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Telle mère, telle fille… et inversement ?


Publié le 15 mars 2016 | Autres évènements
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Telle mère, telle fille… et inversement ?

Ce dimanche 13 mars avait lieu à Asnières l’opération « Mesdames franchissez la barrière », une initiative lancée par la FFF et organisée par le district des Hauts-de-Seine et sa commission de féminisation. Son but ? Sensibiliser les parents, spécialement les mères des jeunes licenciées aux différents organes des clubs de foot.


 

 

 

« Engagez-vous, on a besoin de vous ». Voilà comment Frédérique Jossinet, coordonnatrice du plan fédéral de féminisation a conclu son rapide discours devant les 74 femmes qui ont participé à l’opération « Mesdames franchissez la barrière », dimanche 13 mars, au stade Léo Lagrange d’Asnières. « L’objectif, c’est de décliner au niveau départemental l’opération fédérale "Mesdames franchissez la barrière" dont le but est de féminiser les instances dans le football, dans les fonctions telles que dirigeantes, éducatrices ou arbitres, par une sensibilisation que je mets en place, avec cette commission de féminisation, toute l’année » explique Christine Aubère, également présidente du FF Issy, dans le 92.

A travers cette journée, l'objectif est évidemment de faire naître des vocations. « On a demandé à chaque club d’inviter 5 à 10 mamans pour se retrouver autour du terrain et faire des petits matches. Pendant ce temps, les équipes qui ne jouent pas sont exposées à une sensibilisation par une dirigeante, une éducatrice ou un arbitre sur le rôle de ces fonctions-là, afin d’éventuellement susciter des vocations, mais surtout essayer d’apporter une réflexion chez ces mamans qui, souvent, le week-end, accompagnent leurs enfants, mais n’ont pas forcément de licence car elles appréhendent peut-être, en se disant que cette démarche engage beaucoup de choses ».

 

Pérenniser l'action

Si certaines mamans, comme Aline, 32 ans, sont juste venues « partager un moment avec [leur] fille » reconnaissant n’avoir « aucune envie d’occuper un poste ou de travailler dans le foot féminin plus tard », beaucoup sont celles qui se sont prises au jeu, et ont été séduites. Comme Fatia, 45 ans, gérante d’un salon de coiffure, enjouée par cette matinée de football : « Cette opération m’a vraiment donné envie de m’impliquer dans le foot féminin. Car c’est en plein essor, et il faut que ça continue, que ça se développe encore plus, car il y a plein de personnes qui aiment ça ! J’aimerais bien jouer, ça m’a plu, mais je voudrais aussi m’impliquer en tant que bénévole, organiser des choses au sein du club de ma fille à Issy, moi ça ne me dérangerait pas ».

Le but de cette journée, pour Christine Aubère, c’est surtout de « pérenniser » cette action, c’est-à-dire « d’essayer tout au long de l’année, de les amener sur des évènements festifs. Par exemple pour récompenser les participantes, elles pourront aller assister à PSG-Juvisy (dernière journée de D1, le 21 mai prochain, ndlr), puisque le club parisien nous a gentiment offert des places. Nous essaierons aussi de les faire venir au district, afin de parler et de leur permettre de nous rencontrer autour d’un repas, et une mini-sensibilisation sur le rôle de dirigeante. Pour peut-être les amener à intégrer la commission de féminisation et les organismes des clubs dans une fonction qu’elles choisiront ». 

 

Pénurie de bénévoles

Des femmes comme Issa, 47 ans, assistante de formation, et mère de deux jumelles qui s’entrainent depuis deux ans au club d’Issy : « Je pense qu’on va se rendre un peu plus disponible pour essayer d’aider, soit en tant que dirigeante, soit dans l’accompagnement des enfants. Devenir arbitre ? Pourquoi pas à long terme, il faudra juste que j’apprenne bien les règles (rire). Mais dans un premier temps, je me dédierai plus à l’accompagnement ou à l’encadrement, mais pourquoi pas devenir arbitre dans un futur plus ou moins proche ».

Pour Pierre Petit, président du district des Hauts-de-Seine, le but est aussi de « toucher des mères, ou des femmes qui n’ont pas d’enfants ici ». Afin d'aller chercher des forces vives en dehors du réseau football à proprement parler. Des femmes comme Karima 34 ans, agent administratif pour l’Education nationale : « Je n’ai pas d’enfants, mais ma collègue, qui est institutrice dans une école primaire du coin m’en a parlé, et je me suis dit : "Pourquoi pas". J’aime bien le foot, et le sport, donc ça m’a tenté. Ça a été une très bonne expérience, on peut même dire que ça m’a réconcilié avec le sport, puisque j’ai fait du foot jusqu’à mes 13 ans, puis j’ai arrêté, mais aujourd’hui je suis motivée à m’y remettre. Ça m’intéresserait d’occuper une place dans un club hors des terrains » dit-elle avant de retourner à grandes enjambées sur le terrain.

 

 

Les mamans découvrent l'atelier arbitrage

 

Et donc être bénévole. C'est souvent la grosse problématique à l'origine du manque de moyens humains. Depuis plusieurs années, les structures associatives en tout genre peinent à recruter. Soit par manque de temps et d'investissement des personnes, soit à cause d'une mauvaise information des instances et des clubs eux-mêmes. Dans les Hauts-de-Seine, seulement 15 femmes sont bénévoles sur 125 personnes (un peu plus de 8 %), dont une présente dans le comité de direction. Et 370 femmes possèdent une licence de dirigeante. « Aujourd’hui c’est vrai qu’il y a une pénurie du bénévolat dans les systèmes associatifs en général. On essaye d’amener une autre réflexion que celle de la société de consommation dans la tête des participantes, pour que ce qu’on leur a apporté, elles puissent, elles aussi, le rendre à un moment » embraye Christine Aubère. « On a peu de retours, mais je pense que c’est aussi un peu de notre faute parce qu’on devrait mieux les suivre, essayer de les pousser un peu, reconnait Pierre Petit. Cette fois-ci, nous avons les coordonnées de chaque maman qui a participé, donc on va essayer de les relancer. A nous de faire le travail ! ». Et de franchir d’autres barrières.

 

 

 

 A lire sur le même sujet : Dans les instances du foot français, où sont les femmes ?

 

Crédit photo : District des Hauts de Seine de Football.

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