D1 : Formalités dominicales pour les cadors

L’ensemble des rencontres comptant pour la 16e journée de D1 féminine se disputent dimanche dans les quatre coins de l’Hexagone. Hénin-Beaumont et Soyaux ouvriront les hostilités à partir de 14h30. S’ensuivront, une demi-heure plus tard, les entrées en lice des têtes d’affiche du championnat. Lyon, Paris, Juvisy, Montpellier… Ils devraient tous passer un agréable après-midi dominical.

 

Ils débuteront dimanche avec une demi-heure d’avance. Il est ici question des clubs d’Hénin-Beaumont et de l’ASJ Soyaux, qui auront le privilège d’ouvrir le bal  à l’occasion de la 16e journée de première division. Début des hostilités à partir de 14h30 pour les deux promus au stade Octave Birembaut d’Hénin-Beaumont. Les Héninoises, premières relégables avec 27 points et un match en moins, tenteront de renouer avec la victoire, deux mois et demi après leur dernier succès contre Muret (1-5). Leur adversaire sojaldicien (6e ; 35 pts) n’est pas non plus dans une forme olympique avec trois revers consécutifs en D1 et une dernière victoire datant du 15 décembre 2013 contre Yzeure (1-0). Cependant, avec seulement deux unités de retard sur Guingamp -quatrième au classement – une victoire contre Hénin permettrait sans doute à Soyaux de reprendre la 5e place aux dépens des Guingampaises qui recevront Montpellier.

 

 

Le Big Three a de la marge

 

Faisons un bond de trente minutes dans le temps et nous voici à 15h00 tapantes. L’heure pour les dix équipes restantes d’entamer leurs duels respectifs. L’affiche du week-end est forcément le derby du Rhône entre l’Olympique lyonnais (1er ; 57 pts) et l’AS Saint-Etienne (9e ; 29 pts) au stade de Gerland. Si cet affrontement reste encore plus ou moins serré chez les hommes, ce n’est – hélas – pas du tout le cas chez les féminines. Sèchement battues à Geoffroy-Guichard lors du match-aller (1-5), les Vertes n’ont jamais gagné face à l’OL en 16 confrontations toutes compétitions confondues. Malgré les absences de Lotta Schelin et d’Eugénie Le Sommer à la pointe de l’attaque lyonnaise, il faudra tout même un petit miracle aux joueuses de l’ASSE pour espérer accrocher les championnes de France en titre.

 

Contrarier l’OL, les Parisiennes ont su le faire à Gerland en début d’année, autant dire qu’elles devraient pouvoir enquiquiner le FCF Arras sur ses terres. Le PSG (2e ; 54 pts), qui reste sur cinq victoires consécutives – meilleure série en cours en D1 – ne devrait pas éprouver trop de difficultés face à un adversaire qui lui réussit plutôt bien. Dernier succès en date pour les filles de la capitale contre Arras (8e ; 29 pts), le 13 octobre 2013 à Charléty sur le score de 3 à 0. Pour les Arrageoises, il est évident que le maintien ne se joue pas sur ce type de confrontation.

 

 

Juvisy a encaissé au moins un but lors de ses quatre derniers matches

 

Même constat pour Yzeure (11e ; 22 pts), qui se rend au stade Robert Bobin de Bondoufle pour y affronter Juvisy (3e ; 51 pts). Emmenée par une Gaëtane Thiney quadruple buteuse lors des trois journées précédentes, la Juv’ accueille son adversaire yzeurien avec la ferme intention de rester en course pour la Ligue des champions. Gare aux errements défensifs tout de même pour les Essonniennes, qui restent sur quatre matches consécutifs au cours desquels elles ont encaissé au moins un but.

 

Des pions, l’AS Muret ne cesse d’en prendre. Les Murétaines (12e ; 16 pts) n’ont pas passé le moindre week-end sans encaisser un but depuis la reprise du championnat le 1er septembre dernier. Opposée ce dimanche à Rodez  (7e ; 30 pts), la lanterne rouge de D1 aura peut-être une carte à jouer face à un adversaire qui ne l’avait battu à domicile « que » par deux buts d’écart lors du match-aller (2-0). En Coupe de France le week-end dernier, le promu s’était également bien défendu contre le RAF, ne s’inclinant que 3 à 2 au terme d’une rencontre accrochée. Si la question du maintien ne se pose même plus pour une équipe de Muret décimée, le but est tout de même de finir la saison avec au moins une victoire au compteur. Et face aux Rafettes dimanche, l’objectif semble réalisable.

 

 

Montpellier domine Guingamp depuis plus d’une décennie

 

Le quatrième au classement opposé à son plus proche poursuivant ? Une affiche à première vue équilibrée, qui ne l’est au final pas tant que ça. Guingamp (5e ; 37 pts) accueille au stade Fred Aubert la formation de Montpellier (4e ; 47 pts). Onze unités séparent les deux clubs au classement, ce qui constitue déjà un véritable fossé, symbole de l’écart entre les quatre cadors du championnat et leurs huit poursuivants. Outre la défaite des Bretonnes à l’aller (2-0), ces dernières ne sont, pour ainsi dire, jamais en réussite face aux Héraultaises ! Il faut remonter au 3 mars 2002 pour voir une victoire de l’EAG contre Montpellier, soit 24 rencontres toutes compétitions confondues sans le moindre succès ! Une éternité qui pourrait bien se prolonger encore un temps…

 

 

 

Crédits photos: Giovani Pablo / As Muret / olweb