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Alexander Søderlund : « Une bonne chose pour tout le monde »


Publié le 31 octobre 2017 | Autres sélections
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Alexander Søderlund : « Une bonne chose pour tout le monde »

Joueur de Saint-Etienne, l’international norvégien Alexander Søderlund a été le spectateur, puis l’acteur, de la polémique qui a secoué son pays ces derniers mois. Alors qu’un conflit opposait les joueuses de l’équipe nationale et la fédération, lui et ses coéquipiers ont consenti à une légère baisse de salaire pour remettre les deux équipes à égalité. Un exemple sans précédent.


 

 

« Cet accord est vraisemblablement unique dans le monde », les mots du patron de Niso l’association qui représente les footballeurs norvégiens, soulignent à la fois la véracité d’une situation inédite dans le monde du ballon rond, mais également le soulagement qui règne dans les instances du foot du pays nordique après plusieurs mois de négociations houleuses et qui ont failli compromettre les chances de qualification au Mondial 2019 des coéquipières de Caroline Graham Hansen.


L’accord trouvé entre les joueuses et la fédération, a permis de faire passer le budget alloué à l’équipe féminine de 3,1 millions (330 000 euros), à 6 millions de couronnes (631 000 euros), soit autant que celui destiné à leurs homologues masculins. C’est d’ailleurs en parti grâce à eux, et à une baisse de 550 000 (57 000 euros) couronnes sur leurs primes, que la situation est revenue à la normale, et que les championnes Olympiques (2000), Européennes (1987 et 1993) et du monde (1995), ont pu reprendre leur marche en avant. L’attaquant de l’ASSE Alexander Søderlund revient sur ce geste qui, selon lui, « était la bonne chose à faire ».

 


Comment avez-vous été mis au courant de la situation de vos compatriotes ?


Alexander Søderlund : « Vous savez, en Norvège, non n’aimons pas les fossés qui peuvent se creuser entre les hommes et les femmes. Du coup cette histoire a fait beaucoup de bruit. Beaucoup de personnes pensaient que les payes des hommes et des femmes devraient être les mêmes. Dans le football, il y a bien sûr ce fossé dû aux sponsors, à la publicité qui ne sont pas au même niveau. Mais en équipe nationale nous pouvions combler cet écart. Je trouve que c’est fantastique, parce que toutes les joueuses ne sont pas professionnelles, donc ça représente beaucoup pour elle, et puis c’est un bon exemple, pour les autres, et dans le monde du foot.

 


Quelles relations entreteniez-vous avec vos compatriotes ? Vous vous voyiez souvent ?


Non, je ne dirai pas qu’on se voit souvent, ni qu’on se parle beaucoup. Mais je connais certaines joueuses, comme la Lyonnaise Ada Hegerberg, que je connais un peu, ainsi que d’autres filles de l’équipe. Je ne leur ai pas beaucoup parlé de ça mais je sais qu’elles sont très contentes (rires) !

 

 

Vous regardez souvent leurs matches ?


Quand j’en ai l’occasion, bien sûr que je regarde les matches internationaux de l’équipe féminine ! Plus globalement, je regarde aussi les matches de l’équipe de la ville d’où je viens, qui joue en première division et a fait quelques apparitions en Ligue des champions. C’est Avaldsnes (basé à Karmoy, le club a été vice-champion de Norvège en 2015 et 2016, NDLR) ! D’ailleurs ils ont joué contre l’OL en Coupe d’Europe l’année dernière (en 16e de finale, élimination après deux défaites, 5-2 et 5-0, NDLR). Mais entre mes obligations professionnelles et familiales, c’est vrai que je n’ai pas toujours le temps.

 

 

 

« Ca a été une décision très rapide »

 


Cette décision de baisser votre salaire, était-ce une décision du groupe ?


Bien sûr ! On n’a pas eu besoin de discuter beaucoup, parce que tout d’abord, l’argent dont elles ont bénéficié provient majoritairement de la fédération. On n’avait pas grand-chose à dire, on est déjà très heureux d’avoir assez d’argent pour vivre du foot rien qu’avec nos clubs, et d’avoir une belle vie, tandis que pour elles ça signifiait bien plus, donc nous étions juste heureux de pouvoir les aider. Nous pensions que c’était la bonne chose à faire.

 


D’où est venue l’idée, de vous ou de la fédération ?


Un peu des deux. Ce sont aussi les joueuses de l’équipe féminine qui ont demandé à la fédération si nous serions d’accord pour faire un geste, nous avons parlé tous ensemble, pour parvenir à cette solution. Pour nous, l’équipe masculine, ça a été une décision très rapide, car cette somme ne représente pas la même chose pour nous. C’était une bonne chose de pouvoir les aider.

 


Cet épisode a renforcé vos relations avec vos homologues féminines ?


Elles étaient très contentes, on a eu beaucoup de retours positifs, mais je ne sais pas si je peux dire qu’elles sont meilleures, parce qu’on n’a pas tant de contacts. Ça va les aider dans le futur à devenir plus performantes sur le terrain, c’est tout ce qui compte.

 

« Que tout le monde ait une chance d’être performant »

 


Sur Instagram, Caroline Graham Hansen a dit que ce « petit geste » représentait énormément pour elles, tandis que la fédération, de son côté, a qualifié cet accord d’ « historique ». Mais pour vous, c’était donc juste du bon sens ?


Oui bien sûr ! Il est temps que tout le monde ait une chance d’être performant et de réussir dans le foot. Le foot féminin devient de plus en plus important, et si nous pouvons être la nation qui va de l’avant et qui montre que c’est possible d’acquérir l’égalité, je pense que c’est une bonne chose pour tout le monde. J’espère que d’autres nations rendront ce cas de figure possible. Peut-être pas que tout le monde soit au même niveau, mais que tout le monde puisse gagner assez pour pouvoir pratiquer ce sport, et avoir sa chance.

 


Enfin une question à propos du terrain. Vous connaissez Ada Hegerberg, que pensez-vous de sa décision de se retirer, jusqu’à nouvel ordre, de l’équipe nationale ?


Je pense qu’elle a pris la bonne décision. Forcément, pour la Norvège c’est une perte, évidemment, car c’est une joueuse extraordinaire, mais Ada avait besoin de faire ce qui était le mieux pour elle, afin de devenir meilleure. Elle pense que se concentrer uniquement sur sa carrière en club peut la faire progresser. Mais c’est le football, vous êtes toujours à la recherche de ce qui est le plus important pour vous. C’est une décision qu’elle a pris aujourd’hui, mais je pense qu’elle reviendra un jour, et tout le monde sera content, parce que la Norvège a besoin d’elle ».

 

 

Propos recueillis par Vincent Roussel

 

Crédits photos : AFP / poteaux-carrés.com / Iconsport

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