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S. Joseph (Rodez) : « À cœur de bien finir »


Publié le 26 avril 2017 | Actus
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


S. Joseph (Rodez) : « À cœur de bien finir »

Alors qu’il quittera ses fonctions en juin, l’entraîneur de Rodez Sébastien Joseph s’est confié pour Foot d’Elles sur la fin de saison qui attend son équipe. Il est aussi revenu sur son expérience dans le Midi et sur ses futurs projets.


 

 

 

 

 

 

Déçu, Sébastien Joseph ne l’est pas du tout. Auteur d’une saison « extraordinaire »- selon ses mots -l’an passé, qui l’avait vu emmener son équipe à la cinquième place de la D1 féminine et en demi-finale de Coupe de France, le tacticien ruthénois a longtemps frayé avec la zone de relégation cette saison. A l’heure de faire le bilan, il quittera cette saison un club qui pourrait bien vivre un grand chambardement cet été…

 

Notre dernière interview a eu lieu en octobre 2016, avant un match catastrophique de votre équipe face à Juvisy (défaite 10-0, NDLR)…
Sébastien Joseph : « Ça a été un fait marquant de notre saison, dans le mauvais sens du terme bien sûr. Mais ça a fait prendre conscience à certaines filles des défaillances mentales qu’elles pouvaient avoir à ce niveau. Ça leur a aussi fait prendre conscience que quand on perd un match, on n'a pas le droit de le lâcher, surtout quand on joue en D1 et qu’on a des partenaires, privés et institutionnels, qui viennent aux matches. Dans les jours qui ont suivi ça n’a pas été simple, que ce soit sur un plan médiatique ou local. Les filles rasaient les murs dans Rodez. Donc ça a été malgré tout quelque chose de positif. On s’en est servi aussi pour le match de dimanche (Rodez est parti de Bondoufle sur un nul, 1-1, NDLR). On avait à cœur de faire un bon match et de montrer un visage plus représentatif de ce qu’est le RAF habituellement.

 

Quelles différences avez-vous pu observer entre ces deux matches ? C’était surtout le fruit d’une remise en cause mentale ?
- Ça a été ça en grande partie. Je pense que les filles sont arrivées avec énormément d’envie, elles voulaient bien faire, redorer le blason du club mais aussi leur image, puisque leur image individuelle en tant que joueuses avait aussi été marquée à l’aller. Puis Juvisy a aussi été moins en réussite, puisqu’en octobre, ils avaient affiché une réussite insolente. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils auraient pu tirer du vestiaire que ce serait rentré, mais on n’était pas loin de ça ! C’était un jour où tout leur réussissait. Après j’ai bien regardé le résumé qui a été fait ce week-end sur la chaine youtube de la D1 féminine (voir ci-dessous) et j’ai été un peu sceptique. On a l’impression que c’était une attaque-défense alors que ce match était plutôt équilibré. Certes Juvisy a eu la possession du ballon, et deux occasions franches avec un poteau et une barre, mais de notre côté on a aussi 4-5 occasions très franches, dont un but refusé pour un hors-jeu plus que limite et une occasion où notre attaquante dribble la gardienne et tire au-dessus. Le résultat est juste mais ça aurait pu tourner en faveur d’une équipe comme de l'autre.

 

 

 

Pour en revenir au match aller, votre équipe a ensuite mis deux mois avant d’aller chercher une victoire, face à Bordeaux début décembre (2-0 à Blanquefort). Peut-on dire que cette défaite vous a suivi longtemps ?
- C’est vrai que ça avait touché le groupe. Mais l’élément qui avait vraiment mal à domicile c’était le nul face à Marseille (lors de la 6e journée, NDLR), quand on mène 2-0 à dix minutes de la fin et qu’on est rejoints sur deux penalties plus que sévères. Pour expliquer ce vide, il faut aussi dire que c’était une période de six matches où on jouait Juvisy donc, mais également Paris, Montpellier, Lyon, Marseille et Guingamp. C’est pourquoi je me dis aussi qu’au vu des adversaires, je ne sais pas si beaucoup de nos concurrents auraient pris plus de points que nous… Même si on avait battu Juvisy, on peut se demander si les résultats auraient été différents, en dépit de la dynamique.

 

Vous êtes la pire défense de D1, avec 50 buts encaissés. C’est les conséquences du départ de Marine Haupais ?
- Il y a aussi eu le départ de Manon Alard, en plus de celui de Marine, on n’a donc plus notre charnière centrale expérimentée. Cette année on a mis deux jeunes joueuses, Océane Daniel et Cathy Couturier (arrivées en provenance du PSG U19 l'été dernier NDLR), qui ont été blessées, sans compter que Cathy est partie à la Coupe du Monde U20. On n’a pu les aligner qu’en janvier, et ça explique en partie qu’on prenne autant de but. Puis il y a aussi ce côté mental, qui fait que lorsqu’on lâche, on a tendance à vraiment lâcher, comme contre Montpellier (défaite 4-0) ou Lyon, où on en prend huit. Quand on perd, on prend souvent des fessées. Maintenant on a aussi des jeunes joueuses, il faut leur donner de l’expérience et du temps. De mon point de vue, c’est plus un problème collectif. Plutôt que de dire que c’est la ligne de défense qui est défaillante, je dirais que collectivement, on a moins le goût de défendre tous ensemble.

 

 

 

Avec 6 points d’avance sur le premier reléguable, on imagine que vous êtes plutôt confiants en vue du maintien…
- Oui surtout quand on voit les calendriers de nos concurrents. Que ce soit Metz ou Bordeaux, ils ont des adversaires contre qui il est compliqué de prendre des points. Même si on ne faisait pas une bonne fin de saison, je ne vois pas trop où est-ce qu’ils peuvent prendre six points.

 

Justement, d’ici à la fin de saison vous affronterez deux concurrents directs, Saint-Etienne puis Albi. Comment abordez-vous la fin de saison, y a-t-il un match plus important qu’un autre ?
- Non pas forcément. On a envie de remporter ces deux matches. Evidemment, le derby contre l’ASPTT prend toujours une saveur particulière dans la tête des filles et des spectateurs, mais notre objectif est d’avoir le meilleur classement possible, pour l’image du club. Puis comme j’arrête à la fin de la saison et qu’on a de très bonnes relations avec les joueuses et l’ensemble du staff, je pense que tout le monde aura à cœur de finir la saison de la meilleure manière.

 

Vous évoquez votre départ, où se jouera votre avenir ?
- Je ne sais pas encore, j’ai des propositions en D1 et en D2 chez les filles, aussi chez les garçons… je n’ai pris aucune décision pour l’instant. Ma famille est basée dans les Alpes-de-Haute-Provence, il n’y a pas de clubs féminin là-bas mais masculins oui, donc la question d’un rapprochement familial se pose aussi.

 

Ce serait plutôt des clubs amateurs, semi-pro ou professionnels ?
- Pour l’instant j’ai de tout. Des clubs à structure semi-pro, d’autre pros qui ne sont pas forcément en D1, des pas pros qui sont en D1… pour l’instant je réfléchis et tout est encore ouvert. Comme je l’ai dit, la première question que je me pose avant d’aller plus loin dans ma démarche, c’est cet aspect familial qui est important. Aujourd’hui je ne prendrai pas de décision tant que je n’aurai pas décidé ce que je ferai de ce côté-là.

 

Certaines joueuses pourraient aussi quitter le club ?
- Oui, je sais déjà qu’il y aura des départs qui se rallieront au mien. Si je continue en D1 féminine, je sais que certaines joueuses seraient prêtes à me suivre, sinon elles feront le choix de leur parcours elles-mêmes. Mais c’est évident qu’il y a certaines joueuses qui était liées à mon travail et qui aujourd’hui vont rechercher un nouveau projet.

 

De vos deux saisons sur le banc ruthénois, pensez-vous que celle-ci est la plus éprouvante ?
- Je les ai vécues de la même manière sur un plan de la fatigue. Sur le plan émotionnel, la saison dernière était plus facile puisqu’on visait un record au classement de D1, avec cette demi-finale de Coupe de France… Mais ça avait aussi été très sollicitant puisque c’était une dynamique extrêmement positive où on se disait tout le temps qu’on pouvait aller chercher un record (de buts, de points, de victoires). Cette année c’est sûr que c’est autre chose. Je ne dirais pas qu’on est sur une saison décevante, mais plus que c’est dans la veine des résultats du club ces dernières années, hormis la saison dernière qui était extraordinaire. C’est le management qui est différent surtout, car on sait que quand on gagne, tout le monde s’accommode de certaines choses au détriment du collectif, alors que quand les résultats sont moins présents, il y a toujours des petites sources de tensions à gérer à côté en permanence».

 

Propos recueillis par Vincent Roussel

 

Crédits photos : Jean-Louis Bories / Centre Presse Aveyron

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