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Marion Torrent, ça coule de source


Publié le 19 janvier 2018 | Equipe de France A
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Marion Torrent, ça coule de source

À nouveau sélectionnée par Corinne Diacre à l’occasion de la rencontre entre la France et l’Italie, ce samedi (21h00), l’Héraultaise Marion Torrent brille désormais également sur la scène intercontinentale. Au bout d’un long parcours, parfois sinueux, mais souvent guidé par une envie de réussir et une détermination bluffantes.


 

 

 

 

On ne dit pas cela parce que, fût un temps, elle se prenait de passion pour la mode. Mais donner un adjectif pour décrire Marion Torrent revient toujours au même : la décrire comme un modèle. Lorsqu’on lui demande quel défaut elle pourrait trouver à sa grande pote et partenaire depuis dix ans, la gardienne du MHSC Laëtitia Philippe, trouve à peine ceci : « Il faudrait qu’elle a ». « Elle est tellement déterminée Marion…, commente, ébahi, son coach à Montpellier Jean-Louis Saez. C’est une bosseuse, je suis persuadé qu’elle va y arriver, parce qu’elle est lucide, et qu’elle garde les pieds sur terre ». Ce caractère, la latérale des Bleues l’a forgé au fur et à mesure des expériences de sa vie de footballeuse, sur lesquelles elle semble toujours surfer, et qui, à 25 ans seulement, lui donne déjà des airs de vétérane.

 

Une vie de déménagements


D’abord aux grés des "changements de maisons". Née à Châlons-en-Champagne, où elle découvre le foot grâce à une famille passionnée de ballon rond (son père est entraîneur), la blonde au regard bleu clair, à la fois perçant mais qui dégage aussi une certaine timidité, déménage lors de ses 7 ans à Marseille. Dans la ville phocéenne, cette batailleuse continue de développer son amour des rectangles verts, au club de Luynes, où elle côtoie notamment un certain Valentin Eysseric, ancien joueur de Nice, aujourd’hui à la Fiorentina. « Je jouais au milieu ou en attaque », se rappelle Torrent. Et déjà, elle se détache du reste, et fait des émules. « Marion devait encore jouer avec les U12 de Luynes. Elle était un peu intimidée parmi les grandes mais elle avait déjà une très bonne technique des deux pieds et », se souvenait ainsi pour le journal L’Union l’entraîneur du Saint-Memmie Olympique, Pierre-Claude Lebonvallet, à propos d’un entraînement de son équipe à l’automne 2005, auquel elle avait participé à titre exceptionnel.


A l’époque, celle-ci avait déjà fait un nouveau pas dans sa jeune carrière, en s’engageant avec le Montpellier Hérault, alors double champion de France en titre. Un deal conclu après un parcours du combattant et de longues tergiversations de la joueuse, déterminée dans un premier temps à rester à Luynes. « Ils n’avaient pas l’habitude de prendre des joueuses d’aussi loin, ils ne prenaient que des filles des environs, rappelle également Marion Torrent. Du coup on m’a dit qu’il fallait qu’il y ait un bon suivi scolaire pour que les deux marchent. Ma mère était institutrice, donc elle était contente parce qu’elle ne voulait pas qu’on délaisse l’école. Du coup j’ai dû trouver des familles d’accueil ! J’en ai fait une première, puis une deuxième, puis une troisième… », raconte-t-elle aujourd’hui très posément, même si à l’époque, la séparation d’avec la famille est compliquée, pour les uns comme pour les autres. « Ou je voyais mes parents ou je jouais au ballon, donc il fallait choisir », conclu la joueuse, avant de passer à la suite.

 

 « Montpellier, c’est très sentimental »


Comme dans toute bonne épopée, les éléments perturbateurs sont nombreux. Les blessures déjà, et cette fracture du cartilage de croissance au niveau de la malléole de la cheville gauche. « Ce qui était embêtant c’était que pendant la période de croissance, si l’os ne se développe pas bien, il peut y avoir des problèmes pour marcher, etc… Là du coup on m’avait posé des vis pour que le cartilage et l’os se replacent correctement. Donc le temps de la poser, de l’immobiliser, de l’enlever puis de remuscler le an ». Repérée par Patrice Lair, qui l’avait invité à l’entraînement du groupe pro, elle manque donc le coche une première fois. Puis refuse de céder aux avances du CNF Clairefontaine, déjà attachée à l’institution héraultaise.


Sa relation avec le club, tient même presque du tandem amoureux : « Montpellier, on va dire que c’est très sentimental, avoue Marion Torrent. Avec ce qu’il s’est passé cette année et le décès du président (Louis Nicollin, décedé des suites d’une crise cardiaque, le 29 juin 2017, NDLR), on est tous touchés ! J’étais proche de lui, parce que je suis là depuis longtemps. Il m’appelait « chouchou », c’était une relation particulière, je savais que si j’avais un souci il serait là. Bon attention avec Laurent (son fils, qui lui a succédé à la tête du club, NDLR) c’est pareil, il est proche de nous aussi !», raconte la joueuse, encore marquée, qui poursuit : « Maintenant j’ai passé plus de temps à Montpellier que chez moi. Ma deuxième maison ? C’est ma première même (sourire) ! ».

 

 Lancée en D1 à 15 ans

 

Qu’à cela ne tienne, sa chance viendra avec Sarah M’Barek, qui la lance dans le grand bain dès la saison 2007-2008, à seulement 15 ans. Elle découvrira deux saisons plus tard la Ligue des Champions féminine, où elle joue quelques matches en tant que titulaire, notamment la confrontation fatidique face à Umeå, où Montpellier finira par gicler. La défenseure centrale, dure sur la joueuse, se montre très flexible sur les terrains. D’où son replacement sur le flanc droit à l’époque. Mais la milieu défensive de formation n’en est pas à son coup d’essai. « J’ai vachement centrale – latérale, ça aurait été plus compliquée ».


Deuxième embûche, cette fois lors de la saison 2013, où Jean-Louis Saez débarque à la place de l’actuelle coach de Guingamp. « J’exigeais plus d’elle, dans son travail et son investissement », raconte le tacticien qui effectue alors un retour aux sources. « On va dire qu’elle était jeune, explique Laëtitia Philippe. On fait tous des erreurs de jeunesse. Maintenant elle a grandi, elle s’est remise en question et elle sait que pour être au haut niveau il faut faire certains sacrifices ! », raconte la gardienne. « Elle est affûtée aujourd’hui sur le plan athlétique ! Lors des tests VMA en début de saison, c’est la meilleure. Je suis très content pour elle et pour le club », se félicite Jean-Louis Saez.

 

 « Continuer à réaliser les mêmes performances »


« Il faut que je continue d’améliorer le physique, j’essaie de travailler tout ce qui est explosivité, vitesse, puissance, énumère celle qui a désormais plus le profil de boulimique du travail. Et encore après, en tant que latérale, je veux bosser tout ce qui est les centres par exemple, avoir une palette plus large, centre enroulés, tendus, deuxième et premier poteau… Il y a plein de choses à travailler ! Mais si on sait se donner des objectifs, on peut y arriver petit à petit ». Voilà comment « Toto », son surnom, s’est taillée une place de choix jusqu’aux sommets. Et attention, les compliments, et même la vue de son nom dans le prestigieux journal L’Equipe, ne lui font pas gonfler la tête pour autant : « Je sais très bien ce par quoi je suis passée, et que tout peut se perdre du jour au lendemain. Comme je l’ai dit à tout le monde, et comme me le répète mon entourage, c’est passé, et il faut continuer à réaliser les mêmes performances plus tard, ou on oubliera tout ce que j’ai fait avant ».


De toute façon, cette fan de sport n’a pas trop le temps d’y penser, partagée entre le foot et ses études. Sa formation BPJEPS AGFF (Activités Gymniques de la Forme et de la Force), qu’elle passe après une première formation BPJEPS sport collectifs passée dans son club, l’amène à partager son planning entre cours, terrains et salle de fitness. Une véritable passion qui lui laisse peu de temps pour d’autre loisirs, comme le cinéma, où le temps passé avec ses amis et sa famille. Pas de soucis puisqu’elle partage avec sa moitié, le joueur de football américain Sandy Marcin, le rêve de se reconvertir dans la préparation physique des sportifs plus tard.

« L’année dernière il a été aux World Games, l’équivalent des J.O, et ils ont fini premiers ! », dit-elle toute fière. Mais avant de penser à l’après, Marion Torrent a beaucoup de choses à faire. D’un titre avec Montpellier qui « viendrait récompenser tout le travail réalisé depuis des années par le groupe », à la Coupe du Monde en France en 2019, « une occasion qui ne se présentera qu’une fois dans une vie », en passant par le match de l’équipe de France de ce samedi face à l’Italie, dans le prestigieux Orange Vélodrome, Marion Torrent a encore beaucoup d’aller-retour à accomplir. « C’est par le travail que je continuerai à être là ! ». Venue d’une stakhanoviste, cette phrase a valeur de parole d’évangile.

 

 

 

Sauf mention, tous propos recueillis par Vincent Roussel 

 

Crédits photos : Vincent Roussel pour Foot d'Elles / MHSC 

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