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L’hégémonie du Nigeria contrariée par un championnat local en sursis


Publié le 03 décembre 2016 | Autres compétitions
Par Yannick Kenné pour Foot d'Elles


L’hégémonie du Nigeria contrariée par un championnat local en sursis

Les Super Falcons disputent ce samedi leur huitième finale de Coupe d’Afrique des nations contre les Lionnes du Cameroun. La sélection nigériane sacrée sept fois sur dix éditions est la meilleure du continent. Un exploit qui contraste avec les difficultés du championnat national cette saison, en proie à des soucis financiers.


 

 

 

A sa séance de reconnaissance du terrain du Stade omnisports Ahmadou Ahidjo jeudi, la sélection nationale du Nigeria a exigé de la Confédération africaine de football (CAF), un huis-clos. En plus de la tenue à l’écart du millier de spectateurs camerounais qui s’était installé en tribune pour vivre cette séance d’entrainement des Super Falcons, Florence Omagbemi et ses joueuses n’ont pas également souhaité s’entrainer en présence de la presse. Mais, elles se sont heurtées sur la règle de la CAF, qui autorise à la presse de couvrir les quinze premières minutes de chacune des séances d’entrainement des équipes avant de se retirer. Même à leur séance d’entrainement de vendredi au stade militaire de Yaoundé, les Nigérianes ont fait observer la même mesure, et c’est dans la discrétion la plus absolue que l’entraineure des Super Falcons a fait ses derniers réglages tactiques en vue de la finale de samedi qui oppose son équipe à celle du Cameroun, pays hôte de cette 10e édition de la CAN féminine.


Hégémonie africaine
Malgré son statut de favori, le Nigeria joue la carte de la prudence, et ne redoute pas moins le Cameroun et son inconditionnel public, massivement mobilisé à chacune de ses sorties. Néanmoins, Florence Omagbemi –qui est à sa première expérience en tant que coach-ne se résigne pas face à cet important atout des Lionnes indomptables. «Tous les matchs se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous avons un match difficile contre le Cameroun, et c’est certain que nous allons l’emporter», a déclaré l’entraineure nigériane, très confiante en conférence de presse. L’ancienne capitaine des Super Falcons espère offrir à son pays son huitième titre de champion d’Afrique en misant sur une ossature qui, en dépit de sa flexibilité, reste homogène dans le jeu. «Mes joueuses sont prêtes aussi bien physiquement que psychologiquement. La plupart des joueuses qui ont joué lors du tournoi de Namibie il y a deux ans sont présentes, et je crois qu’elles vont faire la différence. Nous évoluons sur un principe de continuité. Nous essayons de panacher le groupe qui était là avec des joueuses locales, et il y a beaucoup de progrès. L’équipe d’aujourd’hui est plus forte que celle de 2014», vante Florence Omagbemi.

 

Il y a deux ans, la finale de la CAN féminine opposait à Windhoek le Nigeria au Cameroun, et ce sont les Super Falcons qui s’étaient imposées face aux Lionnes indomptables. Une énième victoire des Nigérianes qui n’ont jamais perdu de match en phase finale de la CAN contre les Camerounaises, et contre lesquelles elles disputeront leur troisième finale. Dans l’ensemble, le Nigeria totalise sept finales dans la compétition, et disputera sa huitième samedi. Le pays classé 37e mondial au classement FIFA féminin et première nation africaine, règne sans partage au sommet du football féminin en Afrique, avec sept trophées sur dix éditions, pris en compte dans la formule de Coupe d’Afrique des nations depuis 1998.

 

Le championnat végète
Cette forme du Nigeria résulte d’un assemblage de joueuses professionnelles qui évoluent dans des championnats européens, mieux organisés et structurés qu’en Afrique. «Plusieurs joueuses de l’équipe nationale jouent à l’étranger. L’équipe dispose de beaucoup de joueuses professionnelles. C’est pour cette raison que les joueuses qui évoluent encore au pays travaillent comme des forcenées pour espérer devenir des professionnelles et enfin intégrer l’équipe nationale. Les conditions de la pratique du football féminin sont très difficiles, et les filles savent que lorsqu’elles accèdent en équipe nationale, c’est le déclic pour une carrière réussie», analyse le Nigérian Bamigbelu Ademola, photographe professionnel employé de Goal.com. D’ailleurs, dans son onze de départ habituel, seules la gardienne Alaba Jonathan (Pelican Stars) et l’arrière-droite Ugo Njoku (Rivers Angels) sont souvent réapparues, tandis que le reste est en majorité constitué de joueuses évoluant à l’étranger.

 

Grèves et salaires non payés
L’élogieux parcours du Nigeria à la CAN cette année contraste cependant avec le niveau du championnat local. Ce championnat à dix-huit équipes reparties en deux groupes végète cette saison depuis son coup d’envoi le 21 mai dernier, pour des raisons liées au financement des équipes. Il est en proie à de multiples grèves des joueuses revendiquant le paiement des salaires. D’ailleurs, la formation de Sunshine Queens, l’une des équipes phares du championnat a encore manifesté cette semaine pour réclamer le paiement de plusieurs arriérés de salaire à leurs dirigeants. Et pourtant, cette équipe est avec Rivers Angels, Pelican Stars et Bayelsa Queens, l'une des quatre quatre équipes du championnat qui peuvent se gargariser d’une aisance financière certaine, du fait de leurs managements respectifs par des hommes d’affaires nigérians.


Les autres équipes connaissent des soucis financiers qui ne leur permettent pas de se déployer véritablement, d’où les arrêts intempestifs imposés par des joueuses. «Le football féminin est dirigé par une Ligue professionnel de football féminin. Mais à cause de la crise à la Fédération nigériane de football, la ligue n’a pas bénéficié de financement comme c’est souvent le cas. La Ligue professionnel masculine qui a bénéficié de 2 milliards de Naira (près de 6 millions d’euros), a décidé d’octroyer 10 millions de Naira (29800 euros) à la ligue des femmes. Cet argent est destiné à la prise en charge des arbitres, puisqu’ils ont aussi souvent grevé à cause de leurs primes», confie Bamigbelu Ademola.

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