D1 : PSG/PFC, comme un ouragan

Pour son premier match à Jean-Bouin, le Paris-SG a atomisé hier le Paris-FC (5-1) lors d’un derby qui a entériné l’écart entre les deux formations. Destins (dé) croisés.

Le match avait le goût des effluves royaux, les senteurs des meilleurs plats. En tout cas, tout ce qui se faisait de mieux dans la capitale. Entre un PSG de gala, vice-champion d’Europe en 2017, vainqueur de la Coupe de France en 2018 et le Paris-FC, « nouveau » challenger francilien, qui a fusionné la saison dernière avec le club historique de Juvisy, on s’attendait à une joute délicieuse, à un duel…capital. Dimanche soir, au stade Jean-Bouin, devant 500 ultras du PSG, les troupes d’Olivier Echouafni n’ont laissé que quelques miettes de ce festin étoilé (5-1). La faute, en partie, à deux erreurs d’appréciations commises par la gardienne du PFC et ancienne du PSG, Karima Benameur, mais également l’impuissance des joueuses de sa formation face au bon rouage de l’équipe adverse. Résultat, Marie-Antoinette Katoto s’est illustrée, signant le premier but avant que Wang n’ouvre son compteur (37e), quelques jours après son arrivée, tandis que Grace Geyoro (51e), Kadidiatou Diani (59e) et Eve Périsset (67e s.p.) parachevaient la démonstration de force.

Addition salée

Pour le PFC, c’est cette même Périsset (80e) qui inscrivait un but contre son camp, permettant aux coéquipières de Gaëtane Thiney de sauver l’honneur. Une note plutôt salée pour un travail vite fait, bien fait, qui ne laisse (presque) pas de regrets, mais plutôt de l’impuissance aux troupes de Pascal Gouzènes, l’entraîneur du PFC : « Nous avons raté notre entame de match et face à une équipe comme le Paris Saint-Germain, ça se paie cash ».

Après une belle entrée en la matière (2-0) contre Guingamp, le Paris FC doit vite se relever, dès le prochain match contre Lille pour retrouver ses esprits et de la sérénité. De son côté, le PSG conforte son leadership et s’installe en tête du championnat (2eme à la différence de buts) aux côtés de Lyon. Après un an de diète, il pourra également retrouver l’appétit des grands joutes européennes puisque dès mercredi il affrontera les Autrichiennes de Sankt Pölten en Ligue des Champions.

Difficile de rivaliser avec le PSG

Du côté du PFC, tout le monde y croyait pourtant un peu, avant le camouflet du week end, à commencer par Marie-Christine Terroni, sa présidente : « Ce n’est pas contre le PSG ou contre Lyon qu’il faut obligatoirement gagner, même si ça serait une belle récompense. Nous devons remporter tous les autres matchs ».

En effet, difficile de rivaliser face à un PSG qui, certes mise sur la jeunesse de la milieue de terrain tricolore Annahita Zamanian (18 ans) et de l’attaquante danoise Signe Bruun (20 ans), mais s’est aussi agrégé les services expérimentés de l’attaquante internationale chinoise Wang Shuang. Le défi était immense. Il n’a pas été encore relevé. Entre le PSG, dont les ambitions européennes sont flagrantes et le PFC, club formateur davantage en quête de stabilité pour se lancer, il n’y a pas encore match. Et les fulgurances de Katoto et de Wang ont corroboré ce rapport de force.

Une bonne nouvelle pour le football

L’émergence du PFC au sein de l’élite reste néanmoins une bonne nouvelle pour le football parisien et même français. Paris a en effet besoin d’un rival à sa hauteur, pour assouvir sa soif de conquête, pour le stimuler et l’aider à trouver des sources de motivation propres à réduire l’écart avec l’ogre lyonnais. Vivement la suite !


Crédit photos : psg.fr

6 commentaires

  • Je pense qu’il faudra revoir cette équipe du PSG, car faire les éloges de Katoto et Zamanian et Geyoro qui n’ont absolument rien montré en coupe du monde U20,(étant à Vannes dans les tribunes pour les 2 premiers matchs) c’est un peu vite dit. L’apport des étrangères a sûrement apporte un plus au PSG sur ce match.

      • Grosse erreur pour Geyoro, mais il n’y a que les C… qui ne se trompent jamais
        merci encore Gromit de me l’avoir précisé .
        J’espère que l’ancienne (un peu jeune) marseillaise Lakrar montrera tout son talent à Montpellier (et surtout qu’ils la feront jouer), car elle a été une des meilleures de cette coupe du monde U20. Je pense qu’elle ne peut que progresser.

  • Comme un ouragan?
    Vraiment faut pas être exigeant, mais bon, les 2 premiers buts des cadeaux comme on en voit rarement.
    Rien que ça, le match était plié et plombé, il y a de quoi vous mettre le moral dans les chaussettes. On se demande ce que le coach leur fait faire à l’entrainement?
    Beaucoup d’internationales pourtant dans cette équipe du PFC, qui sur ce qu’elle a montré sur ce match inquiète sérieusement ceux qui la suive.
    Oui, Paris Football Club ça me parle car en 1971 j’ai fait parti de ceux qui ont répondu favorablement en espèces sonnantes et trébuchantes à l’appel de Pierre Bellemare sur Europe 1 pour la création de ce club parisien qui aujourd’hui comporte une section féminine que je suis évidemment.

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