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Droits TV : Le foot féminin prépare sa mise en orbite


Publié le 23 novembre 2017 | Actus
Par Vincent Roussel pour Foot d'Elles


Droits TV : Le foot féminin prépare sa mise en orbite

Après l’attribution des droits télé de la D1 et de l’équipe de France féminine à Canal + et M6, pour un montant record, la fédération française de football et les dirigeants vont devoir s’ajuster pour répondre aux exigences des diffuseurs. La FFF veut en profiter pour mettre l’accent sur la structuration des clubs, plutôt que sur l’augmentation de la masse salariale.


 

 

 

« C’est une très grande avancée pour le foot féminin », pour la manager guingampaise Marlène Bouedec. « C’est une complète satisfaction. Ça fait plaisir de voir que les télévisions s’arrachent notre discipline ! », s’enthousiasme de son côté la présidente sojaldicienne Marylin Fort. « On passe dans une autre dimension. C’est un peu du même acabit que la joie qu’on a pu avoir lorsqu’on a gagné l’organisation de la Coupe du Monde 2019 », explique pour sa part la vice-présidente de la Fédération Française de Football (FFF), Brigitte Henriques. Il faut dire que tout le monde du football se réjouit, depuis l’annonce de la cession des droits tv de l’équipe de France féminine et de la D1 pour les saisons 2018 à 2023, respectivement à M6 et Canal +.

 


De 1,8 à 5,4 millions d’euros annuels

 


Bonne nouvelle entre toutes, l’explosion du montant alloué par les chaînes pour les Bleues et la D1 (avec les équipes de France espoirs) a presque quintuplé par rapport au dernier accord en date. Annoncé à 5,8 millions d’euros annuels par le journal L’Equipe, le chiffre exact est de 5,4 millions. Comparés aux 1,8 millions déboursés par Eurosport et France Télévisions il y a 6 ans, « c’est beaucoup, jubile Henriques. Ce n’est pas inespéré mais c’est un signal fort en direction de notre discipline et du sport féminin », analyse également l’ancienne secrétaire générale, qui loue la vision de Noël Le Graet, ainsi que son dévouement et celui des instances pour obtenir de tels montants. « Déjà, il y a eu bataille sur les droits (il a fallu deux tours pour partager les quatre candidats, NDLR), ce qui est nouveau que ce soit pour la D1 ou pour l’équipe de France féminine », rappelle-t-elle, en parlant de SFR et beIN Sports, dont les offres ont finalement été jugées insuffisantes.


M6 a eu du flair en mettant la main sur la diffusion des matches des Bleues, qui ont réalisé de belles audiences cet été à l’Euro malgré des résultats sportifs décevants, et qui, depuis la nomination de Corinne Diacre, ont vu l’enthousiasme perdurer à l’approche de la Coupe du Monde 2019. En témoigne les belles affluences lors de leurs matches à Reims, ou Valenciennes en octobre (respectivement 16 982 et 20 059 spectateurs, un record).

 


5 matches de D1 le samedi, l’affiche le dimanche à 15 heures

 


Le groupe dirigé par Nicolas de Tavernost, propriétaire des Girondins de Bordeaux, compte bien rentabiliser cet investissement, et surtout compenser (un peu) la perte de l’Europa League au profit de SFR Sport dès l’année prochaine. Il faut dire que le groupe privé avait réalisé de belles audiences en 2015, lors de la coupe du Monde au Canada qu’il avait retransmise en partie, dont ce record absolu pour la TNT à l’époque, de 4,1 millions de téléspectateurs massés devant le quart de finale entre la France et l’Allemagne. Petit bémol pour M6, c’est TF1 et Canal + qui se sont partagé les droits de la prochaine Coupe du Monde féminine, qui se jouera dans l’Hexagone en 2019.


La chaîne cryptée, dont la volonté est la diffusion pleine et entière de la D1 féminine, comme annoncé par Thierry Cheleman, directeur des sports du groupe Canal +. D’après les termes fixés par la fédération et le diffuseur, un multiplex de 5 matches devrait avoir lieu le samedi à 14H30, alors que le « main event » de chaque journée se jouerait le dimanche, à 15 heures. Des horaires fixes, soit « un peu moins de flexibilité pour les équipes comme ça se fait jusqu’ici, en fonction des horaires des trains ou des avions pour les allers ou les retours », comme le craignait l’entraîneur de Soyaux, Sébastien Joseph.

 


La licence club pour passer un niveau

 


« C’est une belle victoire, mais c’est tout un ensemble. Il faut que les clubs continuent d’évoluer, que les infrastructures continuent de se développer… », prévient l’entraîneur du Paris-Saint-Germain, Patrice Lair. Cela tombe bien, c’est justement ce que compte faire la FFF, comme l’a expliqué Brigitte Henriques à Foot d’Elles. « On est en train de mettre en place les licences clubs. On est un des rares pays en Europe à ne pas avoir de licence pour le football féminin. L’Allemagne l’a déjà depuis longtemps, la Norvège, la Suède et le Danemark aussi », expose-t-elle.


Cette licence sera accordée aux clubs à la suite du remplissage d’un cahier des charges précis, avec, parmi les points évoqués, le renforcement du staff médical ou la création d’une structure commerciale, ainsi, surtout, que la mise aux normes des stades afin de pouvoir accueillir les équipes de télévision. « La première chose que le président Le Graët a fait avant de lancer le deuxième tour d’appel d’offres, c’est d’appeler tous les clubs de D1, en leur demandant de donner la garantie qu’ils seraient à même d’avoir un stade digne de ce nom pour la première division. Tous ont répondu de manière positive », explique Henriques. Les futurs promus de deuxième division (Metz dans le groupe A et Dijon ou Grenoble dans le groupe B sont bien partis pour être les heureux élus), seront soumis au même régime.

 


La question se pose au niveau des infrastructures

 


Si pour Paris (Camp des loges), Lyon (Groupama Training Center), Montpellier (Grammont), Rodez (Stade Paul Lignon), Guingamp (Fred Aubert) et le Paris FC (Robert Bobin, ou Charléty) peuvent déjà organiser des retransmissions télévisées dans leur stade actuel, la question se pose pour Lille (Villeneuve d’Ascq ou Luchin), Bordeaux (Jean-Pierre Delhomme), Fleury (Auguste Gentelet) et Marseille (Roger Lebert) notamment.


A Albi, le président Espié prend d’abord la question avec humour : « La différence entre moi et le PSG, c’est que Paris sera l’année prochaine en D1, moi je ne le sais pas encore (rires) ! ». Puis celui-ci d’avouer que Maurice Rigaud n’est pas idéal pour accueillir la télé. Mais le stadium municipal d’Albi « qui a accueilli le Top 14 et la Pro D2 pendant des années», pour le Sporting Club Albigeois, situé à quelques mètres de Rigaud, pourrait remplir cet office, « en dépit d’un souci probable autour de la pelouse ». Mais tous s’interrogent sur la meilleure ambiance à fournir aux téléspectateurs. Des stades trop grands sonneraient vides, par exemple.

 


« L’argent à tout-va, ce n’est pas notre politique »

 


A Soyaux, la présidente Marilyn Fort explique pouvoir se rabattre sur le stade Lebon, à quelques kilomètres à peine de l’actuel stade de l’ASJ, Léo Lagrange. « Jusqu’ici, on doit toujours demander l’autorisation, en faisant attention à ce qu’il n’y ait pas de match de la CFC Angoulême (qui évolue en National 3, NDLR) en même temps », rappelle la patronne du club charentais, qui souhaiterait rester à Léo Lagrange, l’enceinte historique prisée à tous les niveaux du club (supporters, joueuses, dirigeants), moyennant investissements. « Le problème c’est surtout dans le financement, c’est compliqué parce que les communes n’ont plus forcément beaucoup d’argent... », déplore Marilyn Fort, qui explique qu’elle sera prête à faire un pas en faveur des télévisions : « C’est donnant-donnant », admet-elle.


Avec l’augmentation des aides accordées par la FFF au club pour leur structuration promise par Brigitte Henriques, qui rappelle que l’instance rembourse déjà- à hauteur de 7 euros par kilomètres -frais kilométriques des 12 clubs de l’élite, ce projet pourrait peut-être prendre forme. Car c’est bien dans ce sens que compte pousser la fédération, et non sur l’augmentation de l’enveloppe de 5 000 euros adjugée aux équipes jusqu’ici pour les droits tv : « Aux Pays-Bas notamment, à une époque, ils ont fait ça en distribuant plus d’argent cash au clubs de première division, mais en fait tout le monde s’est cassé la figure parce que cet argent n’a pas été utilisé pour la structuration ! Il a été utilisé pour la masse salariale, et quand les joueuses sont parties il n’y avait plus rien derrière », se justifie Henriques.


Les clubs devraient toutefois profiter de cette nouvelle exposition, grâce à un soutien local des annonceurs qui devrait s’accroître. « L’argent à tout-va, ce n’est pas notre politique. Il faut que ce soit bien utilisé », annonce la vice-présidente. C’est tout l’intérêt des mois à venir, où entraîneurs, dirigeants et instances, vont tenter de faire passer la D1 féminine dans une autre dimension. La fusée vient juste d’être lancée.

 

 

Tous propos recueillis par Vincent Roussel

 

Credits photos: Vincent Roussel pour Foot d'Elles / FFF

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