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Le tour du monde en 330 jours


Publié le 29 août 2017 | Foot et société
Par Nicolas Gettliffe pour Foot d'Elles


Le tour du monde en 330 jours

Passionnées par le reportage grandeur nature, Mélina Boetti et Candice Prévost se lancent, après une première expérience en 2015, dans une aventure de longue haleine. Durant onze mois, toutes deux ont décidé de sillonner la planète et, ballon aux pieds, ouvrir micros et caméras à ces femmes qui s’émancipent grâce au football. Des championnes confirmées aux anonymes en crampons…


 

 

 

Des marchés bigarrés de Mexico à l’air raréfié de Bogota, elles vont arpenter pas mal de chemins accidentés. Des étendues sans limite de l’Australie aux vallées encaissées de la Chine, toutes deux s’apprêtent à vivre des rencontres qui marquent pour la vie. L’émotion à fleur de peau, auprès de populations au cœur libre ou d’autres au corps meurtri. Ou quand la femme se bat au quotidien, pour elle-même et les siens. Mais qu’est-ce qui a piqué Candice Prévost et Mélina Boetti, deux anciennes footballeuses reconnues, devenues reportrices, de partir à l’aventure, de barouder sur des terrains autres que ceux des stades ?

 

Tout est parti de leur expérience sur Eurosport, juste avant la Coupe du monde 2015 au Canada. Lestées en permanence de sacs à dos, nos deux “attaquantes“ ont découvert les joies du reportage à taille humaine. « Cette idée nous est venue à l’issue de “Femmes2Foot“ que nous réalisions passionnément, quand l’émission s’est arrêtée après la compétition, se remémore Mélina Boetti. La chaîne envisageait de poursuivre et, finalement, tout s’est interrompu. Ça nous a mis un coup d’arrêt. On avait cette volonté de raconter des histoires, en dehors de l’actu, en dehors de l’Hexagone. D’où le cheminement jusqu’à ce projet… »

 

Échappée « balle »
Au cours des onze prochains mois, de la toundra norvégienne aux townships d’Afrique du Sud, chacune aura le temps de satisfaire son appétit de globe-trotter. Quel est le but de cette échappée « balle » ? Offrir une première collection mondiale de portraits de footballeuses au format audiovisuel. Pour le petit écran. Sur le site de “Little Miss Soccer“, Candice Prévost et Mélina Boetti insistent bien : « Notre histoire nous donne envie de rencontrer d’autres passionnées du ballon rond, d’être les témoins de leur soif de liberté, et de les raconter. »

 

La constatation claque, comme une frappe sèche de vingt mètres en pleine lucarne : trente-trois millions de femmes jouent au foot dans le monde. Candice et Mélina, caméra au poing, balle aux pieds, partent avec curiosité sur leurs traces. « Le ballon, c’est notre guide, confirme Mélina Boetti. Maintenant, la notion d’universalité pour les femmes dans le football, elle est vraiment récente. Et surtout très hétérogène. C’est aussi cela que l’on veut marteler dans nos histoires. »

 

« Dans le matériel, on part avec un drone ! Pour autant, on ne voulait pas de matériel trop lourd, car on souhaite “dégainer“ très vite en plein reportage. »

 


Au moins douze pays…

Dans leur rôle d’ambassadrices, nos deux héroïnes s’apprêtent ainsi à réaliser une série de documentaires, tournés sur les cinq continents. Jusqu’en août 2018, elles feront ainsi escale, au minimum, dans douze pays, afin de promouvoir le football autrement, via le voyage.

 

Le but ultime est de donner envie de pratiquer le sport le plus populaire de la planète sans passer par une voie classique. « Dans la perspective d’une promotion de la Coupe du monde en 2019 qui aura donc lieu en France, notre volonté est de tourner aussi bien des sujets associés aux pays qualifiés ou alors de façon plus “underground“, liés à une association ou à une ONG. »

 

Limite anxiogène

Loin des poncifs et des sujets lisses, Mélina et Candice ne veulent occulter aucun sujet. Sans tabou. Le petit bout de la lorgnette aseptisée, ce n’est pas leur truc. « On va notamment aller en Afghanistan, grâce à un ami journaliste de là-bas, lâche la plus brune du duo intrépide. La société Hummel avait, par exemple, confectionné un maillot de foot, version voile intégral. Cela avait évidemment déclenché une polémique. » Pas question pour autant de passer pour des “têtes brûlées“. « On est issues de familles pas vraiment baroudeuses, donc les réticences de nos proches étaient légitimes. Ces interrogations proviennent de la peur. Tous se projettent… Personnellement, j’ai des parents qui ont peu voyagé, ma mère s’en fait toute une montagne. Quand on lui parle de Mexique, de Colombie, elle imagine tout de suite les cartels de la drogue, les FARC… On est conditionnés par ce que l’on voit aux infos mais, une fois sur le terrain, c’est tout à fait différent. Même le site du Ministère des Affaires étrangères est extrêmement anxiogène. Si on s’y fie totalement, on ne part jamais nulle part ! »

 

Crampons au placard

Finalement, débordées par les préparatifs, les deux aventurières ont eu, ces derniers temps, très peu l’occasion d’enfiler les crampons. « On n’a pas encore fait notre jubilé avec Candice ! On continue à jouer de temps en temps à l’urban. Mais, le ballon rond, comme l’oxygène en altitude, ça se raréfie … Pourtant, on n’a rien perdu, question football. Le temps nous manquait mais, là, ça va être l’occasion de s’y remettre ! »
Un dernier petit détail, les filles ? Ah oui, ultime confidence de Mélina Boetti : « Je suis hypocondriaque, donc on part avec une pharmacie de 55 litres ! » Dans leur volumineux paquetage, s’il est bien un contenu, coincé au beau milieu du matériel, que nous leur souhaitons de ne jamais déballer durant leurs pérégrinations, c’est bien celui-là.

 

CONTRE-ATTAQUE FULGURANTE

Par Mélina Boetti

« Nous n’avons pas trop rencontré de galères dans l’organisation, sauf au moment de déposer les marques. On n’y connaissait rien dans le domaine juridique au départ. Par exemple, une société a fait opposition pour le nom “Little Miss Soccer“, mais on l’avait déjà utilisé et puis c’était notre bébé, on ne voulait pas le perdre. L’inertie de l’administration nous a demandé de l’énergie. Une énergie que l’on aurait pu mettre ailleurs. Ce qui nous a soulagées, c’est la rencontre avec Jeremy Marc, le manager de la société de “prod“, U-Koncept. Son aide logistique a été précieuse. Il bosse notamment avec une célèbre marque de boissons énergisantes sur les sports “adrénaline“ ! À 85%, ce sont nos familles et nos proches qui, par l’intermédiaire de “Kiss Kiss Bank Bank“*, ont donné financièrement pour que l’on parvienne à boucler le voyage. Tous sont conscients que c’est un enjeu professionnel, loin d’être un délire entre copines. Ce qui fait la force de notre projet, c’est qu’on ne veut pas imaginer les retombées de notre tour du monde. Si une chaîne de télé doit diffuser notre aventure, on aimerait bien qu’elle corresponde au produit et ne soit pas uniquement dédiée 100% au foot masculin ! »


*Leader européen du crowndfunding, dédié à la création et l’innovation internationale

 

COMMENT SOUTENIR L’AVENTURE ?

 

Vous pouvez vous rendre sur le site internet "KissKissBankBank" de Little Miss Soccer


*Les contributeurs peuvent obtenir sur demande un reçu fiscal leur permettant de défiscaliser à hauteur de 66 % du montant de leur don pour les particuliers et à hauteur de 60 % du montant de leur don pour les entreprises ou associations.

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