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Hervé Didier : «Vivre ce moment du mieux possible»


Publié le 14 avril 2017 | Coupe de France
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Hervé Didier : «Vivre ce moment du mieux possible»

Pour sa dernière campagne en Coupe de France avant de quitter le club en fin de saison, l’entraîneur de Saint-Etienne Hervé Didier se déplacera à Paris dimanche (15h00), dans une demi-finale où il espère que la force collective de son groupe fera la différence.


 

 

 

 

 

 

 

C’est un tacticien désabusé que Foot d’Elles a pu contacter par téléphone ce vendredi. A la tête de l’ASSE depuis 2008, Hervé Didier nous a parlé de la demi-finale de Coupe de France qui se profile face au PSG, dimanche, mais aussi de la fin de championnat qui s’annonce, alors que le club du Forez, dixième avec un match en retard, lutte toujours pour le maintien. Il a aussi évoqué son départ, et jure qu’il prendra des vacances après «une année éprouvante».

 


Est-ce que le match nul du PSG face à Guingamp vous a donné plus d’espoir en vos chances de qualification pour la finale de Coupe de France ?

Hervé Didier : « Je suis un peu partagé parce que je me dis que Paris a déjà vécu ça et qu’il ne souhaite pas le revivre contre Saint Etienne. Après on se dit aussi que Guingamp l’a fait, alors pourquoi pas nous ? Mais Paris est prévenu et ils vont faire attention à ça, donc ce n’est pas forcément un avantage pour nous.

 

Sur quoi va se jouer cette rencontre selon vous ?

- Objectivement, il va falloir avoir une grosse solidarité défensive parce qu’on sait qu’on va subir contre le PSG, bien qu’on ait envie d’aller de l’avant, il ne faut pas se voiler la face. Surtout, il faudra être capable, sur deux ou trois actions offensives, de jouer les coups à fond, d’aller marquer un but. Mais j’insiste sur la solidarité de l’ensemble du groupe. Ce ne sont pas des individus qui vont faire la différence, c’est le groupe.

 

C’est ce qui vous a permis d’éliminer Montpellier au tour précédent notamment ?

- Sans aucun doute. On a eu deux trois occasions, on a réussi à en mettre une au fond, tout en restant solides derrière. Ça risque bien évidemment d’être plus compliqué face à Paris, mais dans le foot on ne sait jamais… il suffit que nous gardions notre cage inviolée le plus longtemps possible pour que le doute s’installe et qu’une erreur nous profite. On n’a rien à perdre de toute façon, contre Montpellier déjà on nous avait prédit qu’on ne passerait pas, alors cette demi-finale ce n’est que du bonus, on est contents d’être là et on va vivre ce moment du mieux possible, c’est un moyen de se lâcher et de voir les choses différemment.

 

Comment motive-t-on ses joueuses avant une échéance comme celle-ci ?

- On a déjà plusieurs joueuses dans le groupe qui ont gagné la Coupe de France où qui ont participé à notre finale en 2013, donc elles savent que ce moment est exceptionnel. Elles ont envie de revivre ça et le transmettent à leurs partenaires. C’est le discours que je tiens. Ça ne se produit pas tous les ans et à chaque fois, même il y a deux ans contre Montpellier à Geoffroy Guichard où l’on est éliminé 1 à 0, ce sont des grands moments. Même dans la défaite ce sont des émotions importantes et on a envie de vivre ça du mieux possible. On n’a rien à perdre donc on devra juste être performants sur les points qu’on aura ciblé.

 

Ce bon parcours en Coupe peut vous permettre de vous relancer dans le championnat ?

- Je compte là-dessus oui. C’est à double-tranchant aussi puisqu’on peut aussi prendre une déculotté à Paris qui va nous faire replonger. J’espère que ça va nous apporter un peu de confiance pour la suite du championnat.

 

«Oui, j’ai décidé de ne pas continuer»

 

 

Un gros programme vous attend jusqu’à la fin de la saison avec des rencontres face à Montpellier, Metz, Rodez, Guingamp et l’OM, vous êtes confiants dans l’objectif du maintien ?

- On est confiant, disons qu’on est lucide, on sait qu’il nous faudra au moins une victoire pour être sauvés, sachant que Metz et Bordeaux ont des calendriers plutôt difficiles. On aborde ça sereinement sachant que notre maintien n’est pas encore assuré. Pour ça il faut prendre des points, c’est ce sur quoi nous allons nous reconcentrer après cette demi-finale. On essaiera de le faire face à Montpellier, mais le match le plus important de toute manière ce sera Metz. 

 

Vous avez annoncé votre départ en fin de saison, pourquoi ? 

- Oui, j’arrête la D1 féminine la saison prochaine. Pour moi les conditions d’entraînement ne sont pas à la hauteur de ce qu’on doit faire. On a vécu une saison très difficile sur ce point-là parce qu’on a été baladé de terrain d’entraînement en terrain d’entraînement, dans des conditions difficiles, et je n’ai pas envie de revivre ça l’année prochaine. Comme on m’a montré que ça n’allait pas changer, j’ai décidé de ne pas continuer. J’espère que mon départ permettra de faire changer les choses et j’en serai le premier content, mais moi je ne pouvais plus travailler comme ça. Je ne connais pas un club en France qui s’entraîne et joue sur le même terrain. Depuis que je suis dans le foot jamais je n’ai vécu ça. Même si le terrain en herbe n’est pas bon, le plus petit village de France essaie de le protéger, mais pas nous, alors qu’on est en D1 féminine.

 

Les dirigeants stéphanois sont responsables de cette situation d’après vous ?

- C’est peut-être un problème politique. Est-ce que c’est la ville, est-ce que c’est le club ? Je ne sais pas. En tout cas, le club a fait beaucoup de choses au niveau financier, mais ce que je demandais là, ce n’était pas de l’argent, mais simplement de pouvoir s’entraîner dans des conditions respectables et rien de plus. Le club met de l’argent sur les féminines et c’est difficile parce que pour l’instant il n’y a pas de retour sur investissement vu qu’on ne gagne rien. J’en suis conscient et je remercie le club, mais nous, nous demandions des conditions d’entraînement acceptables.

 

Vous savez ce que vous ferez par la suite ?

- Franchement ils m’ont un peu lassé, dégouté d’entraîner. Aujourd’hui je n’ai envie de rien faire, je pense que je vais me mettre en vacances, couper et ça va me faire du bien parce que j’ai passé une année difficile. J’espère qu’elle va bien se terminer parce que je n’aimerais pas terminer sur une descente qui serait une catastrophe pour le club. Les filles en sont conscientes et elles sont toutes avec moi pour pouvoir faire une fin de saison à la hauteur de l’équipe.

 

On vous sent déçu par la fin de votre histoire à Saint-Etienne….

- Il parait qu’il y a un projet mais je n’ai pas été consulté. Je pense bien connaître le monde du foot féminin et à aucun moment on a fait appel à moi. C’est ce manque de considération qui est difficile à vivre, pas seulement pour moi mais pour l’ensemble des féminines. Ce n’est pas un problème Hervé Didier, ça c’est minime, ce qui m’embête c’est l’avenir des filles à Saint-Etienne. Il y a des filles qui risquent de partir, d’autres qui risquent de ne pas venir… et ce n’est pas comme chez les garçons où il y a un vivier important et où on peut facilement remplacer l’un par un autre. Là, ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne et je crois qu’ils ne l’ont pas bien compris. Ça m’énerve parce que ça fait neuf ans que l’on travaille dessus, et je ne voudrais pas que tout s’écroule ».

 

 

Propos recueillis par Vincent Roussel

 

Crédits photos : Eric QUIBLIER – ASSE

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