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Nadjma Ali Nadjim, la fureur de vaincre


Publié le 27 novembre 2017 | Equipe de France A
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Nadjma Ali Nadjim, la fureur de vaincre

Considérée comme l’un des plus grands talents de sa génération, Nadjma Ali Nadjim a obtenu sa première cape en équipe de France vendredi soir. L’apogée temporaire d’une carrière faite de hauts et de bas pour une joueuse brillante et attachante, issue d’un parcours du combattant haletant.


 

 

 

Forcément, elle imaginait mieux pour ses débuts en Bleues, lors d’un match face à l’Allemagne qui a tourné à la déculotté vendredi soir (4-0). Pour cette « belle récompense » d’un parcours sinueux, Nadjma Ali Nadjim n’a pu enrayer le naufrage tricolore outre-rhin, perdant beaucoup de ballons et subissant la loi des joueuses de Steffi Jones. Elle n’avait pas la tête à rire après coup. « Souvent l’année dernière quand on était en colocation, on était souvent dans deux équipes opposées à l’entraînement, se souvenait quelques jours plus tôt Océane Grange, ancienne compère de Grenoble. Quand elle gagnait, elle aimait bien me chambrer, me répétait toute la soirée « ah t’as perdu, t’es nulle ! » et tout (rires). Par contre quand c’était l’inverse on ne l’entendait plus ! ». Facile d’imaginer son état vendredi soir.

 

 Un caractère attachant 


Pincement au cœur, on l’imagine aussi, du côté de Patrice Lair, qui avait avoué la veille regarder le match avec plus d’entrain « si elle [était] alignée », lui qui reste très attaché à cette joueuse dont l’impact est aussi impressionnant sur le terrain qu’hypnotisant en dehors. Tous ceux qui l’ont croisé, ou la côtoient encore, partagent le même constat. « Nadjma c’est quelqu’un que j’adore, que j’ai eu beaucoup de plaisir à fréquenter, commence son ex-coach à Grenoble, Nicolas Bach. C’est une fille très gentille, très honnête, intelligente ». « Même au-delà de l’aspect sportif, c’est vraiment une belle personne », abonde son entraîneur actuel à Bordeaux, Jérôme Dauba. « C’est une fille très souriante, disponible quand on a besoin d’elle, débrouillarde, une bonne coéquipière et une bonne colocataire », énumère enfin sa partenaire de chambrée lors des 6 derniers mois grenoblois de cette native de Marseille.

 

Car c’est dans les quartiers de La Castellane que tout commence pour la joueuse de 22 ans. « En fait, j’étais collée à mon frère, raconte-t-elle avec un léger sourire. Donc il aurait pu faire du volley ou de la danse, et j’en aurais fait aussi ! Finalement comme il a fait du foot, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire ». Et c’est donc à l’AJNV, club du quartier, que cette cadette d’une famille de 5 frères et sœurs commence à tâter le ballon. La maison est alors animée, tous les enfants pratiquant un sport à l’époque. « C’était trop bien, se souvient Nadjma. Jusqu’à ce qu’on déménage à Lyon lors de mes 11 ans », dit-elle aussi avec une pointe de nostalgie. Rien n’a jamais été facile pour Nadjma Ali Nadjim, elle qui dégage tant de sérénité sur le terrain, même au milieu des garçons.

 

 

« Je n’avais pas envie de jouer avec les filles » 

 

Alors à l’AS Minguettes, à 13 ans, elle décide même de rester une saison de plus en mixte après que Frédéric Strappazzon, formateur à l’OL, lui propose de rejoindre la référence hexagonale. « Je n’avais pas envie de jouer avec les filles, j’ai voulu arrêter le foot. J’étais triste de ne plus pouvoir jouer avec les garçons. Parce que c’était mes potes, et aussi parce que le foot féminin, quand je voyais des filles jouer étant petites, c’était des pointus et cetera… J’avais l’impression de jouer comme les garçons, et que les filles jouaient comme des filles, du coup ça ne me tentait pas », se justifie aujourd’hui cette fille d’un ancien gardien de but.

 


Finalement, Strappazzon la fait signer, et parvient, au terme d’un tournoi U19, où elle rencontre déjà Amel Majri et Aminata Diallo- toutes deux en équipe de France aujourd’hui – à lui faire changer d’avis. Nous sommes en 2009, et le talent d’Ali Nadjim ne tarde pas à éclore. Lors des J.O de Londres, alors que beaucoup d’internationales manquent à l’appel, Patrice Lair décide de la faire grimper dans le groupe professionnel. « C’était trop bien ! Dans l’intensité j’avais l’impression d’avoir retrouvé les garçons en fait ! », rembobine la joueuse. « Elle a un caractère bien trempé et ce n’est pas pour me déplaire, se rappelle l’actuel coach du PSG. Elle avait des qualités énormes de vitesse, je l’avais fait jouer sur un match amical contre le Standard de Liège, elle avait été monstrueuse. C’était une tueuse, mais le problème c’est qu’elle manquait de discipline en dehors », tempère-t-il.

 

« Jeune et fofolle »


Ce caractère bien trempé qui lui permet de ne pas s’écraser face aux professionnelles, lui vaut également de s’attirer les foudres d’une partie du staff. Car si elle est soutenue par Lair, le manque de discipline de la jeune joueuse (il lui est arrivé de manquer 3 entraînements la même semaine), parfois livrée à elle-même, l’empêche de franchir un palier. « Elle a mis 5-6 ans à trouver un rythme de vie qui pouvait lui permettre de jouer au haut niveau, expose Nicolas Bach. Si elle avait eu, à l’époque, la mentalité d’aujourd’hui, Nadjma serait titulaire depuis un petit moment à l’OL. En tout cas elle serait dans le groupe car en termes de qualité, c’est sa place », parie celui qui se rend dans le foyer familial en décembre 2012, alors que la joueuse, à la recherche de temps de jeu, souhaite quitter l’OL.

 

« Je ne voulais pas passer tout de suite des U19 à la D1, du coup je me suis dirigée vers la D2 », explique-t-elle en illustrant cette maturité qu’elle avait déjà. A Claix (le nom d’époque du désormais GF 38), l’apprentissage du haut niveau se fait dans la douleur. Mais pas sans panache, comme lors de la saison 2013-2014, où elle inscrit 23 buts en 19 matches de D2. Une performance XXL qui lui vaut d’être contactée par les Autrichiennes de Sankt Pauli. « J’étais jeune et fofolle, je me suis dit pourquoi pas ! », raconte celle qui n’aura pas le temps d’en profiter pour tester ses affinités avec la langue de Goethe.

 

 


Car une blessure aux ligaments croisés juste avant le championnat abrège sa saison, et son exil. Après de longs mois de récupération en Autriche puis à Lyon, elle retrouve Grenoble. Partagée entre sa famille et sa vie de footballeuse, Ali Nadjim se cherche encore, et est poursuivie par les pépins physiques. A tel point qu’elle fait un break, à l’orée de la saison 2016-2017, pour reposer son corps. Mais c’est aussi à cette période que le déclic mental va intervenir : « Elle s’est levée pour travailler à La Poste, tous les matins à 6 heures. Elle faisait des tournées, elle rentrait vers 15-16h, elle était crevée ! Elle a appris ce qu’était la vie, et à se structurer », rapporte Bach.

 

« L’impression qu’elle était à l’entraînement »

 

 

« Il y a d’autres choses qui lui ont permis de grandir, mais ça l’a aidé, oui, croit savoir Océane Grange. On pense que c’est facile, mais c’est un travail compliqué ! Rien que de se lever à 5 heures du matin, aller dans le froid, finir plus tard que prévu… Il faut avoir la motivation ! Beaucoup auraient arrêté, j’en ai vu qui lâchaient au bout de trois jours », affirme la défenseure centrale. A son retour, en deuxième partie de saison, Nadjim explose à nouveau le tableau de statistiques, en marquant à 14 reprises en 8 matches. « Elle a le ballon qui lui colle au pied, quand on la voit on a l’impression que c’est facile pour elle. Face à Nîmes (en février, victoire 7-1 de Grenoble, NDLR), où elle avait mis un triplé, on avait l’impression qu’elle était à l’entraînement, que c’était facile pour elle », raconte Grange.

 

La trajectoire lunaire de la rhodanienne d’adoption reprend son cours. Déjà approchée par Bordeaux à l’intersaison, elle signe en Gironde cet été, malgré le souhait du GF 38 de conserver sa joueuse. « Elle est capable de changer de rythme, de sortir des petits espaces, de changer rapidement de direction, de dribbler et à la fois d’être dans la passe … Elle a un peu le même profil que Viviane Asseyi », analyse Jérôme Dauba, qui se félicite de son recrutement. « Nous en plus c’est notre première internationale donc on est super heureux, dans notre jeune équipe, c’est bien ! », se réjouit le coach bordelais, qui l’utilise sur le côté gauche de l’attaque.

 

En pleine obtention du BMF


Auteure de prestation de plus en plus convaincantes, et de deux passes décisives en D1 cette saison, elle revient à Clairefontaine pour la deuxième fois en deux mois (après son passage en équipe de France B en octobre), la tête haute. En pleine obtention du BMF (Brevet de Moniteur de Football), celle qui paraît désormais apaisée raconte : « J’aime bien savoir ce que les coaches voient de l’extérieur, et ça m’aide beaucoup après aux entraînements, de savoir comment ils fonctionnent ». L’occasion, peut-être, d’apprendre de ses erreurs de Bielefeld afin de montrer un autre visage et remonter la pente ce lundi, face à la Suède (21H00), à Bordeaux. Le nouveau pic d’une vie en forme de Grand 8.

 

 

Tous propos recueillis par Vincent Roussel

Crédits photos : FCGB / Facebook GF 38 / Vincent Roussel pour Foot d'Elles 

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