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Corinne Diacre : « J’espère qu’on va vivre des moments difficiles »


Publié le 19 octobre 2017 | Equipe de France A
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Corinne Diacre : « J’espère qu’on va vivre des moments difficiles »

Nommée à la place d’Olivier Echouafni fin août dernier, Corinne Diacre vit cette semaine son deuxième rassemblement en tant que sélectionneuse de l’équipe de France féminine. Avant d’affronter l’Angleterre, vendredi, et le Ghana lundi, celle-ci a livré, devant plusieurs médias, sa vision de l’équipe de France, et s’est expliquée sur ses choix.


 

 

 

Cette nomination, c’était un rêve caché… et un aboutissement ?


Corinne Diacre :  « Dans la vie, rien ne se fait au hasard. A un moment donné j’avais souhaité le poste sans m’en être expliquée très clairement, c’est peut-être une des raisons pour lesquelles je n’ai pas eu ce poste au moment où je le souhaitais. Maintenant, ce que je peux dire c’est que je suis plus armée qu’hier, et c’est vrai que cette expérience de 3 années pleines à Clermont m’a fait beaucoup de bien. Elles m’ont fait gagner en expérience dans beaucoup de domaines, et j’espère apporter ce bagage, en plus de mon expérience de joueuse et d’entraîneur adjointe à l’équipe de France aujourd’hui.

 


A Clermont (2014-2017), vous avez subi une pression médiatique peu commune pour une entraîneuse de Ligue 2. Vous pensez que cette expérience vous a blindée en vue de la Coupe du Monde 2019 à domicile, où les attentes seront grandes ?


Je pense que la pression sera complètement différente. J’espère que les médias seront derrière l’équipe de France, et non pas contre Corinne Diacre, comme j’ai pu le vivre à Clermont Ferrand. (Elle confirme) Ils étaient contre une femme à la tête de cette équipe. Il y a plusieurs choses qui se sont passées là-bas qui m’ont fait progresser aujourd’hui. Il y a des erreurs, des attitudes, que ce soit des gens avec qui j’ai travaillé ou de moi, à éviter et à reproduire, et des choses bien faites qu’il faudra absolument refaire !

 

 

« Les moyens mis à notre disposition dépendent du président »

 


Vous qui avez connu plusieurs équipes de France (joueuse sous Aimé Mignot et Elisabeth Loisel, adjointe de Bruno Bini, elle rajoute, « spectatrice ensuite », NDLR). Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui pour les joueuses qui arrivent, notamment à l’époque de la première sélectionneuse, Elisabeth Loisel ?


C’est surtout les moyens mis à disposition par la Fédération Française de Football. Il y a eu des avancées, mais cela dépend surtout de la volonté du président de la fédération, et là aussi il y a eu une évolution. Des moyens supplémentaires, l’accès au château à Clairefontaine… Tout ça dépend du « big boss ». Si j’ai l’impression d’être traitée comme l’équipe de France masculine ? Bien sûr, complètement. Après il ne faut pas se voiler la face non plus, c’est l’équipe de France masculine qui rapporte de l’argent à la FFF. Qui nous permet de bien vivre, nous féminines.

 


Quels sont les principes que vous souhaitez appliquer à cette équipe de France dans le jeu ? Vous serez plus dans la contre-attaque, la possession, ou l’adaptation à l’adversaire ?


Je suis pour une équipe de France qui joue bien et qui gagne. Il y aura forcément un peu de tout ça puisque, si on a le ballon dans le camp adverse, il faudra jouer en attaque placée, tandis que s’il est dans notre camp, il y a une chance sur deux pour qu’on contre-attaque. Et puis, forcément, il faudra aussi savoir s’adapter à l’adversaire par moment. Et il y a d’autres principes que je souhaite inculquer.

 


Et dans l’état d’esprit, est-ce qu’il y a des choses qui vous ont déplu à votre arrivée et que vous souhaitez changer ?


Non, ce groupe France vit très bien. Sincèrement le travail effectué sur le terrain aujourd’hui est bon. Il y a beaucoup de volonté de la part des joueuses, une envie, mais surtout une grande satisfaction d’être là. Je sais que chez certaines c’est important. Malgré tout il faut de la performance, et cela implique que je laisse leurs chances à certaines pour qu’elles me montrent de quoi elles sont capables.

 

« Wendie Renard n'aura pas le brassard tant que je serai là » 

 



Un des choix forts du premier rassemblement des Bleues sous votre coupe c’était le retrait du capitanat à Wendie Renard. Peut-elle retrouver ce statut ?


J’en ai discuté avec elle, et je vous l’affirme, Wendie Renard n’aura pas le brassard en équipe de France, pas avec moi. C’est un choix définitif. Je l’ai déjà dit, c’est tout simplement parce que Wendie doit se concentrer, pour moi, sur ses performances. C’est une joueuse comme une autre, et puis le brassard ne fait pas tout, chacune a le droit de s’exprimer en équipe de France.

 

 

Vous avez, depuis votre arrivée, pratiqué une revue d’effectif assez importante. Le seul secteur où vous n’avez rien changé c’est au niveau des attaquantes. Pourquoi ne pas avoir choisi de sélectionner des joueuses comme Gaëtane Thiney, Marie-Laure Delie, Marie-Antoinette Katoto ou Laura Bourgouin ?


Parce que je fais des choix. Ce sont mes décisions du moment. Pour Katoto, elle est U20, et je la laisse à disposition des équipes de France jeunes pour les échéances à venir.

 


D’autres jeunes très prometteuses font leurs preuves sur les terrains de D1, est-ce que vous laissez la porte ouverte à ces joueuses ?


Non. Je les laissent à disposition des équipes de France de jeunes. Les U20 ont une Coupe du Monde à jouer dans moins d’un an, et donc la priorité pour la Fédération Française de Football c’est cette compétition, dans un premier temps. Par contre, il faut que ces jeunes joueuses puissent jouer dans leur club. Ce qui est plus difficile à l’OL ou au PSG du fait de la présence d’étrangères, d’objectifs élevés… Il faut que ces jeunes jouent dans leur catégorie, et ensuite s’il y a performance je ne vais pas me priver, je vous rassure !

 

 

« Laura Georges est une joueuse importante du groupe France »

 

 


Vous avez à nouveau appelé Laura Georges, qui joue pourtant très peu cette saison. Pourquoi ?


Au moment où elle a été sélectionnée, elle avait joué le dimanche d’avant (lors de la 5e journée contre Albi, NDLR). Avec le nombre de sélections qu’elle a aujourd’hui c’est une joueuse importante du groupe France. C’est un relai, une cadre, et elle doit nous apporter son expérience, bien qu’elle joue moins aujourd’hui.

 


Et pourquoi avoir décidé d’appeler Elisa Launay ?


Et pourquoi pas ? Je l’ai vue jouer à Paris, j’ai trouvé qu’elle avait fait un match cohérent, et ça va dans la logique des joueuses que je veux voir à l’occasion de ce turnover, il y en aura d’autres [joueuses] au prochain stage, et vous pourrez me reposer la question. Ce que j’aime chez ces filles c’est leur état d’esprit. Il y a cette envie de bien vivre ensemble et surtout de gagner sur le terrain. En EDF on recherche la performance terrain, et l’attitude. Parce qu’une Coupe de Monde c’est 2 mois ensemble, et c’est très long. Donc autant bien s’entendre.

 


Vous vous apprêtez à affronter l’Angleterre et le Ghana. Si on ne sait pas trop à quoi s’attendre pour ces dernières, y aura-t-il un sentiment de revanche face aux Lionesses, qui ont éliminé l’équipe de France à l’Euro cet été ?


En ce qui me concerne je ne suis pas dans cet état d’esprit. Nous sommes en préparation, et je vais surtout me concentrer sur mon équipe, afin de mettre plusieurs choses en place, des éléments que je veux voir, sans s’occuper du style de jeu de l’adversaire. Ce qui est intéressant pour moi c’est de voir comment l’équipe va agir et comment on va mettre notre jeu en place. A nous de profiter de ces matches sans pression pour jouer libérées, tenter un maximum de choses, et surtout retrouver de la confiance.

 

 

« Ne pas être dans un confort »

 

 


Certaines joueuses sélectionnées travaillent encore en dehors du foot est-ce que l’objectif à terme, consiste à ce que toutes ces joueuses puissent s’entraîner de la même manière, afin de ne pas gêner leur progression ?


Ce serait utopique de dire ça d’après moi. Je trouve justement que ces joueuses ont une chance extraordinaire, c’est-à-dire qu’elles ne se coupent pas du lien social. J’aurais préconisé ça si j’étais joueuse. De pouvoir travailler trois heures le matin, faire une sieste et aller à l’entraînement l’après-midi. Au moins j’ai une vie à côté, une possibilité de reconversion… Après être pro c’est très bien aussi, mais les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients.

 

La France a été grandement critiquée lors de l’Euro cet été… Ça fait partie du jeu ?


Je pense qu’on a surtout été critiquée parce que les Bleues n’ont pas répondu aux objectifs fixés. Après, avoir l’ambition d’aller chercher cette Coupe du Monde c’est bien, maintenant il faut que les actes suivent. Parce que ça ne va pas venir en claquant des doigts. Et puis toutes les nations vont avoir envie de remporter cette compétition. Mais c’est vrai que la vérité c’est le terrain. Et puis des matches de préparation on va en perdre, et il faut qu’on en perde, surtout pas qu’on soit dans un confort, à gagner tous nos matches de préparation, avec un état d’esprit trop serein. J’espère qu’on va vivre des moments difficiles dans nos matches de préparation ».

 

 

Propos recueillis par Vincent Roussel

 

Crédits photos : Vincent Roussel pour Foot d'Elles /  CHARLY TRIBALLEAU - AFP

 

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