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Au Mexique, ballon rond contre tête au carré


Publié le 07 décembre 2017 | Portraits
Par Philippe Jallon pour Foot d'Elles


Au Mexique, ballon rond contre tête au carré

On connaît les atouts du football féminin dans les pays riches et chez les nantis. Dans les milieux défavorisés et dans les pays où chaque piécette vaut de l’or, on découvre au ballon rond des vertus inimaginables ailleurs. Au Mexique, par exemple, Guadalupe García utilise le football comme un répulsif de fatalité.


 

 

 

Chez les Mazahuas, population indigène du Mexique, les hommes peuvent tabasser leur conjointe, marier précocement leurs enfants et pratiquer le football où ils veulent et quand ils veulent. Chez les Mazahuas, les jeunes filles et les femmes se marient trop tôt, courbent l’échine, encaissent les coups et n’ont pas le droit de jouer au football, le port du short étant jugé indigne d’une fille. Fais des gosses et tais-toi.

 

Un combat contre le machisme

Contre cette injonction, Guadalupe García utilise une arme redoutable : le football féminin. Le mot « arme » convient, car il s’agit bien là d’un instrument de rébellion contre l’ordre machiste établi et d’un outil de développement personnel. Guadalupe García a créé il y a deux ans un club de football où 300 jeunes filles se sont formées et entraînées entre deux champs de maïs. L’équipe type, composée de 25 footballeuses entre 16 ans et 26 ans, évolue aujourd’hui en première division du championnat de football féminin au Mexique.

 

Le club est financé par des organisations mexicaines des droits de l’homme (donc de la femme) et quatre de ses anciennes sociétaires bénéficient de bourses de sports-études dans des établissements privés. Une gardienne de but âgée de 14 ans seulement, Liliana González, serait même sur le point d’intégrer l’équipe nationale du Mexique.

 

La contraception par le football

Mais pour Guadalupe García, il importe plus de combattre que de gagner. La seule victoire qui compte à ses yeux, c’est la victoire contre le machisme et les préjugés qui façonnent une fatalité pourtant évitable. C’est cette fatalité que Guadalupe a elle-même contournée grâce au football. Son grand-père a tué sa grand-mère, son père alcoolique tabassait sa mère, deux de ses sœurs ont dû se marier à 14 ans et 15 ans. Aujourd’hui âgée de 34 ans et mère de deux enfants, Guadalupe García ne s’est mariée qu’à 23 ans, n’a jamais été frappée par son mari et entraîne son club à temps plein.

 

C’est grâce à la pratique du football que Guadalupe n’a pas accouché pendant l’adolescence. Jouer au foot ou faire des enfants, il faut choisir. Elle a choisi, contre l’avis de ses parents, contre l’avis de sa communauté, contre l’avis de ses employeurs (cette ancienne domestique fut renvoyée pour insolence), contre le défaitisme ambiant – elle a choisi de se battre et d’inciter ses jeunes recrues à se battre… balle au pied. En taclant les préjugés, on remporte des victoires contre les violences faites aux femmes (violences physiques, psychologiques ou sociales) et, par conséquent, on renforce l’estime de soi.

 

Peut-on imaginer que l’entraîneuse d’une équipe de football obtienne un jour le prix Nobel de la paix ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

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