Epoustouflant !

Le match pour la troisième place de la Coupe du Monde des Moins de 17 ans se déroulait hier soir à 22 heures HF entre l’Italie et le Vénezuéla. Le spectacle fut au rendez-vous avec un match fantastique, des buts magnifiques et du suspense jusqu’à la dernière seconde du temps réglementaire, terminé sur le score de 4-4.

 

 

 

 

 

Une première mi-temps de belle facture

 

Ce n’était pas la finale, mais ce dernier match entre deux équipes qui n’étaient pas attendues à ce niveau-là de la compétition a tout simplement été spectaculaire. Nul doute qu’il restera dans les mémoires de toutes ces jeunes footballeuses et des spectateurs présents dans le stade. Deux équipes qui s’étaient rencontrées en phase de poule, pour une petite victoire 1-0 du Vénezuéla. Ce deuxième « round » a été complètement différent : des buts, du spectacle, du drame, du suspense… Le genre de match qui peut créer des vocations, qui vous fait aimer le football.

 

Après deux grosses occasions dans les deux premières minutes pour le Vénezuéla, l’Italie prend l’ascendant et ouvre la marque sur une action d’école, un débordement de Marinelli qui passe en retrait pour Bergamaschi, qui n’a plus qu’à ajuster son plat du pied (16e). Après 45 minutes vivantes pendant lesquelles les deux équipes ont de nombreuses occasions, l’Italie pense rentrer au vestiaire sur ce court avantage de 1-0 ; mais c’est sans compter sur Tahicelis Marcano, qui conclut la mi-temps d’une superbe frappe des 35 mètres qui vient se loger sous la barre de Francesca Durante.
1-1 à la pause, le suspense reste entier et la deuxième mi-temps promet du spectacle.

 

 

 

Une deuxième mi-temps époustouflante

 

La seconde mi-temps repart d’ailleurs sur les chapeaux de roue, avec une belle frappe de Deynas Castellanos sur le poteau, suivie immédiatement d’un beau décalage de Manuela Giugliano pour Martina Piemonte qui ne fait qu’effleurer la lucarne. Le ton est donné. Et c’est cette même Giugliano qui, des vingt mètres, va envoyer le ballon en lucarne. A peine le temps de savourer pour les Italiennes que Castellanos montre encore toute sa classe sur une action individuelle, mais qui n’aboutit pas. Une minute après, c’est Gabriela Garcia qui oblige Durante à détourner la balle en corner. Cette même Garcia qui, d’une tête piquée que ne peut que ralentir Durante, remet les deux équipes à égalité. Nouveau rebondissement : à peine une minute après l’égalisation de Garcia, Giugliano récupère un ballon aux vingt mètres et d’une frappe à ras de terre le long du poteau trompe une nouvelle fois la gardienne Vinotinto.

 

3-2, et encore une demi-heure à jouer. Garcia – omniprésente sur la pelouse – a décidé que le match n’était pas assez riche en rebondissements, et s’en va tromper Durante d’un lob ajusté après une passe en profondeur pour remettre – pour la troisième fois – les deux équipes à égalité (68e). Mais ce n’est pas fini : Simonetti, à la réception d’une belle passe de Giugliano ajuste Caceres près de 11 minutes plus tard suite à une erreur d’arbitrage. Elle pense alors avoir donné un avantage décisif à l’Italie. Mais non, car comme en 1/4 contre le Ghana, les Italiennes se font rejoindre au bout du temps additionnel, sur un but de Luzardo à la suite d’un corner mal dégagé.

 

 

 

 

Et tout se joua aux tirs au but

 

4-4, tout va finalement se jouer aux tirs au but. Et là, pas de suspense : alors que les Vénezuéliennes voient leurs deux premiers tirs toucher le poteau et la transversale, et les deux suivants être arrêtés par Durante, les Italiennes n’en ratent qu’un (par Giugliano) et terminent ainsi le tournoi à la troisième place.

 

Ces deux belles équipes auront réalisé un très beau tournoi, et l’ambiance qui régnait avant le match – joueuses tout sourire d’un côté comme de l’autre – le faisait sentir.

 

Tous les buts du match

 

Des joueuses au fort potentiel

 

Vénezuéla et Italie ont pu compter, sur ce match comme sur l’ensemble du tournoi, sur plusieurs joueuses-clés. Du côté Vinotinto, difficile de passer à côté du duo d’attaque Castellanos/Garcia qui termine à 12 buts marqués – 6 chacune, meilleures buteuses du tournoi. Cette jeune équipe a également pu se reposer sur d’autres joueuses. On pensera à Michelle Romero, grosse travailleuse au milieu du terrain, la puissante Daniuska Rodriguez, ou encore les deux milieux offensifs Moreno et Zambrano.

 

Du côté italien, difficile de passer à côté de la petite Giugliano, auteure d’un doublé en finale, mais surtout de passes lumineuses tout au long du tournoi. Autre travailleuse de l’ombre qui a joué un rôle essentiel dans cette équipe, la milieu Cavicchia (sortie sur blessure en fin de match). Il est difficile de ne pas mentionner la latérale Marta Vergani, petite mais accrocheuse, et surtout la gardienne Durante, une des meilleures gardiennes de cette génération.

 

 

 

Crédits photos: captures d’écran Eurosport.