble avoir là un vide dans le règlement pour la compétition féminine.

        Seul P SERVE alias ‘gromit’ a un avis définitif. Quoi qu’il en dise, toutes ses observations vont contre l’OL. C’est tout à fait son droit mais tout son discours ne suit qu’un même chemin : Sus à l’OL et à certaines de ses joueuses auxquelles il voue une espèce de « haine » exacerbée. Et pourtant il se condense dans une attitude de refus de la vérité que chacun peut voir dans les images TV.

        J’ai bien aimé la façon dont vous le remettez à sa place en disant que vous « écrivez ce que vous voulez dans votre billet » !!. Pas sûr que venant de quelqu’un d’autre que vous, cette réflexion n’ait pas soulevé chez SERVE des répliques acerbes car Mr SERVE n’est pas un homme qui accepte être « remis à sa place » même gentiment.

        Je me retrouve complètement dans tout votre billet d’humeur et j’ai eu grand plaisir à vous lire. Le fait que 99% des participants ont aimé montre que votre objectivité fait presque l’unanimité excepté donc un homme qui se laisse conduire par son hostilité sur un club ce qui montre une pensée qui n’est pas LIBRE..

        Bravo à vous

  • ce fut une parodie de match et la FFF et le PSG n’en ressorte pas grandie, cette arbitre ne devrais plus arbitrer un match et le + gros reproche à faire à ses responsables c’est de ne pas respecter les règles. Ce sont ses mêmes bouffons je m’excuse du terme qui font la promotion de la future Cdm en France… J’aie honte pour le foot féminin en france. La seule équipe qui tient le haut du panier et qui fait beaucoup pour la promotion du foot féminin c’est l’OL…

  • Pour tout dire, j’ai eu(j’ai…) le même sentiment que toi, Sandrine,au-delà du résultat. Celui d’une finale triste où on aura tout eu.Car enfin!! On a eu toute la panoplie :interruption de match(,et quelle interruption!) ,palabres, conditions de jeu dantesques (et oui !joueuses buvant la tasse en glissant dans les gerbes d’eau), but refusé on ne sait par quel mécanisme(on n’a toujours pas compris),accrochage entre joueuses(ce qui est rare).Il était temps que ça se termine.
    Quand je pense qu’une finale de coupe est une fête,la cuvée 2018 ne restera pas dans les annales ,ou plutôt si .On la ressortira comme une finale à oublier,sauf peut-être pour les parisiennes qu’il faut féliciter

    • Bonjour ‘sweet…..’

      Excellent résumé.

      Je pense que la véritable finale de la CDF a été remise avec la création du TROPHEE DES CHAMPIONS .
      C’est l’occasion après cette victoire tronquée du PSG car il était impossible d’organiser un tel trophée car l’OL avait les 2 titres (championnat et CDF) depuis 6 ans !!!!.

      N LE GRAET a essayé et réussi à faire oublier ses errements de la CDF car il s’est mis en grande faute lors de cette finale et il est un peu responsable de ce qui s’est passé tant pour le dépassement des 45 mns ( qui ne s’est pas passé parait-il selon la FFF) que pour « l’acharnement » à vouloir reprendre le match et au silence assourdissant sur la validité du but égalisateur de l’OL.

      J’ai bien aimé votre commentaire

  • Je retiendrai une chose: Sandrine sur son Château d’Ax! Plus sérieusement, excellent billet d’humeur. Sandrine évoque les fameuses 45 minutes mais je vous en supplie, ne remettez pas de piles dans le lapin Duracell! Vous parcourez le billet comme vous regardez une bonne version ciné ou TV de Guerre et Paix et vous vous laissez emporter sans finasser sur le passepoil de l’uniforme des soldats russes qui n’est pas fidèle à la vérité historique. Voilà!

      • Bonjour, (et merci)
        On nous a pourtant expliqué en détail que la limite était 45 minutes. (je regardais sur Eurosport.). le temps était de 47 minutes et 25 secondes quand l’arbitre est allée tester le terrain. (chrono Eurosport).
        De toute évidence l’arbitre (qui faisait une moue éloquente) a été fortement influencée par les responsables pour la reprise, car ils ne trouvaient pas de date possible pour rejouer. Ce que je reproche personnellement à ces responsables, c’est de ne pas avoir assumé cet embarras (qu’on aurait peut-être pu comprendre) mais d’avoir prétendu hypocritement (à l’antenne d’Eurosport) que les 45 minutes n’étaient pas atteintes. Ils devraient faire de la politique! J’ai cru qu’ils allaient affirmer qu’il faisait soleil!
        Quant au but refusé, n’en parlons pas. On atteint des sommets.

      • De tout ce que j’ai pu lire, il semble que non ! Il y avait un article des lois du jeux FIFA qui fixait une limite à 45 mn mais il a été modifié. La LFP soit avait repris la norme FIFA soit a modifié son article pour réintroduire dans ses compétitions cette limite.

        La FFF ne l’a pas fait. Amateurisme ?

        Il est vrai que quand la secrétaire générale est à Munich, il est normal que certains dossiers restent en souffrance ! (un calendrier sans date de secours en fait aussi partie)

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