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Le voeu de Henriques : 10 000 clubs et un encadrement à l'allemande


Publié le 20 décembre 2016 | Foot et société
Par Lucie Tanneau pour Foot d'Elles


Le voeu de Henriques : 10 000 clubs et un encadrement à l'allemande

Près d'un an après avoir fêté la 100 000e licence féminine signée, quels sont les objectifs de la Fédération française de football pour les prochaines années et à l'aube de la Coupe du monde 2019 en France ? Brigitte Henriques, la secrétaire générale de la FFF, a répondu à nos questions.


 

 

 

 

 

La Fédération française de football a fêté en début d'année la 100 000e joueuse de football licenciée, quel est votre prochain objectif ?

B.H. : << Avec la Coupe du monde 2019 et les élections à la tête de la FFF en mars 2017, on réfléchit désormais à l'horizon 2020. Désormais, on ne parle plus de quantitatif, mais de qualitatif : c'est-à-dire de passer d'un club sur trois qui accueille des filles, comme c'est le cas aujourd'hui, à un sur deux.

 

Le pari de rattraper l'Allemagne et ses 250 000 licenciées, régulièrement évoqué, n'est pas à l'ordre du jour ?

- On ne veut pas se fixer cet objectif des 250 000 car nous n'avons en France que 5 000 équipes. Et ce nombre ne suffit pas à ce que les filles jouent tous les week-ends. Mais, on avait 1 500 équipes en 2011, on en a 5 000 aujourd'hui. L'objectif est d'arriver à 8 000 voire 10 000 en 2019.

 

Dans votre feuille de route de la féminisation lors de votre nomination en 2011, votre but était de faire de la France « une nation référente en terme de licenciées », qu'est-ce qu'une nation référente et y êtes-vous parvenu ?

- On y est arrivé si l'on regarde le niveau d'où on partait. Par rapport à l'Espagne, qui développe son niveau de jeu -on l'a vu au Mans-, mais qui n'a encore que 50 000 licenciées... Nous, on avance plus vite. Après, notre but est vraiment de permettre aux filles de jouer des rencontres tous les week-ends : quand on en sera là, l'objectif sera vraiment atteint.

 

 

"Des matchs tous les week-ends, la clé de la motivation"

 

 

Les filles sont nombreuses en France dans les équipes U6, mais elles ne restent pas dans les classes d'âge supérieures, y a-t-il un problème de fidélisation ?

- Non, le problème n'est pas là, les labels Ecole de foot que la FFF délivre fonctionnent bien, et permettent aux clubs d'avoir du matériel, un encadrement adapté, des vestiaires... Le frein vient vraiment de problèmes économiques dans certains clubs. Aujourd’hui les clubs qui n'accueillent pas les filles car ils n'en veulent pas sont rares...

Je suis maman, et ma fille est inscrite depuis trois ans dans un club. L'encadrement est de qualité et les personnes bien formées, il y a du matériel : donc les filles restent. C'est ça qui permet la fidélisation. Le programme Horizon Bleu 2016 (40 millions d’euros versés par la FFF pour la structuration des clubs) a eu un impact. Après, quand les filles grandissent, il faut des matches. Les U11 ou U13 qui ne jouent que toutes les trois semaines, ce n'est pas motivant : on doit jouer là-dessus, augmenter le nombre d'équipes !

 

Mais développer beaucoup d'équipes de foot à sept, comme c'est le cas chez les seniors ne nuit-il pas à l'élévation du niveau de jeu du foot féminin en général ?

- Avant de vouloir faire du foot à 11 partout, il faut des licenciées. Aujourd'hui, on en est encore à un stade où l'on mélange le foot loisir et la compétition. Quand un club organise des rencontres toutes les trois semaines, s'il manque des joueuses, les clubs se prêtent des filles. Ce n'est pas grave, l'important est que les filles jouent et aient envie de jouer davantage, pas d'élever le niveau de jeu. En 2018, je pense qu'on pourra jouer à 11 en U16, U17 et U18, mais il faut que les filles puissent commencer. De plus en plus de jeunes veulent faire du sport et c'est bien, c'est un enjeu de santé, c'est super si la pratique s'adapte, même si c'est en loisirs. C'est la tendance, partout, on le voit avec les salles d'urban foot qui se multiplient...

 

 

"Objectif: un encadrement comme en Allemagne"

 

 

De quelle manière et avec quels moyens la fédération influe sur les ligues, districts et clubs pour faire progresser encore le nombre de licenciées et les fidéliser ?

- Aujourd'hui, l'objectif des 100 000 joueuses est atteint. On sera à 110 000 en janvier. La promotion du foot féminin est faite par les médias, nous avons fait notre boulot. Culturellement c'est ancré maintenant. Ce qu'il nous reste à faire, c'est que plus de clubs accueillent les filles, qu'on arrive au un sur deux. Pour cela, nous sommes sur le terrain depuis quatre ans via les ligues et districts. Il y a un vrai travail pour qu'ils mettent en place nos actions, le Football des princesses, puis Mesdames, franchissez les barrières ont bien fonctionné. On a incité en convaincant pour que les clubs s'organisent. Car nous n'avons pas l'objectif des 250 000 licenciées comme en Allemagne, mais si on peut fonctionner au niveau de l'encadrement comme c'est le cas là-bas, ce sera bien.

 

Les droits de diffusion télévisés, de plus en plus importants pour le foot féminin, peuvent-il vous aider dans ces projets ?

- Les droits télé n'ont rien à voir avec la féminisation. Ils retombent dans le pot commun de la fédération. Des actions sont réalisées grâce à cela, mais pour le foot masculin, comme féminin.

 

Vous insistez beaucoup, dans votre communication, sur le fait que la féminisation du football passera par les dirigeantes, votre objectif de 40 000 femmes formées fin 2015 est-il atteint ?

- Nous en sommes à 38 000 dirigeantes formées. La féminisation, c'est augmenter le nombre de femmes dans toutes les cases du football. Mais maintenant on parle de mixité, plus de féminisation, c'est la force de notre fédération. Nous avons augmenté le nombre de licenciées de 17% en 4 ans, et nous sommes passés de 25 000 dirigeantes formées à 38 000, de 600 éducatrices à 4 000... On est presque arrivé à l'objectif des 5 000. C'était un chemin difficile, il faut continuer.

 

 

 

 

"Ceux qui disent que l'on n'a rien fait ne savent pas de quoi ils parlent"

 

 

Comment faire passer ces femmes de dirigeante formée à dirigeante en poste ?

- Cela se passe comme en entreprise et comme partout, les femmes ne vont pas crier « hé ho je suis là », il faut que le réservoir de femmes formées existe pour que les comités trouvent des femmes et savent où aller les chercher.

 

Le Club des 100 000 dirigeantes que vous venez de constituer est-il en cela une locomotive ou plutôt un symbole ?

- Avec 38 000 dirigeantes formées, le réservoir est là, le club permet maintenant de mettre en avant des expériences positives pour que les femmes aient envie d'y aller, et montre à tous que les femmes sont prêtes.

 

Les prochaines élections vont permettre d’accélérer les changements ?

- La loi oblige à faire entrer 25% de femmes au comité directeur de la Fédération pour le prochain mandat. Ce sera sûrement le cas aussi pour les ligues et districts la prochaine fois, mais notre président a donné l'exemple, y compris dans ses entreprises. Nous avons maintenant constitué ce réseau de femmes, pour que les ligues et districts puissent progresser, car il n'y a à ce jour que deux femmes présidentes de districts (Charente-Maritime et Nièvre), sur 101.

 

Noël le Graët a officialisé sa candidature à un nouveau mandat, son adversaire déclaré François Ponthieu a regretté que « la féminisation n'avance pas vraiment », que lui répondez-vous ?

- Je ne lui réponds rien. Il s'est tiré une balle dans le pied tout seul. Quand on dit ça c'est que l'on ne sait pas ce qu'il s'est passé : la FFF a été primée par le ministère pour son plan de féminisation*, et si la FIFA a attribué la Coupe du monde 2019 à la France, c'est qu'elle a estimé que la France était prête. On a aussi été choisi par la Fifa pour présenter nos programmes comme exemple, donc avant de dire cela, il faut savoir de quoi on parle. >>

 

 

 

*La Fédération Française de Football a reçu le prix "Stratégie et Développement du Sport Féminin" aux trophées Fémix'sports remis en présence de Valérie Fourneyron, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative, et Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes.

 

Propos recueillis par Lucie Tanneau / Crédits photos FFF

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