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Espagne : les joueuses vont avoir leur syndicat


Publié le 17 juin 2016 | Foot international
Par Anthony Rech pour Foot d'Elles


Espagne : les joueuses vont avoir leur syndicat

Un petit séisme est en train de se concrétiser de l'autre côté des Pyrénées. Ce vendredi, le syndicat des joueurs professionnels espagnols (AFE) doit acter lors de son assemblée générale l'intégration des joueuses professionnelles de football féminin sous son autorité. Une sécurité juridique de poids qui s'inscrit dans un développement à grande vitesse de la professionnalisation de la Primera División.


 

 

 

 

Lors de son assemblée générale ce vendredi, le syndicat défendant les footballeurs professionnels espagnols, l'AFE (Asociación de Futbolistas Españoles), doit modifier ses statuts pour pouvoir accueillir les footballeuses professionnelles du pays au sein de son organisation. « Les joueuses professionnelles font autant partie du football que les joueurs et c'est pour cela qu'il est impératif pour nous de les intégrer de façon active à notre structure afin qu'elles apportent leur vision du football et leur expérience », a indiqué Luis Robiales le président du syndicat.


Pas la première initiative syndicale

Au-delà de l'acte fortement symbolique, les joueuses professionnelles espagnoles vont pouvoir désormais bénéficier d'un appui juridique important mais aussi d'un porte-voix de poids devant les instances du football espagnol que sont la Liga et la Fédération. Car aujourd'hui, seulement 5% des footballeuses professionnelles évoluant en Espagne possèderaient un contrat conforme au droit du travail selon le comité olympique espagnol (cotisations de sécurité sociale, arrêt pour grossesse, ou arrêt de travail).

Une première tentative de création de syndicat avait eu lieu en mars 2013 avec la création d'un syndicat de joueuses professionnelles : l'Asociación de Profesionales del Fútbol Femenino (l'associations des joueuses professionnelles de football féminin). La structure comptait 150 membres à son lancement et proposait des aides financières aux joueuses notamment pour les déplacements ou les assurances.

 
En novembre 2015, une autre étape structurelle avait été franchie avec la création de l'association des clubs de la première division espagnole à l'image de ce qui s'est créé récemment en France avec le syndicat « Première Ligue ». Le 6 novembre dernier, treize clubs avaient participé à la création de cette association à l'exception du FC Barcelone, de l'Athletic Bilbao et de la Real Sociedad. Cette structure, présidée par Pedro Malabia, était aussi une autre étape vers la professionnalisation du championnat de première division d'ici cinq ou six ans selon le président de la Liga Javier Tebas qui, à l'époque, déclarait que « le plus gros problème [du football féminin espagnol] était que le produit n'avait pas encore été sur le marché ». Autrement dit, qu'il fallait enclencher la machine financière et marketing pour « créer des structures qui générent des revenus » après avoir assuré la solvabilité des clubs. Pour rappel, en France, le football féminin est à l'heure actuelle uniquement rattaché à la Fédération, et les joueuses professionnelles françaises ne bénéficient d'aucun soutien de l'UNFP.


Le train espagnol est lancé

Avec l'accord de sponsoring inédit en cours de discussion entre Iberdrola et la Liga pour la Primera División qui se situerait entre 1,3 et 1,7 millions d'euros, le football féminin espagnol continue son développement à une vitesse impressionnante et est en train de rattraper son retard sur les autres grands championnats européens. La saison prochaine, la première division espagnole devrait se monnayer dans les mêmes proportions que les contrats de sponsoring du championnat allemand (Allianz finance à hauteur de 1,2 millions d'euros par saison et donne 100 000 euros à chaque club). L'étape prochaine sera certainement liée à la capacité des clubs à progresser en termes de qualité de jeu, de projet sportif et de formation (l'Espagne a été championne d'Europe U19 lors de la saison 2003-2004 pour la dernière fois), et à leur potentiel d'attractivité de grandes joueuses. Peut-être que dans un ou deux ans une joueuse comme Shirley Cruz, qui aurait finalement décidé de refuser l'offre barcelonaise pour rester au Paris Saint-Germain, sera séduite par un projet espagnol. Au-delà de l'aspect économique, la marée humaine à Bilbao pour fêter le titre de ses championnes a prouvé que la ferveur était aussi là. Tout un tas d'éléments qui finiraient peut-être par convaincre le Real Madrid de se lancer officiellement dans le football féminin. Les instances ibériques tentent en tout cas de se donner les moyens d'avoir un championnat compétitif sur tous les plans. 

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