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Flavie Lemaître : « Un mois qui s’annonce décisif »


Publié le 27 octobre 2017 | Actus
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Flavie Lemaître : « Un mois qui s’annonce décisif »

La vie des clubs amateurs de D1 n’est pas toujours facile. Rodez, 11e avant le début de la 7e journée, en a fait l’expérience en septembre, où il a affronté les 4 grosses cylindrées du championnat. L’attaquante Flavie Lemaître, au club depuis 9 ans, garde le moral malgré tout. Elle raconte aussi sa fidélité au RAF, et un quotidien souvent chargé.


 

 

Vous avez joué les 4 clubs du Top 4 (l’OL, le PSG, Montpellier et le PFC) en 5 journées, êtes-vous soulagée maintenant que la tempête est passée ?


Flavie Lemaître : « Oui ! On prend clairement ça comme un soulagement, ça a été un début de championnat très compliqué, mais ça nous a aussi permis de travailler les automatismes, surtout défensifs. Cette année on a un groupe en reconstruction, on a perdu pas mal de joueuses titulaires de l’an dernier, 5 il me semble. Il y a de nouvelles têtes, des filles qui changent de poste, donc on a pu mettre la machine en place. Même si l’enchaînement de ces rencontres a été dur mentalement, il y a tout de même du positif.

 

 

« La transition s’est faite très rapidement »

 


En plus des mouvements de l’effectif, il y a eu aussi un changement de coach, avec le départ de Sébastien Joseph et l’arrivée de Grégory Mlecko. La transition s’est bien passée ?


Cela ne faisait que deux ans que Joseph était là. On a eu une intersaison assez compliquée puisqu’on a eu un entraîneur qui était désigné mais qui est finalement parti (elle parle de Nicolas Piresse, qui est finalement parti à Tours, NDLR), du coup fin juin on se retrouvait toujours sans entraîneur. On n’était pas inquiètes parce qu’on savait qu’il y avait des solutions en interne. Après, la transition s’est faite très rapidement puisqu’à partir du moment où le coach était là, et que le groupe était stable, on s’est concentré sur ce qu’on avait à faire, comment on allait travailler, vers quel objectif on tend...

 


Avec ce calendrier corsé, vous voilà maintenant à l’avant-dernière place. Vous êtes toutefois confiante pour la suite ?


On sait d’où on vient, ce qu’on vient de traverser. On est la seule équipe à avoir joué les quatre gros, et on sait que face à ces équipes là on prend du retard (rires). Donc on va attendre quelques semaines, voire la trêve pour faire un réel bilan comptable parce qu’à ce moment-là on sera sur un statut quo, mais il faut être confiant. On a un mois et demi qui s’annonce décisif, on est très excitées par les matches qui arrivent parce que ce sont des rencontres intéressantes pour nous. On a envie de jouer. J’espère qu’on sera en confiance, après on a une équipe jeune donc la pression s’accumule parfois trop en début de match, ce qui fait qu’on est un peu inhibées. Cette confiance, on va l’acquérir lors des matches à venir, par les résultats et le jeu.

 

« ll nous a manqué des automatismes et de la confiance »

 


Des deux adversaires plus à votre portée que vous avez affrontés, vous avez fait match nul à chaque fois (1 partout contre Guingamp et Bordeaux, NDLR). Qu’est-ce qui vous a manqué pour l’emporter ?


On a joué 4 matches où on n’avait pas forcément le ballon, où on se retrouvait à courir derrière, donc il nous a surement manqué des automatismes et de la confiance. Cela faisait que nous avions des phases de possession où on manquait d’idée. Le match contre Bordeaux a été révélateur, parce qu’on a eu des temps de jeu où on a justement réussi à faire de bons enchaînements, on a acquis de la confiance, il faut garder ça en mémoire pour les matches à venir. Après on a un goal average catastrophique (-20, le pire de D1, NDLR), et dans ce cas de figure dès qu’on encaisse un but on a tendance à faire tourner. Là notre grande force c’est que sur ces deux matches-là, on était menées et on a su revenir. C’est une force qu’il faut qu’on garde.

 

 

Autre conséquence de ce calendrier compliqué, vous êtes pour le moment la pire attaque de D1 (2 buts). Pour vous, est-ce que c’est une stat qui blesse ?


A titre personnel ça fait forcément mal parce que c’est mon rôle, et que j’ai envie d’apporter ça au groupe. Mais c’est vrai qu’à mon poste, quand on joue Paris, Lyon, Montpellier ou le Paris FC, ce sont des matches où on est frustrées. On passe 90 minutes à avoir la bride, parce qu’on court souvent pour ne pas avoir le ballon. Quand on l’a, le problème c’est que comme le bloc équipe est bas, on n’a pas beaucoup de solutions derrière, on n’a pas trop d’actions de but, et c’est dire si c’est difficile de la mettre… Donc oui cette période a été compliquée, c’est pour ça que j’ai envie de passer à la suite, parce que c’est dans ces matches-là qu’on a le plus d’occasions, qu’on peut marquer.

 

 

Vous êtes une taulière du club… (elle rigole et ajoute : c’est ça ! ). Est-ce que les pronostics des entraîneurs, observateurs du foot ou de la presse qui vous mettent, avec d’autres clubs amateurs comme Albi ou Soyaux, parmi les possibles relégués dès le début de saison vous agacent ou vous effrayent ?


Non moi ça ne m’effraie pas du tout parce que je connais les qualités du groupe, et les ambitions que le club peut avoir ! Ca fait plusieurs années qu’on nous voit en D2, et nous sommes conscientes des choses, surtout moi puisque je travaille au club. On a un des plus faibles budgets de la D1, et on fait avec nos moyens. Mais justement, entendre ces pronostics, ça nous remonte encore plus. On veut montrer que même si on est un peu le club « paysan », puisqu’on est Rodez, qu’on n’est pas la grande ville, on y arrive. La preuve, ça fait 8 ans qu’on est en D1. Je pense qu’on résiste bien par rapport à des clubs qui ont une structure professionnelle derrière comme Saint-Etienne ! On arrive à rivaliser avec nos forces. C’est sûr que ça va devenir compliqué avec l’évolution de la D1 et l’arrivée de plus en plus de clubs professionnels, notamment en termes de budget. Si on est résignées ? Non pas du tout ! Si c’était le cas je pense qu’on irait jouer ailleurs !

 

 

« Soyaux, un match important »

 


Justement, on imagine que vous avez été sollicitée lors de votre exceptionnelle saison 2014-2015 (14 buts en D1). Pourquoi avoir décidé de rester au RAF à l’époque ?


J’avais en effet reçu des propositions de plusieurs clubs de D1, et d’un club de D2. C’était des sollicitations intéressantes, qui me proposaient par exemple de pouvoir vivre du foot. Sauf qu’à l’époque, Rodez, que j’avais tenu au courant, m’a également proposé une sorte de plan de carrière. J’aime le club, j’aime ma ville, mais si je pouvais trouver mieux ailleurs, je leur avais dit que je partirais, ce qui me semblait logique. Mais les dirigeants m’ont fait une proposition qui, d’un point de vue professionnel, était plus valorisante pour moi. J’aurais pu choisir de ne faire que du foot, d’en vivre, mais j’avais une autre vision des choses. J’aurais peut-être vécu plus de choses, mais pour moi ce n’était pas la priorité. A l’heure actuelle je m’épanoui, je ne suis pas déçue de mon choix.

 


Cela était compatible avec votre formation dans l’enseignement ?


Oui puisque ça me permettait de rester dans ce monde là, avec la transmission du savoir etc… J’ai passé le BMF (Brevet de Moniteur de Football), et le BEF (Brevet d'Entraîneur de Football) que j’ai obtenu en 2016. Les dirigeants m’ont proposé de devenir responsable de l’école de foot. Je gère les équipes U6 à U11, ce qui représente 150 enfants et 30-35 éducateurs, tous bénévoles. C’est intéressant, c’est un domaine que je ne connaissais pas trop, et c’est très instructif. Ça me permet de développer d’autres compétences, en management notamment.

 


Comment conciliez-vous les deux ?


Au RAF, comme on travaille toutes à côté, on a entraînement le soir de 19h à 21h pour permettre à tout le monde d’être présent à l’échauffement. Donc en fait le matin j’ai trois matinées où je ne travaille pas, comme le lundi où c’est repos et le mardi où c’est muscu. L’après-midi je travaille au club. Ça me fait des semaines chargées mais je préfère être dans cette situation qu’inoccupée.

 

 

« On a envie de faire un résultat et de gagner »

 

 


La réception de Soyaux samedi (17h00), un club qui semble plus à votre portée, est capitale ?


Non. (rires) Désolé mais on parlera de rencontre capitale en fin de saison, quand on aura le couteau sous la gorge. C’est un match important mais on est encore qu’au début du championnat, si on se loupe là il y aura des matches pour se rattraper derrière.

 


C’est du moins le moment ou jamais de lancer votre saison…


Là par contre je suis d’accord (sourire) ! On est chez nous, à Paul Lignon, devant notre public, on a envie de faire un résultat et de gagner. On n’a pas encore gagné cette saison donc c’est important. Après, attention, parce que Soyaux est dans une dynamique positive, ils font un bon début de championnat, et je pense que ces équipes-là sont dangereuses parce qu’elles ont la confiance, et bien souvent la chance avec elles (sourire) ! Ce sera une partie compliquée, mais c’est un match intéressant parce que sur le papier ils sont à notre niveau, donc ce sera à nous de faire le travail ».

 

 

 

Propos recueillis par Vincent Roussel 

 

Crédits photos : Mica GB M PhotoRafettes / DDM, C.M

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