Corine Franco : Contre la Suède, c’est toujours intense et serré…

Depuis le 25 octobre dernier, la latérale droite tricolore n’avait plus foulé les terrains avec les Bleues. Parmi les principales cadres de l’Équipe de France, Corine Franco nous en dit un peu plus sur son état de forme et ses impressions sur le match à venir contre la Suède.

 

 

 

Tu n’étais pas présente lors du dernier rassemblement des Bleues, à cause d’une blessure. J’imagine que tu es contente de retrouver le groupe. Comment te sens-tu ?

 

Oui en effet, j’étais blessée lors du dernier rassemblement alors je suis très heureuse d’avoir retrouvé le groupe lundi. Pour une joueuse, c’est toujours frustrant de manquer des matchs avec la sélection, d’autant plus quand il s’agit de matches de qualif’ pour la Coupe du Monde. Depuis, j’ai travaillé avec l’OL et j’ai retrouvé la forme. Cette blessure c’est du passé.

 

Tu fais désormais partie des joueuses les plus expérimentées de l’équipe. Comment trouves-tu la nouvelle génération ? Et comment se passe la cohabitation entre les plus anciennes et les nouvelles arrivées ?

 

Les jeunes qui ont rejoint le groupe depuis quelques temps se sont bien intégrées, et la cohabitation avec les plus anciennes se passe très bien. Ce sont de jeunes joueuses talentueuses, et qui ne demandent qu’à apprendre. Elles ont déjà eu de belles expériences avec les catégories jeunes et leur arrivée en Equipe de France Cela va sans doute leur permettre de franchir un nouveau palier. Pour le groupe, cela amène aussi plus de concurrence, et montre que la nouvelle génération pousse à la porte des A. C’est très positif, pour tout le monde.

 

Ce match contre la Suède est visiblement un bon test pour se jauger face aux autres grandes nations. Penses-tu que ce genre de match manquait à l’Equipe de France ?

 

Je ne sais pas si on peut parler de manque, mais en tout cas c’est un bon match et nous avons hâte de le jouer. Il est vrai que nous n’avons pas eu l’occasion de jouer contre une grosse nation dernièrement, mais les matches que nous avons disputés contre des « plus petits » sont essentiels aussi selon moi. Ils nous ont permis de travailler d’autres choses, comme l’animation offensive, les automatismes, l’efficacité… Tout ça nous permet de faire gonfler notre capital confiance. Maintenant, il faut être capable de mettre ces choses en application, contre des équipes comme la Suède.

 

Les Lyonnaises de l’équipe connaissent bien Lotta Schelin, comme les Parisiennes connaissent bien Asllani, mais l’inverse est valable aussi… Selon toi, à qui cela profite-t-il le plus ?

 

Je pense que chacune peut y trouver un avantage. Lotta Schelin et Kosovare Asllani connaissent effectivement très bien toutes les joueuses de l’Equipe de France parce qu’elles évoluent dans la D1 française, et qu’elles jouent contre nous tous les week-ends. Mais aujourd’hui, grâce à la médiatisation croissante du foot féminin, nous avons accès à beaucoup plus de vidéos de matches internationaux, ou nationaux que par le passé, alors nous avons aussi pas mal d’informations sur les Suédoises.

 

 

 

 

Votre dernier match contre la Suède, lors des JO s’est soldé par une victoire 2-1. Quels souvenirs gardes-tu de ce match ?

 

J’en garde un très bon souvenir évidemment. C’était un match important, qui nous permettait d’atteindre les 1/2 finales et de continuer l’aventure. C’était un match très intense et rythmé. Nous étions menées 1-0 à 20 minutes de jeu, mais avions su inverser la tendance et conserver le score pour finalement l’emporter 2-1. Je me souviens que les trois buts de ce match avaient été marqués sur des coups de pieds arrêtés… C’est encore assez rare dans le foot féminin. Maintenant, il faut espérer le même scénario pour samedi, ou un encore meilleur (Rires).

 

Quelles sont les joueuses suédoises à surveiller tout particulièrement, d’après toi ?

 

Si Lotta (Schelin) joue, nous savons que ce sera forcément un danger. Nous savons qu’elle est l’une des joueuses incontournables de l’effectif suédois, et qu’elle répond toujours présente lors des grands matches. Il y a aussi Nilla Fischer, une joueuse athlétique, et très dure dans les duels. Elle a un très bon jeu de tête et crée toujours le danger sur les coups de pied arrêtés. C’est d’ailleurs elle qui avait marqué de la tête sur corner contre nous aux Jeux Olympiques. Mais nous savons que nous ne devons pas nous focaliser sur une ou deux joueuses, parce qu’au final, elles peuvent toutes nous poser des problèmes.

 

Est-ce que vous avez déjà un œil sur les autres nations fortes, en vue du Mondial ?

 

Il nous arrive de regarder les résultats bien sûr, mais honnêtement je pense qu’il est encore trop tôt pour penser au Mondial et à nos probables futurs adversaires. Pour le moment, nous nous focalisons sur nous, notre jeu, et notre parcours éliminatoire. Il faut prendre les choses dans l’ordre, alors on verra le reste par la suite.

 

Ton pronostic pour ce match à Amiens, samedi ?

 

Je pense que contre la Suède se sont toujours des matches intenses et serrés, alors même si celui-ci est amical, il ne devrait pas déroger à la règle. Je nous vois quand même vainqueur de la Suède… Je dirai 2-1 pour nous ! Allez peut-être même 3-1 !

 

Avec un but de Corine Franco, sur coup de pied arrêté ?

 

Ah ça je ne sais pas, c’est la journaliste qui le dit ! (Rires) On verra, mais en tout cas, je ne suis pas contre cette hypothèse.

 

 

 

 

 

 

 

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