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Gaëlle Enganamouit, la dame de FER


Publié le 09 novembre 2017 | Portraits
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Gaëlle Enganamouit, la dame de FER

Footballeuse accomplie et souvent spectaculaire, Gaëlle Enganamouit œuvre aussi depuis plusieurs mois en faveur de l’éducation et du développement du foot féminin dans sa patrie, le Cameroun, par l’association Enfants des Rails (FER), tout cela depuis la Chine, où elle a posé ses valises cette année.


 

 

Ce qui frappe le plus au premier abord chez Gaëlle Enganamouit, cette solide attaquante au mètre 71, c’est son sens du style. Il n’y a qu’à voir les photos défiler sur son compte Instagram pour se rendre à l’évidence : la joueuse de 25 ans est fan de mode. Mais cette facette ne représente qu’un infime trait de la vie de cette native de Yaoundé, qui aide aujourd’hui les plus défavorisés sur sa terre d’enfance, à plusieurs milliers de kilomètres.

 

« Rendre à ces jeunes ce que la société m’a offert »



Enganamouit est en effet engagée depuis le début de l’année 2017 dans l’association qu’elle a créée : Enfants des Rails (FER). « Lancer cette fondation était une idée enfouit au fond de moi que je murissais petit à petit et qui me tenait à cœur, car je veux rendre à ces jeunes un peu de ce que la société m’a offert », raconte-t-elle aujourd’hui. Forcément, l’agenda est chargé, dixit le modèle de beaucoup de jeunes joueuses locales : « Entre les deux [le foot et son association, NDLR] j’essaye de faire la part des choses… Et j’ai la chance d’être entourée de personnes travailleuses qui gèrent leur temps et travaillent en fonction du mien et de mes disponibilités ! ». Un véritable défi pour celle qui a choisi de poursuivre sa route professionnelle en Chine, au sein du Dalian Aerbin, un club basé sur les bords de mer, à l’est de Pékin.

 


Une année charnière, mais loin d’être exceptionnelle pour celle qui a déjà presque tout connu dans le football. Partie du Lorema Yaoundé pour l’Europe et la Serbie, en 2012 où son principal fait d’armes reste d’avoir inscrit le but le plus rapide de l’histoire du foot féminin, d’une frappe surpuissante dès le coup d’envoi, validée après 3 secondes de jeu (voir ci-dessous). Ses bonnes performances l’amène à atterrir un an plus tard dans un des bastions du football féminin : la Suède.

 

 

 


Ballon d'Or Africain en 2015

Si elle ne parvient qu’à décrocher la deuxième place du championnat avec l’Eskilstuna United en 2015, elle finit aussi, la même saison, en tête du classement des buteuses, avec 18 buts. L’irrésistible ascension de la Camerounaise semble totale lorsque l’été de la même année, pour la Coupe du Monde au Canada, elle permet à son équipe, novice dans la compétition, d’obtenir une place inattendue en 8e de finale (elle sera éliminée par... la Chine), avec notamment un triplé inscrit face à l’Equateur lors des phases de groupe. Nommée Ballon d’or Africain dans la foulée, elle figure aussi parmi les finalistes du prestigieux trophée de footballeuse de l’année décerné par la BBC, quelques mois après son arrivée à Rosengard.

 

 


Mais elle reste parallèlement très attachée à ses racines. Gaëlle fait « la fierté » de sa maman, Bernadette, et revient dès que faire se peut dans sa ville natale. C’est une véritable star au Cameroun, où plusieurs reportages lui sont consacrés sur des chaînes nationales. Le soutien inconditionnel qu’elle tire de ses compatriotes ne lui empêche pas, cependant, de faire face à quelques coups durs. Comme notamment cette blessure aux ligaments croisés du genou en avril 2016, qui la prive de la suite du championnat suédois mais pas de la CAN organisée chez elle fin 2016. Auteure d’un bon parcours, les Lionnes indomptables sont stoppées en finale par l’ogre nigérian.

 

 

 « Le foot chinois prend une ampleur mondiale »

 



Début 2017, elle fait le grand écart et s’engage en Chine, où le football connaît un sursaut de popularité et d’ambition spectaculaire. « Après avoir joué 4 ans en Suède, j’avais besoin de changement, de découvrir autre chose en matière de football. J’ai choisi la Chine parce qu’ils m’ont porté un grand intérêt en ma qualité de joueuse et leur envie de m’avoir dans leur effectif, et cela m’a fait accepter leur proposition. Le foot chinois prend une ampleur qui pourra être mondiale, et ils se donnent les moyens d’avoir les meilleures joueuses et un encadrement de qualité afin de valoriser leur football », glisse-t-elle après avoir remporté le titre de championne avec le Dalian Aerbin, deuxième titre de suite pour le club.

 

 

Gaëlle Enganamouit, venue pour « apporter [s]on expérience et un plus au groupe », en a néanmoins profité pour développer son association Enfants des Rails, et donc organiser plusieurs projets. Dont l’opération qui a pris place en août, dans le département du Méfou, à l’est de Yaoundé. Venue sur place pour l’occasion, la fondatrice a ainsi pu offrir de sa propre main des fournitures scolaires (table, bancs) destinées à des orphelins, ainsi que des produits de première nécessité.

 

 

« Ouvrir un centre de formation de football féminin au Cameroun »

 

 

« La footballeuse à la crête de feu », comme on l’appelle là-bas, rappelle pourquoi ce geste s’inscrit dans l’objectif d’Enfants des Rails : « La fondation a pour objectif de promouvoir le sport en général, mais le football féminin en particulier. Elle veut améliorer les conditions, le confort et l’encadrement des jeunes filles et jeunes vulnérables, afin de leurs donner les mêmes chances d’éducations et de développements. A long terme la fondation mettra un point sur la valorisation et la promotion du football féminin, et ouvrir un grand centre de formation de football féminin au Cameroun ».

 


C’est d’ailleurs à ce projet qu’elle s’attelle en ce moment, même si elle le reconnaît : « Vu mon emploi de temps chargé et la distance qui me sépare du Cameroun, la fondation n’a pu organiser d’autres actions. Mais sous peu, et s’il plait à Dieu d’ici décembre, la fondation a un projet de lancement d’Académie et un tournoi à organiser. J’en profite pour remercier mes collaborateurs et assistantes qui abattent un travail exceptionnel », n’oublie pas cette joueuse affable et disponible, autant que faire se peut. Et Gaëlle Enganamouit d’expliquer pourquoi le foot féminin peut, selon elle, faire la différence : « Cette discipline est porteuse et est devenue un support idéal pour donner des valeurs positives au Cameroun. C’est pourquoi je voudrais secouer les stéréotypes en mettant l’accent sur l’éducation des jeunes et des filles ».

 

Gaelle Enganamouit, bientôt en France ? 


Alors qu’il lui reste un an de contrat dans l’Empire du Milieu, l’attaquante, déjà contactée par des clubs de l’Hexagone dans le passé, l’annonce cash : « Jouer le championnat français fait partie de mes objectifs. Ca pourra peut-être être ma prochaine destination après la Chine ». Une occasion de se rapprocher de son association, et aussi de venir à l’épicentre du football féminin mondial, où se jouera la Coupe du Monde en 2019. L’autre objectif de cette infatigable battante.

 

 

Propos recueillis par Vincent Roussel

 

Crédits photos : Camfoot.fr / Capture d'écrans instagram Gaelle Enganamouit / The Agency

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